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THALLIUM. — 307 — THALLIUM (ANALYSE

plus souvent modifiés profondément par les faces du cube.

Alun ferrique île thallium,

(S O4)3 Fe2, S O4 Tl8 + 24H*0.

— Cristaux volumineux, de couleur améthyste, affectant la môme forme que l’alun précédent. Sa tendance à la cristallisation est remarquable. Ce sel s’efileurit avec une grande facilité et se réouvre alors d’un dépôt ocreux jaune [YVillm, foc. cit,; — Nicklès, Journ. Pharm, (3), t. XLV, p. 2-4, 142].

Alun chromique de thallium. — Il ressemble en tous points à l’alun de chrome ordinaire et se prépare de môme avec une grande facilité. Sulfate double de cuivre et de thallium, S04Cu,S04Tl8 + 6H20.

— Petits cristaux verts, assez pôles, dérivés d’un prismo clinorhombique. Il se décompose facilement par une nouvelle cristallisation.

Sulfate ferroso-thalleux,

S O* Fe, S O1 Tl2 + 611*0.

— Cristaux brillants d’un vert pôle, décomposâmes par l’eau. Système clinorhombique. Angle du prisme = 109° 2 P, pin = 77° 7': e'e1 = 128° 57'. Rapport des axes a : b : c — 0,7085 : 1 ; 0,1060.

Sulfate de magnésium et de thallium,

S O4 Mg, S O4 Tl8 + 011*0.

— 11 est plus difficile à obtenir que les autres sels doubles, les deux sulfates ayant plus de tendance à cristalliser séparément. Faces mm — 109° 6'; pm = 70° 42'; e'e* = 128° 34'.

Sulfate de nickel et de thallium,

S 04Ni, S 04T1* + 011*0.

— Cristaux verts, opaques, il facettes brillantes, perdant leur eau à 120°. Prismes rhomboïdaux obliques do 109° 0'. Angle p m = 76° 30' ; e' c' = 128n 5'. Faces observées e1, b'/*, dl 8, a8/*.

Sulfate de zinc et de thallium,

S04Zn,SQ4Tl* + 611*0.

— Cristaux ressemblant tout il fait h ceux du sulfate double précédent, sauf la couleur. C’est le plus facile il obtenir des sels de cette série ; ses cristaux so déposent quelquefois sur les lames do zinc servant à décomposer une solution saturée de sulfate de thallium. Angle du prisme = 109° 12'; mp — 75° 44'; ele‘ = 129° 8’.

Sulfates thaluques. — Leur existence a déjà été signalée par Lamy. Leur description est due à Ed. Willm [Ann. de Chim. et de Phys., (4), t. V, p. 68) et à t-trccker [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXXXV, p. 207). La préparation de ces sels à l’état de pureté présente de grandes difficultés à cause de leur tendance à la réduction.

Lorsqu’on traite du peroxyde de thallium par l’acide sulfurique concentré, il s’y dissout avec élévation de température. Si l’acide est moyennement concentré, il faut chauffer pour effectuer la dissolution. Par le refroidissement, on obtient de fines aiguilles blanches et les eaux mères abandonnent après quelquos jours des cristaux prismatiques transparents accompagnés d’nne poudre blanche d’apparence amorphe. L’addition d’acide sulfurique aux dernières eaux mères y produit encore un abondant, précipité qu’on peut laver avec de petites quantités d’eau froide.

Les cristaux aiguillés déposés en premier lieu JLasicIue, dans les rapports de à rl 03 « 511*0, rapports qu’on peut expumer par la formule :

2 [(S O4)3 Tl*] + Tl8 O3 + 1511*0.

blanche qui accompagne les cristaux P smatiques et le précipité produit par l’acide

sulfurique dans les eaux mères, présentent les mêmes rapports, sauf pour l’eau ; ces rapports sont 2 S O3, Tl8 O3, 3 H* O. On connaît un sulfate de bismuth correspondant. Ce sulfate thallique perd de l’eau à 100°.

La composition des cristaux prismatiques est plus complexe, car ce sel renferme du sulfate thalleux. Elle se représente par les rapports

3 (S04)*T18+ | Iso^Tl8 + 25I12°’

qui représente une combinaison d’un sulfate thallique acide avec du sulfate thalleux. L’excès d’acide provient peut-être d’une purification incomplète.

Lorsqu’on fait bouillir une solution de sulfate thalleux avec du bioxyde de plomb ou de baryum et do l’acide sulfurique, tout le sulfate thalleux finit par être transformé en sulfate thallique. La liqueur, séparée du sulfate de plomb ou de baryum insoluble, donne par la concentration un dépôt cristallin de sulfate thallique. On lave ce dépôt avec un peu d’eau, jusqu’à ce qu’il commence à brunir, puis on le sèche dans le vide. Le sulfate ainsi obtenu présente la composition du sulfate

thallique normal, 3S03.T1803, soit (S04)3fl8.

Strecker a obtenu ce sulfate normal avec 7 1120, en concentrant de la solution du peroxyde de thallium dans l’acide sulfurique. Le sel est en lamelles minces. Ce sel perd 611*0 à 220°.

Tous les sulfates thalliques sont décomposés par l’eau en acide sulfurique et peroxyde do thallium qui se précipite. Chauffés, ils perdent de l’oxygène et se transforment en sulfate thalleux.

Sulfate thaltico-sodique, (S O4)3 fl2, SO4 Na8. — Aiguilles incolores se déposant par le mélange des deux sulfates.

Sulfate thallico-potassique, (SO4)8 T18,(S04)*K4.

— Croûtes cristallines dures, peu solubles dans l’acide sulfurique (Strecker).

II vfosulfate thalleux, S*06T1*. — Tables brillantes, très-solubles dans l’eau, isomorphes sans doute avec le sel de potassium (Werther).

Hïposulfite thalleux, S O3 S Tl*. — Cristaux tabulaires solubles dans l’eau, anhydres comme le sel de potassium avec lequel ils paraissent isomorphes; mais ils sont hémièdres (Werther).

IJyposulfite thalloso-sodique,

2 S* O3 Tl8, 3 S8 O3 Na8 + 101I8O

— Aiguilles feutrées se déposant de la solution du chlorure thalleux dans l’hyposulfile de sodium bouillant. La chaleur le décompose en sulfure de sodium et sulfates de sodium et de thallium [G. Werther, Journ. fur prakt. Cliem., t. CXII, p. 128; Bull, de la Suc. chim., (2), t. III, p. 58J.

Tungstaie , Yanadates. — Voyez Tungstène, Vanadium. E. W.

THALLIUM (ANALYSE). — CARACTÈRES DES sels de thallium. — Par ses caractères chimiques le thallium se rapproche tantôt des métaux alcalins, tantôt des métaux proprement dits, notamment du plomb. Tous ses sels sont incolores lorsque l’acide n’est pas coloré. Ces sels sont de deux sortes, les sels thalleux et los sels thalliques. Les premiers se transforment dans les seconds par oxydation, et plus facilement les sels thalliques donnent (les sels thalleux par réduction, notamment par l’action de l’acide sulfureux. La chaleur seule suffit le plus souvent pour opérer cetle réduction qui a lieu alors avec dégagement d’oxygène. La réaction la plus sensible des combinaisons du thallium est celle qu’il produit au spectroscope. — Voyez p. 357.

Caractères des sels thalleux . — L 'acide chlorhydrique et les chlorures solubles produisent dans

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