‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 253 sur 430 · CH3-C6H · texte numérisé non relu

CH3-C6H

' (si X(S03H)(4)

— Il a été obtenu d’abord par l’action du brome et de l’eau à 120" sur le dioxydisulfure do paracrésyle CltHuS2Oî:

Civ H'» S* 0! + 5Br3+4II20 =2C7H6 BrS03H +8 II Br

cette réaction fournit, en même temps, d’autres produits non étudiés [R. Otto, J. Loewenthal et A. von Gruber, Ann. der Cliem. u. Pharm., t. CXLIX, p. 101 ; Bull, de la Soc. chim., t. XI,

Hayduck l'a préparé depuis en traitant parti l’acide bromhydrique le dérivé diazoïque del’acide orthamido-paracrésylsulfureux ; ce modo; de formation établit la constitution do l’acide.

L’acido nitrique fumant lo transforme en acide or> thobromo-paracrésylsulfureux métanitré. L’oxydu d’argent humide ne l’altère pas à l’ébullition.

Sel de baryum (G7 IIe Br SO’)2Ba-j-2 IlsO. — Tables microscopiques, irrégulières, peu soluble:; dans l’eau froide, inaltérables dans l’air sec.

Sel de plomb (C7 HG BrSO3)2 Pb+2-J H2 O. — Masses mamelonnées, indistinctement cristalli sées, peu solubles dans l’eau froide, perdant unm parlie de leur eau dans l’air sec.

Sel de potassium C7HGBrS03.K. — Aiguilles microscopiques, réunies en mamelons et trèssolubles.

Chlorure. — Il fond à 54".

Amide. — L’eau bouillante la laisse déposer! en prismes microscopiques, fusibles à 151", pet . solubles dans l’eau, très-solubles dans l’alcoo- [M. Hayduck, Ltebig's Ann. der Chem., t.CLXXII I p. 204 ; Bull, de la Soc. chim., t. XXII, p. 381].

3". — Acide métabromocrésylsulforeux(1.3.?)

CH3-CGH3'

— Le métabromotoluène est attaqué à froid pan l’acide sulfurique fumant; au début, la masses s’échauffe et il faut refroidir pour modérer la réac-: tion ; vers la fin, on achève la dissolution du corpr bromé, à l’aide de la chaleur. D’après Wroblevsky. le produit contiendrait trois acides métabromo crésylsulfureux isontériques, qu’il a séparés pat: cristallisations fractionnées des sels de baryum. 1 est probable que Wroblevsky a employé pour ses recherches du métabromotoluène impur, car; Hübner et Grete ont montré depuis que le méta bromotoluène pur ne fournit qu’un seul acide sulfone [E. Wroblevsky. Ann. der Chem, u. Pharm., CLXVI1I, p. 1G6; Bull, de la Soc. chim., t. XV, p. 246; — H. Hübner et E. Al Grete, Deutsche chem. Gesellsch., t. VI, p. 801 ; , Bull, de la Soc. Chim,, t. XX, p. 554; — E. AA Grete, Deutsche cliem, Gesellsch., t. VII, p. 7 '15

t. VIII, p. 565; Bull, de la Soc. Chim., t. XXII. p. 556; t. XXV, p. 370],

Nous ne décrirons ici que les sels obtenus par Hübner et Grete.

Le sel de baryum, (C7HGBrS03)sBa + HsO préparé de la manière habituelle avec le produit' brut, est en lamelles ressemblant à la naphtaline qui perdent leur eau à une température élevée

Sel de calcium, (C7IIG BrS03)2Ga + 2II»0. — Prismes à 6 pans, transparents, souvent aplatislégèrement hygrométriques.

Sel de cuivre, (C7H«BrS 03)*Cu + 4 II- O. — Tables réunies, d’un bleu pâle ; le sel anhydre est verdâtre.

Sel de magnésium, (C7IIGBrS03)!Mg + 61I!0.

— Masse cristalline rayonnée, déliquescente.

Sel de plomb, (C7H«BrS 03)*Pb + 3IHO.

Tables bien développées, groupées en rosaces.

Selde potassium, C7 H6 Br S O3. K. — Tables allongées minces et transparentes. Fondu avec de la potasse, il fournit de l’acide salicyliquo; les autres produits de la réaction n’ont pas été étudiés.

4”. — ACIDE PARABROMO-ORTIIOCRéSYLSCLFDRElJX

ch3-cgh<Bp in

co

— Il se produit, en même temps que l’acide parabromo-mctasulfureux, par l’action do l’acide sulfurique sur le parabromotoluène (Hübner, Post et Retschy). Il se forme aussi lorsqu’on décompose

TOLUÈNE. — Zi55 — TOLUENE.

le dérivd diazoique do l’acide paramido-orthocrésylsulfureux par- l’acide bromhydrique (Jenssen).

