THALLIUM (ANALYSE). — 3C8 — THALLIUM (ANALYSE
la solution do ces sels, quand elle n’est pas trop étendue, un précipité caillebotté abondant, blanc, soluble dans l’eau bouillante et fournissant par l’action do l’acide azotique bouillant des lamelles jaunes de sesquicblorurc.
V hydrogène sulfuré produit un précipité noir do sulfure de thallium dans les solutions alcalines ou dans une solution ne renfermant que de l’acide acétique libre. Les solutions neutres ne sont pas précipitées, ou elles le sont très-incomplétoment; los solutions acides ne le sont pas. Ce caractère distingue nettement le thallium du plomb.
Les sulfures alcalins produisent un précipité noir, soluble dans les acides, insoluble dans un excès de sulfure alcalin.
L ’iodure de potassium donne dans les solutions, même extrêmement étendues, un précipité jaune presque insoluble dans l’eau (voyez p. 301), insoluble dans l’iodure de potassium.
Le bromure de potassium produit un précipité semblable au chlorure.
Les alcalis et leurs carbonates ne précipitent pas les sols thallcux. Pourtant, dans los solutions concentrées, il se sépare un précipité cristallin dense, soluble dans une plus grande quantité d’eau.
Le chromate neutre de potassium fournit un précipité jaune presque insoluble dans l’eau, un peu soluble à chaud dans les acides.
Phosphate de sodium. — Précipité gélatineux dans les solutions un peu concentrées.
.4 eide oxalique. — En excès, pas de précipité. Oxalate ammonique. — Précipité cristallin blanc dans les solutions neutres ; ce précipité est soluble dans beaucoup d’eau.
Cyanure de potassium. — Pas de précipité. Ferrocyanure de potassium. — Précipité soluble dans un ex : ès do réactif ot ne se produisant que dans les solutions concentrées.
Sulfocyanale de potassium. — Précipité cristallin blanc, solubie dans l’eau bouillante.
Permanganate de potassium. — Décoloration du réactif et suroxydation du thallium, accusée par le précipité brun produit par les alcalis.
Le zinc précipite le thallium en lamelles métalliques brillantes très-oxydables; si on lave le précipité à l’eau, celle-ci passe avec une réaction alcaline.
Les combinaisons du thallium colorent la flamme de l’alcool et du gaz en vert intense.
Caractères des sels thalliques. — Les sels tlialliques sont très-instables; l’eau les dissocie instantanément. La chaleur los décompose en leur faisant perdre de l’oxygène. Ils no sont solubles qu’à la faveur d’un excès d’acide; mais il suffit d'étendre d’eau cette solution acide pour décomposer le sel plus ou moins complètement.
La potasse et les carbonates alcalins précipitent le peroxyde de thallium sous forme d’un précipité brun, un peu gélatineux, qui est lent à se déposer, si la précipitation a lieu à froid. La présence d’acide tartrique n’empêche pas cette précipitation.
L 'ammoniaque produit le même effet, mais la précipitation n’est pas toujours complète, au moins à froid; elle est complètement empêchée par l’addition d’acide tartrique.
L'acide chlorhydrique et les chlorures alcalins ne produisent un précipité dans les solutions thalliques que si celles-ci renferment du sel thalleux; dans ce cas, il se précipite du sesquichlorure de thallium en lamelles jaunes.
Le bromure de potassium se comporte d’une manière analogue.
L’iodure de potassium est instantanément décomposé par les sels thalliques; il se forme un précipité noir d’iode libre ,'mélangô d’iodure thallique très-instable) ot d’iodure thalleux; à l’ébul- |
lition, l’iode se dégage et il no reste que de l’iodure thalleux jaune. L’acide sulfureux, ajouté à la suite des réactifs précédents, précipite le thallium sous forme de protochlorure, de protobromure ou de protoiodure.
Chromate de potassium. — Pas de précipité. Ferrocyanure de potassium. — Précipité jaune, devenant vert à chaud.
Ferricyanure de potassium. — Précipité jaune verdâtre, décomposable par la potasse avec mise en liberté de Tl2 O3.
Sulfocyanale de potassium. — Précipité gris foncé (ressemblant à l’iode précipité). Si la solution est très-peu acide, le précipité est jaune et soluble dans l’eau bouillante; la liqueur ne renferme plus de thallium qu’à l’état de combinaison au minimum.
Acide oxalique. — Précipité blanc, assez dense, d’oxalate thallique.
Acide phospliorique. — Précipité blanc gélatineux.
Acide arsénique. — Précipité jaune très-gélatineux.
Ces précipités par les acides paraissent d’autant moins solubles qu’il y a un plus grand excès d’acide; aussi les sels alcalins de ces acides ne produisent-ils pas toujours un précipité.
L'acide sulfurique lui-même donne naissance à un précipité blanc de sulfate thallique.
Dosage et séparation du thallium. — Le dosage exact du thallium n’est pas exempt de difficultés. Celles-ci tiennent tant à l’insolubilité incomplète des combinaisons thalliques qu’à l’impossibilité do les soumettre à la calcination avant la posée, cette calcination déterminant toujours des pertes par volatilisation. Le sulfure de thallium précipité, par exemple, lavé a l’eau chargée d’hydrogène sulfuré, puis calciné avec du soufre, ne fournit pas un poids constant, une partie du sulfure étant entraînée par volatilisation.
Les procédés de dosage par la méthode des pesées, qui ont été recommandés, sont les suivants : 1" -1 l'état d’iodure. — La précipitation de cet iodure doit être faite à froid, dans un vase ouvert, facile à nettoyer, une partie du précipité s’attachant fortement aux parois. Après quelques heures, on décante sur un filtre taré et séché à 100°, et on lave plusieurs fois le dépôt par décantation, en ayant soin d’ajouter une petite quantité d’iodure de potassium aux eaux de lavages, ce sel diminuant la solubilité de l’iodure de thallium dans l’eau (pour cette solubilité, voyez p. 301 et 302). On verso alors l’iodure sur le filtre et on achève son lavage à l’eau pure. Quand lo lavage est complet, l’eau qui passe se trouble on rencontrant les premières eaux, qui contiennent de l’iodure de potassium. On sèche alors à 100° et l’on pèse (Ed. Willm),
G. Werther recommande d’opérer la précipitation en présence de l’ammoniaque.
Le poids de thallium est représenté par le produit du poids d’iodure par le facteur constant Tl
Si le thallium à doser est à l’état do combinaison thallique, il faut commencer par réduire celle-ci par l’acide sulfureux;
2" A l'étut de chloroplatinate. — Cette méthode a été recommandée par Fr. Kuhlmann fils et est fondée sur l’insolubilité presque complèto du chloroplatinate (voyez p. 359). La pesée a lieu dans des filtres tarés et séchés à 100'’. Lo poids du thallium est fourni par le produit du poids du chloroplatinate par le facteur 0,4981. Le chic- • roplatinate offre l’inconvénient de passer facilement à traveis les filtres ;
3° A l’état de chlorure. —Ce procédé ne peut