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II28 O2. E. G

TllIONITRIQUE (ACIDE), C4II5Az3S08 [Liebig et Wcehler, Ann. de Chim. et de Phys. (2), t. LXV1II, p. 253). — L’acide tliionurique est un des dérives de l’alloxane, qui se forme, à l’état de sel d’ammonium, par l’action simultanée de l’ammoniaque et de l’acide sulfureux sur l’alloxane. On l’obtient à l’état de liberté en décomposant son sel de plomb par l’hydrogène sulfuré.

L'acide tliionurique forme une masse blanche, cristalline, composée de fines aiguilles; sa solulution rougit le tournesol et possède une saveur fortement acide. En présence de l’acide chlorhydrique, il ne précipite ni les sels de plomb, ni les sels de baryum. Sa solution, portée à l’ébullition, se trouble, puis so prend en une masse soyeuse d’uramile (dialuramide), tandis que de l’acide sulfurique devient libre :

GHDAz» S 0« -f H2 O Acide thionurique.

= S O4 U2 -f C4H3Az303.

Uramile.

Tliionurate d’ammonium neutre, C4ll3Az3 S O6 (Azll4)*.

— Ce sel , point de départ de toutes les combinaisons tbionuriques , s’obtient de la manière suivante : on ajoute à une solution d’alloxane, du sulfite d’ammonium mêlé d’un excès de carbonate d’ammonium, on porte lentement le tout à l’ébullition, et l’on maintient celle-ci pendant une demi-heure. Par le refroidissement, la liqueur se prend en une masse de paillettes d’un éclat nacré, solubles et cristallisables dans l’eau sans autre altération qu'une légère coloration en rose. A 100°, ce sel perd une molécule d’eau de cristallisation et se colore en rose.

Les acides minéraux no l’attaquont pas à roid ; mais à l’ébullition, ils le décomposent en donnant de l’uramile.

Mélangé avec de l’azotate d’argent, il se réduit

mao.n-1 de <J?olJ3ue teml)s- en donnant un miroii métallique. M. Finck a étudié l’action d’une cha-

leur de 200°, prolongée pendant quelques jours, sur le thionurate d’ammonium. Dans ces conditions, le sel fournit de l’uramile, un sel d’ammonium, et comme produit principal, un composé insoluble dans l’eau, C4H3Az302, qu’il appelle xanthinine. L’auteur représente cette décomposition par l’équation,

C4 H3 Az3 S O8 (Az H4)2 = C4H3 Az302 + S O4 (AzH4)*.

[Finck, Ann. der Chem. u. Phann., t. CXXXII,

Tliionurate d'ammonium acide,

C4H4Az3S06, Azll4.

— Il est en aiguilles incolores très-fines, et se produit par l’évaporation au bain-marie du sel neutre, avec une quantité d’acide sulfurique moitié moindre que celle qu’il faudrait pour neutraliser toute l’ammoniaque. Par l’ébullition, ce sel se dédouble en donnant du sulfate d’ammonium et de l’acide dialurique,

G4H4Az3SO®, AzH4 + 2 II2 O = S04(Az H4)2 -)- C4 H4Az204.

Acide dialurique.

Thionurate de baryum. — On le prépare en précipitant le sel neutre d’ammonium par le chlorure de baryum. Il forme une masse gélatineuse qui devient, après quelque temps, opaque et cristalline.

Thionurate de calcium. — 11 est en prismes courts, fins et satinés, et s’obtient par le mélange des dissolutions chaudes du sel d’ammonium et d’azotate de calcium.

Thionurate de plomb, C4II3Az*SG«Pb + H20.

— On ajoute une dissolution d’acétate de plomb à une dissolution bouillante do thionurate d’ammonium; il se forme un précipité gélatineux qui se change par le refroidissement en fines aiguillt/ blanches ou roses groupées concentriquement.

Thionurate de zinc. — Il est très-peu soluble et se précipite bientôt lorsqu’on ajoute du sel de zinc à une dissolution de thionurate d’ammonium. Il forme de petites agrégations de cristaux d’un jaune citron.

On peut rapprocher de l’acide tliionurique un composé non analysé que Liebig et Wohler ont obtenu en saturant par l’acide sulfureux une dissolution d’alloxane, et évaporant à une douce chaleur. Ce corps cristallise en feuillets transparents, efilorescents, peu solubles dans l’eau, et donne, avec l’ammoniaque, une masse rougeâtre de la consistance de l’empois. Grégory, en ajoutant un très-léger excès de potasse à une solution froide d’alloxane additionnée d’abord d’un excès d’acide sulfureux dissous dans l’eau, a obtenu un sel très-stable, bien cristallisé. D’après les analyses, ce sel correspondrait à un acide non isolé, C4H2Az2S06, c’est-à-dire renfermerait les éléments de l’acide tliionurique, moins l’ammoniaque [Grégory, Phil. May., (3), t. XXIV, p. 180; Compt. rend,, des trav. de chim., 1845, p. 118J.

Constitution de l’acide thionurique. — L’acide tliionurique se dédoublant par l’action de l’eau en acide sulfurique et dialuramide :

CO — Azll AzH*- CH CO CO — Azll

parait devoir être représenté par la formulo do constitution :

CO — AzH S 0*(OII) - Az H - CH CO

co — Àzir,

analogue à colle de l’acide sulfamique. E. G.

TH1ÜNYLE.

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