Le parabromo toluène est dissous vers 80° dans 3 fois son volume d’acide sulfurique fumant, la solution est étendue d’eau et saturée de carbonate de baryum : la liqueur, filtréoet concentrée par évaporation, laisse déposer des lames de parabromo-orthocrésylsulfite de baryum qu’on purifie par une nouvelle cristallisation ; le sel barytiquede l’acide parabromo-mctacrésylsulfurcux étant beaucoup plus soluble, se concentre dans les eaux mères.

L’acide parabromo-orthocrésylsulfureux seformo en proportion dominante, entre des limites de température assez distantes (40 à 100°); d’autre part, il est stable à 210° et ne se transforme pas en un acide isomérique.

L’acide parabromo-orthocrésylsulfureux libre constitue une masse Iamclleuse, très-soluble dans l’eau et dans l’alcool, peu soluble dans l’éther. Le brome ne l’attaque que vers 200°; l’amalgame de sodium et l’eau le convertissent on acide orthocrésvlsulfureux ; l’acide nitrique, en un dérivé mononitré; le mélange de dichromate de potassium et d’acide sulfurique étendu, en acide parabromo-orthosulfobenzoïque.

Sel de baryum, (C7H6BrS03)2Ba -f- H20. — Tables rhombiques, ou lamelles brillantes réunies souvent en groupes, peu solubles dans l’eau froide, inaltérables à l’air et perdant leur eau vers 180°.

Sel de calcium, (C7H3l!rS03)2Ca + .',112 0. — Longues aiguilles prismatiques ou tables triangulaires dont les pointes sont tronquées; ce sel est très-soluble dans l’eau et devient opaque dans l’air sec, en perdant une partie de son eau.

Sel de cuivre, (C7 II6 BrS 03)!Cu + 1 112 O. — Grandes tables, transparentes, d’un blou clair.

Sel de magnésium,

(C" HG Br S O3)2 Mg -|- 8 i H2 O (?).

— Aiguilles déliées et soyeuses, réunies en faisceaux.

Sel de plomb, (C7H«BrS03)2Pb -f 3 1I20. — Aiguilles soyeuses groupées en étoiles et souvent juxtaposées.

Sel de sodium, C7H«BrS03.Na + H3 O. — Lames soyeuses ou prismes à quatre pans, entrelacés, minces et transparents, qui paraissent appartenir au système clinorhombique. Le sel est plus soluble que le sel barytique, mais moins soluble que le parabromo-métacrésylsulfite de baryum ; il est inaltérable dans l’air sec.

Solde strontium, (C7HGBrS03)2Sr + H!0. — Lames incolores, perdant leur eau à 180°.

Chlorure, C7Il6BrS02CI. — 11 cristallise dans le chloroforme en tables fusibles à 35° et offre une odeur toute particulière.

Amide, C7 11e BrS O-’ Az II2. — L’eau la laisse déposer en longues aiguilles fines et brillantes, fusibles à 106-161°. Le brome ne l’attaque qu’à 180° [Hübner, J. Post, G. Betschy, P. Haesselbarth, Liebig's Ann. der Chem., t. CLXIX, p. 15; Bull, de la Soc. chim., t. XVI, p. 130; t. XVIII, p. 80; t. XXI, p. 450].

5°. — Acide pakabbomo - MtiTAcnésïLSULFtJitEüx (1 .3.4),

(SOH1)

CII3-C3II3^b (3)

— L’action de l’acide sulfurique fumant sur le parabromotoluène produit, indépendamment de l’acide parabromo-orthocrésylsulfureux, un acide isomérique, en faible proportion, qui est l’acide parabromo-métacrésylsulfureux. Le sel de baryum de cet acide se trouve dans les dernières eaux mères du parabromo-orthocrésylsulfite de baryum, et a’y dépose en aiguilles transparentes, compactes, qu on sépare mécaniquement des lamelles minces du sel isomérique ; on achève la purification par

cristallisation dans l’eau bouillante (Hübner, Post et Betschy).

En décomposant par l’acide bromhydriquo le dérivé diazoique do l’acide paramido-métacrésylsulfureux, Pechmann a obtenu un acide bromosulfoné qui paraît être identique avec l’acide parabromo -métacrésylsulfureux.

L’acide libre est une masse Iamclleuse trèssoluble. L’acide de Pechmann cristallise en lames ou en prismes, contenant 1 molécule d’eau qui se dégage à 100°; il fond entre 105 et 110° en se décomposant; il est très-soluble dans l’eau et dans l’alcool, insoluble dans l’éther.

Traité par l’acide nitrique fumant, il fournit un dérivé mononitré. Le mélange de dichromate de potassium et d’acide sulfurique étendu le transforme en acide parabromo-métasulfobenzoïque.

Sel de baryum, (C7 1IB Br S O3)2 Ba -|- 7 H20. — Aiguilles rhombiques compactes, ou longues aiguilles soyeuses, beaucoup plus soluble que lo parabromo-orthocrésylsulfite de baryum.

