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TITANE (ANALYSE). — I|2G — TITANE (ANALYSE

Fuchs a proposé do doser d’une manière indirecte l’acide titanique contenu dans une solution en faisant bouillir celle-ci avec une quantité connuo do cuivre métallique, il l’abri de l’air. L’acide titanique est réduit et il se dissout une quantité de cuivre correspondant à 1 atome, pour 2 molécules d’acide titanique,

(2Ti O2 + Cu = CuO + Ti5 O3).

En pesant la lame de cuivre après l’expérience, on connaît la quantité de cuivre dissous, et, par suite, la quantité d’acide titanique qui se trouvait dans la solution.

Pisani réduit la solution titanique par le zinc, il l’abri de l’air, l’étend ensuite d’eau bouillie et titre, par une solution de permanganate, la quantité d’acide titanique réduite par le zinc. Le sesquioxyde de titane est ramené ainsi très-facilement à l’état d’acide titanique [Compt. rend., t. LIX, p. 298].

Ce procédé permet de doser l’acide titanique en présence de la zircone, dont la séparation est très-difficile.

Pisani a fondé un procédé sur ce fait que dans un mélange renfermant du sesquioxyde violet de titane et un sel ferreux, c’est le sesquioxyde de titane qui est le premier oxydé par le permanganate. Il dose les deux oxydes successivement par ce réactif dans la même solution. On verse le permanganate jusqu’à disparition de la couleur violette; on reconnaît le moment où le fer commence à s’oxyder en prélevant à ce moment une goutte de liqueur et l’essayant par le sulfocyanate de potassium;quand la coloration rouge de sulfocyanate ferrique se produit, on est arrivé au terme de l’oxydation du titane et au commencement de celle du sel ferreux. On continue ensuite le titrage de ce dernier comme à l’ordinaire.

Analyse des minéraux titanifères. — Indépendamment des procédés qui ont été mentionnés p. 419, on peut attaquer le minéral titanifère par 5 à 6 p. de sulfate acide de potassium, dans un creuset de platine, jusqu’à dissolution complète. On dissout dans l’eau froide la matière fondue et pulvérisée. Cette solution laisse déposer tout son acide titanique par une ébullition prolongée. C’est le procédé qui convient le mieux pour la séparation subséquente du fer.

Séparation du titane et du fer. — Cette séparation est difficile à effectuer d’une manière complète par l’ébullition de la solution acide. L’acide titanique, en se précipitant, entraîne toujours du fer dans sa précipitation. Le seul procédé qui permette d’effectuer cotte séparation repose sur l’emploi de l’hyposulfite de sodium qui maintient le fer en dissolution, sans empêcher la précipitation de l'acide titanique, lorsqu’on fait bouillir. A cet effet, on ajoute ce sel à la solution provenant de l’attaque par le sulfate acide de potassium, et l’on porte à l’ébullition. On reconnaît facilement que i’acide titanique est exempt de fer; il doit être parfaitement blanc après calcination.

S’il n’en était pas ainsi, ce qui arrive lorsqu’on a suivi une autre marche, on traite la matière colorée par le sulfate acido de potassium, comme il a été dit plus haut, et on sépare le fer à l’aide de l’hyposulfite.

On a aussi recommandé de traiter l’acide titaniquo ferrugineux par le sulfure ammonique en excès ; par une digestion de quelques heures avec ce réactif, tout le fer se transforme en sulfure et l’acide titanique reste inaltéré. On étend d’eau le mélange, on lave lo dépôt et on traito celui-ci par l’acide sulfureux, qui dissout le sulfure de fer.

On peut attaquor les fers titanés ou les mélanges d’acide titanique et d’oxyde de fer, au rouge sombre, par un mélange de gaz chlorhy-

drique et de chlore. Le fer se volatilise à l’état do sesquichlorure et peut être recueilli. L’acide titanique reste dans la nacelle de porcelaine. Une très-petite quantité de titane peut être volatilisée en même temps, mais se retrouve dans le précipité d’oxyde de fer, si on lui fait subir un nouveau traitement pareil au premier. L’acide titanique est tout à fait blanc (Friedel et Guérin).

Pour les autres procédés, voyez p. 419 et 420.

Pour rechercher le titane dans le fer ou la fonte, on dissout un poids connu de métal dans l’acide chlorhydrique. L’acide titanique reste dans le résidu avec la silice. On traite ce résidu par le sulfate acide de potassium, et l’on achève comme il a été dit plus haut. S’il existe de l’acide titanique dans la solution, on traite celle-ci par un peu d’ammoniaque; l’acide titanique se précipite avec las premières portions du fer.

Acide titanique et sdice. — Il arrive quelquefois que l’acide titanique précipité est mélangé de silice. Pour l'en séparer, on le traite par l’acide sulfurique concentré et chaud qui dissout l’acide titanique ; après refroidissement, on verse le tout dans l’eau en empêchant la température de s’élever; on filtre pour séparer la silice et on porte la solution à l’ébullition pour précipiter l’acide titanique. On soumet au besoin la silice à un second traitement semblable. Ce procédé est applicable aux silicates titanifères; dans ce cas, l'acide titanique renferme du fer dont il faut effectuer la séparation.

On peut aussi se débarrasser de la silice en attaquant par l’acide sulfurique en présence d’acide fluorhydrique; toute la silice est transformée en fluorure de silicium qui se volatilise (Scheerer).

Acide titanique, étain , antimoine, tungstène. — On traite le mélange des oxydes par le sulfure ammonique jaune, qui redissout les sulfures d’étain, d’antimoine et de tungstène, sans modifier l’acide titanique.

Acide titanique et alumine. — La solution sulfurique est étendue d’eau et soumise à une ébullition prolongée. L’acide titanique se précipite et l’alumine reste entièrement dissoute. La glucine est séparée de même. Le même procédé peut servir à séparer l’acide titanique des bnses alcalines, de la chaux, de la magnésie, des oxydes de zinc, de cuivre , etc. Dans certains cas on peut faciliter la précipitation de l’acide titanique par l’addition d’ammoniaque lorsque celle-ci ne précipite pas l’oxyde métallique ou qu’elle peut le redissoudre après l’avoir précipité.

Acides titanique, niobique et tanlaliquc. — Ces acides se trouvent associés dans certains minéraux (Æschynitc, etc.). Leur séparation est difficile. Voici le procédé suivi par Mariguac [zltm. de Chim. et de Phys., (4). t. XIII, p. 5].

O n attaque le minéral par 2 p. de fluorhydrate de fluorure de potassium. Le produit de la réaction, traite par l’eau bouillante additionnée d’acide fluorhydrique, cède à celle-ci des fluotitanates, fluoniobates et fluotantalates alcalins, tandis que les fluorures terreux restent insolubles. On évapore à sec : la liqueur filtrée et on redissout le résidu dans l’eau bouillante, qui laisse une petite quantité de substance qu’on ajoute au premier résidu insoluble. La solution est ensuite précipitée par l’hydrogène sulfuré (s’il y a de l’étain ou autres métaux précipitables), puis évaporéo à sec avec de l’acide sulfurique. La solution sulfurique, additionnée d’hyposulfite de sodium, et neutralisée par l’ammoniaque, puis portée à l’ébullition, laisse précipiter le mélange des acides titaniquo et niobique ou tantalique. Pour en effectuer la séparation, Marignac met à profit co fait que la réduction de l'acide niobique parle zinc en solution acido étendue n’a pas lieu en présence do fluorures, tandis que celle de l’acide titanique se fait avec la plus

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