OU [B
— Cet acide a seulement été signalé; on l’obtient en décomposant le dérivé diazoique orthonitré de l’acide paramido-métasulfureux (voyez p. 481) par l’alcool bouillant, sous une pression supérieure à celle de l’atmosphère. Le sel de baryum
[C7 H» (Az O2) SO3]2 Ba + 2 II2 0
cristallise en lamelles jaunes, peu solubles dans l’eau, et. devenant anhydres à 150° [II. von Pechmann, Bull, de la Soc. cliim., t. XXIII, p. 78].
2°. — Acide omhonitro-paracrésvlsulfcredx
cn*-c6 h3^Az°!'12'
— Il se produit : 1" lorsqu’on dissout l’orthonitrotoluène dans l’acide sulfurique fumant (Beilstein et Kuhlberg); 2° par l’action de l’acide azotique funîantsur l’acide paracrésylsulfureux (Beck, jpic Wolkow); 3" si l’on introduit le suifhydrate de paracrésyle dans l’acide nitrique d’une densité de 1,3 (Mærcker) ; 4°par l’action de l’acide nitrique fumant sur l’acide paracrésylhydrosulfureux ou le suliberésylène-éthylène (Otto et Gruber).
La constitution de l’acide orthonitro-paracrésylsulfureux est établie par ce fait, qu’il peut être obtenu en partant soit de l’orthonitrotoluène, soit de l’acide paracrésylsulfureux.
Pour le préparer, on dissout, à l’aide d’une douce chaleur, l’orthonitrotoluène dans l’acide sulfurique fumant et l’on transforme le produit en sel de baryum, d’après les procédés connus.
On peut aussi arroser l’acide paracrésylsulfureux d’acide nitrique et, après la réaction, chasser l’excès d’acide nitrique au bain-marie; le résidu, qui contient une petite quantité d’orthoparadinitrotoluène, est saturé par du carbonate de baryum.
Dans cette préparation, il n’est pas nécessaire d’employer de l’acide paracrésylsulfureux pur, il est plus simple de dissoudre le toluène par portions de 200 grammes dans son volume d’acide sulfurique fumant, puis d’ajouter, goutte à goutte, de l’acide nitrique d’une densité de 1,5 : la réaction est très-vive, et le mélange s’échauffe ; de temps en temps on laisse refroidir. L’opération est terminée lorsqu’une nouvelle quantité d’acide nitrique ne dégage plus de chaleur. La masse est versée alors dans six fois son volume d’eau, filtrée au bout de quelques heures, pour séparer l’orlhoparadinitrotoluène formé et saturée do carbonate de plomb. On obtient ainsi deux sels plombiques, l’orthonitro-paracrésylsulfite et le paranitro-orthocrésylsulfite; on les sépare par des cristallisations fractionnées, lo premier étant beaucoup moins solublo dans l’eau que le second [E. YVeckwarth, Liebig’s Ann.der. Chem., t.CXXII, p. 191]. Les eaux mères du paranitro-orthocrésylsulfite contiennent une petite quantité d’un troisième isomère (Hayduck).
Le sulfure d’ammonium transforme l’acide orthonitro- paracrésylsulfureux en acide orthamido-paracrésylsulfureux.
Sel de baryum, [G7II6(Az02)S03]2Ba-f 2II20.
— Écailles brillantes ou grains cristallins (tables quadrilatères incolores d’après Mærcker). Le sel est insoluble, dans l’alcool ; 100 p. d’eau en dissolvent Or, 57 à 19°.
Sel de plomb, [G7 II«(Az02) SO3]2 Pb + 2H20. Lines aiguilles incolores, groupées en faisceaux; 100 p. d’eau en dissolvent Op,77 à 18°. Le sel de plomb décrit par Mærcker cristalliserait en lamelles volumineuses renfermant 4 II2 O.
Chlorure. — Liquide huileux jaunâtre, miscible à l’alcool et â l’éther, insoluble dans l’eau qui le décompose lentement à l’ébullition.
Amide, C7H6(Az02j2S02.AzH2. — Longues aiguilles ou prismes rhombiques à quatre pans, fusibles à 128° (Otto et Gruber), à 144° (Wolkow).
TOLUÈNE. — h 59 -
TOLUÈNE.
Elle est très-soluble dans l’alcool et dans 1 eau bouillante.. La potasse la dissout abondamment ; l’acide chlorhydrique la précipite de cette solution.
Paraloluide, G7 116 (Az O2)'2 S 0! . A 7. 11 G7 117. — On l’obtient en traitant le chlorure par la paratoluidine. Cristaux brillants, fusibles à 1*0 ,o, peu solubles dans l’eau, trè.-solubles dans 1 alcool bouillant (VVolkow) [G. Mærcker, Ann. der Chem, u. Pharm., t. CXXXVI, p. 75; Bull, delà Soc. chim., t. VI, p. 57 ; - R. Otto et O .von Gruber, Ann. der Chem. u. Pharm., t. ,ÇXL,V’np’r.:;.’ Bull, de la Soc. chim., t. X, p. 142; — R. Otto, Ibid., t. IX, p. 401 ; - Beck, Zeitch.Jür. Chem., 1800, p. ‘109 ; — F. Beilstein et A. Kuhlberg, Ann. der Chem. u. Pharm,, t. CLV, p. 19; Bull, de la Soc. chim., t. XIII, p. 262;— Mllc Anna Wolkow, ibid., t. XIV, p. 28SJ.
q°. — Acide MÉTANITROCRéSYI.SOLFUIlEOX (1.0. /J,
(Az O2) -
CH»-C«H*C(S0»h)®
— On l’obtiont en dissolvant le métanitrotoluène dans l’acide sulfurique fumant; le produit de la réaction saturé de carbonate barytique fournit unse/ debaryum, [C7H6(Àz0!)S03j* lia-)- 2HsO, cristallisant en mamelons qui perdent leur eau dans l’air sec; 1 P,145 du sel sec se dissolvent dans 100 p. d’eau à 17°, 5.
Les eaux mères de ce sel contiennent un sel plus soluble, peut-être un isomère.
Sel de plomb, [C7HG(Az08)S03]Pb-|-2VlI80.
— Petits grains cristallins; 100 p. d’eau à 18° en dissolvent 3P,62. La solution de ce sel dissout du carbonate de plomb qui se précipite de nouveau lorsqu’on y ajoute de l’alcool (F. Beilstein et A. Kuhlberg, loc. cit., p. 27; Bull, de la Soc. chim., t. XIV, p. 293].
4°. — Acide paraputro-orthocrésylsülfijreox