Sel de plomb, (C7H3BrS03)2Pb + 31I20. — Longues aiguilles ou tables rhombiques, légèrement jaunes, ne perdant pas d’eau dans l’air sec.

Sel de strontium, (G7 H3BrS03)2Sr-j-7 HsO. — Petites pyramides quadrangulaires, réunies, assez dures.

Chlorure. — D’après Pechmann, il se dépose de sa solution éthérée en cristaux fusibles à 61°, tandis qu’il serait liquide d’après les autres observateurs.

Amide, C7II6BrS02Az H2. — Elle cristallise dans l’eau en magnifiques aiguilles, ténues, longues et soyeuses; elle fond à 151-152° (à 147°, d’après Pechmann). L’eau bouillante, l’alcool et l’éther la dissolvent aisément [H. Hübner, J. Post et G. Betschy, loc. cit.; II. voit Pechmann, ZittH. de la Soc. chim., t. XXJII, p. 77].

6°. — Acide bhosio-orthocbésylsclfijuebx (1.2.7);

fS O3 H)

CH3-C6H3 ^ Rr

— On l’obtient en chauffant avec de l’alcool le dérivé diazoique de l’acide bromo-paramido-orthocrésylsulfureux,

CH3-C«1I2— Br?) CH3-C3H< Br <!)

X(AzH%, ®

Acide bromo-paramido- Acide bromo-

orthocrésylsulfureux. orthocrésylsulfureux .

L’acide libre constitue une masse cristalline, déliquescente, formée de tables rhombiques microscopiques. Chauffé à l’ébullition avec de l’oxyde d’argent, il cède peu à peu la totalité de son brome ; les produits qui se forment n'ont pas été étudiés. L’acide nitrique fumant le transforme en un dérivé mononitré.

Sel de baryum, (C7ÏI«BrS03)2Ba -f- 2 a H2 O.

— Lamelles minces, groupées en rosaces, trèssolublcs dans l’eau, perdant 1 j II2 O dans l’air sec.

Sel de cuivre, (C7HGBrS O3)2 Cu f 1I20. — Prismes ou lamelles verts, très-solubles dans l’eau, insolubles dans l’alcool. \

Sel de plomb, (G7 H« Br S O3)2 Pb + 3 i II2 0.\',

— Aiguilles jaunes, groupées en mamelons, et perdant a 1BO dans l’air sec. Dans certaines circonstances, le sel cristallise avec 5 II2 O sous forme d’aiguilles jaunes brillantes qui perdent

I molécule d’eau sur l’acide sulfurique. A 150°, le sel est anhydre.

Sel de potassium, C7II3BrS03.K -f- II20. — Tables rhombiques, grande? et minces.

Sel de sodium, C7 II°BrS03. Na -f- J H20. —

II cristallise dans l’eau en écailles jaunes, brillantes, et dans l’alcool en mamelons déliques-

TOLUÈNE. — l\ 5G — TOLUÈNE.

cents; il est très-soluble dans les deux dissolvants.

Sel de strontium, (C7 IP Br S 03)2Sr-f-2 j II5 O.

— Aiguilles jaunes, fines et brillantes, qui perdent 1 molécule d’eau sur l’acide sulfurique.

Chlorure. — Il est liquide, mais se prend par le froid en une niasse radiée.

Amide. — Elle cristallise dans l’eau en aiguilles blanches, très-fines, fusibles à 155°; dans l’alcool ou l’éther on obtient des écailles fusibles à 154°, et dans le chloroforme des aiguilles jaunes, volumineuses , qui ne fondent qu’à IG3°, et à 162° après une nouvelle cristallisation dans l’eau. Cette amide est très-peu soluble dans l’eau, assez soluble dans le chloroforme et très-soluble dans l’alcool, l’éther et l’acide sulfurique.

La couleur jaune que présentent quelquesuns dos sels qui viennent d’être décrits, ainsi que les irrégularités dans le point do fusion de l’amide, semblent indiquer que l’acide bromoorthocrésylsulfureux n’a pas été obtenu dans un état de pureté parfaite [E. Weckwartli, Liebig’s Ann. der Chem., t. CLXXII, p. 191],

7°. — Acide broxio-crésylsurfureux. (Constitution inconnue.) — Cet acide à peine connu se forme lorsqu’on décompose, par l’alcool, le dérivé diazoiquc de l’acide amidocrésylsulfureux (p. 490).

Le sel de baryum, (C7II6BrS 03)2Ba -j- H20, cristallise en petites masses sphériques.

Chlorure. — Huile se solidifiant peu à peu.

Amide. — Elle se dépose dans l’alcool éthéré en petites lames groupées sous forme de mamelons qui ne fondent pasencore à 230° [M. Hayduck, Deutsche chem. Gesellsch., t. VIII, p. 376J.

8°. — Acide BROuo-MÉTACRÉSYcsuRruREüx (1.3.7),

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