C2I13.0 II + C H3-C6 H
Acide orlhamidométacrésylsulfureux.
7° On a encore étudié l’action des réactifs suivants sur l’orthotoluidine : Acides formique , acétique et oxalique; éther chloroxycarbonique et chlorure de carbonyle ; urée; sulfure de carbone, sulfocarbimides; diorthocrésylurée et trichlorure de phosphore; diortliocrésylsulfo-urée et oxyde de plomb; chlorhydrates d'aniline et d’orthotoluidine; gaz azoteux.
Il parait superflu d’insister sur ces réactions, par la raison que l’orthotoluidine se comporte, avec ces réactifs, comme les mon ami nés primaires aromatiques, en général, et la phénylamine, en particulier.
sels d’orthotoluidine (Rosenstielil, Beilstein et Kulilberg). — Les sels d’orthotoluidine cristallisent facilement; ils sont, en général, moins solubles que les sols correspondants d’aniline et plus solubles que ceux de paratoluidine. L’orthotoluidine est douée d'affinités moins puissantes pour les acides que la paratoluidine; elle est, eu effet, déplacée en majeure partie de ses sels par cette dernière base.
Les sels d’orthotoluidine préparés avec la base récemment distillée sont incolores, mais, peu A peu, ils se colorent, surtout si leurs solutions sont exposées A l’air et A la lumière; le liquide devient d’abord rose, puis rouge violacé, en même temps qu’il se forme un dépôt floconneux d’un noir verdâtre.
Certains sels perdent de l’eau par l’action de la chaleur et se transforment en orthotoluides.
Azotate d’orthotoluidine. — Prismes incolores crthorhombiquos larges et aplatis, terminés quelquefois par un pointement octaédrique (Rosenstiehl). Ce sel est moins soluble que les nitrates de paratoluidine ou d’aniline (Scliad).
Chlorhydrate d’orthotoluidine,
C7H2Az, Il Cl + H20.
— Prismes incolores orthorhombiques (m, IA, g1, e' ou p), efflorcscents et perdant totalement leur eau A 86°; A une température A peine supérieure, le sel émet des vapeurs, lllûp. d’eau en dissolvent 37p,4 A 15°, 5; les solutions se sursaturent facilement. Le sel est très-soluble dans l’alcool, A peine soluble dans l’éther.
Chloroplatinate d’orthotoluidine,
(C7 H9 Az, II Cl)2, Pt Cl4 + 2 H2 O.
— Aiguilles jaunes brillantes, peu solubles dans l’eau, obtenues par le mélange de solutions étendues et refroidies do chlorhydrate d’orthotoluidine et de chloruro platinique. Ce sel est très-instable et se décompose aisément sous l’influence de la lumière ou de la chaleur; il noircit dcjA vers 50° et sa solution ne supporte même pas 30° sans s altérer; elle laisse déposer une poudre noire formée do platine et de noir d’aniline; une matière violette reste en dissolution.
TOLUIDINES. — /,68 — TOLUID1NES.
Chlorozincate d’ orthotoluidine,
(C7 H8 Az, H Cl)*, Zn Cl*
— Un mélange do solations concentrées de chlorhydrate d'orthotoluidine et de chlorure do zinc laisse déposer, par un froid de — 5°, de belles tables incolores, groupées concentriquement. Ce sel ne fond pas à 205” ; il est très-soluble dans l’eau et les solutions montrent une grande tendance à la sursaturation ; elles se colorent à l’air [N. Bibanow, Monit. scient., (3), t. IV, p. 925],
Formiate d’orthotoluidine, — La solution de la base dans l’acide formique h GO % ne cristallise pas à la température ordinaire; refroidie au-dessous de 0°, elle se prend en une masse d’aiguilles enchevêtrées qui se liquéfient de nouveau à quelques degrés au-dessus de 0°. La chaleur le dédouble en eau et formo-orthotoluide (p. 472).
Oxalates d’orthotoluidine. — On en connaît deux : 1° Le sel neutre, (C7 H8Az)*C* 112 O4, constitue de petites paillettes anhydres, nacrées, flexibles; à 21°, 100 p. d’eau en dissolvent 2p,38; 100 p. d’alcool (à 84 °/0), 2p,68; et 100 p. d’éther, 0p,05 (Beilstein et Kuhlberg) ; 100 p. d’éther en dissolvent 0p,26 à 11° ; 0p,37 à 18° et 0p,62 à 35° (Kosenstiehl etNikiforolï). L’oxalate neutre s’altère rapidement en présence de l’eau; par une ébullition prolongée avec ce liquide, il perd les éléments de l’eau et so transforme en orthocrésyloxamate d’orthotoluidine (p. 472).
2° L’oxalate acide, C7HSAz.C*H204 + H20, forme des prismes clinorhombiques, solubles dans l’eau et l’alcool; 100 p. d’éther en dissolvent 0p,42 à 17° et 0P, 47 à 18°.
Paroxyphénylsulfite d’orthotoluidine. — Ce sel se dépose à l’état d’une huile de sa solution concentrée et chaude; il peut cristalliser en grands prismes tabulaires fusibles vers 192°; 100 p. d’eau en dissolvent 10p,7 à 14°. Chauffé, ce sel fournit du phénol et de l’acide orthamido-môtacrésylsulfureux [T. Lecco, Monit. scient., (3), t. IV, p. 423.
— Pratesi, Gaz. chim. ital., 1872, p. 555],
Sulfate neutre d'orthotoluidine,
(C7H9 Az)*H*S04 + 2 II* O.
— Il se dépose de la solution aqueuse en larges lames rectaugulaires, dont 8p,3 se dissolvent dans 100 p. d’eau à 15 ' (Rosenstiehl). Hübner et YVallacli, de même que Beilstein et Kuhlberg, ont obtenu ce sel à l’état anhydre sous forme de petits cristaux qui se colorent à l’air en violet, puis en vert; suivant ces derniers observateurs, 100 p. d’eau en dissolvent 10 p. à 19°, 2 et 100 p. d’alcool (à 80 «/„) 23p,5 à 16°, 5.
On n’a pas réussi à préparer le sulfate acide d’orthotoluidine.
Tartrate d'orthotoluidine. — Aiguilles incolores.
Recherche de l’orthotoujimnb (Rosenstiehl).
— Sous l’influence des oxydants, l'orthotoluidine présente diverses colorations dont quelques-unes sont caractéristiques; nous avons déjà étudié ce sujet à l’article Phénylamines (t. il, p. 842). Rappelons cependant que le chlore, les chromâtes, les permanganates en présence de l’acide sulfurique un peu étendu,
(SO‘H* + H20 ou SO‘II* +211*0),
produisent avec l’orthotoluidine une teinte bleue qui, par addition d’eau, passe au violet rouge stable, tandis que la liqueur bleue que donne l’aniline, dans les mêmes conditions, est décolorée complètement par l’eau. Rappelons encore que l’ortliotoluidine étant traitée, en présence do l’eau et de l’éther, par les hypochlorites, la couche aqueuse se colore en jaune, puis en brun ; si l’on décante alors la couche éthérée et qu’on l’agite avec de l’eau aiguisée d'acide sulfurique, celle-ci
so colore en un violet rouge intense et très-stable. Cette réaction est caractéristique pour l’orthotoluidine.
Pour la recherche de l’orthotoluidine dans l’aniline ou dans les mélanges d’aniline et de paratoluidine, voyez t. II, p. 843 ; pour le dosage dans la paratoluidine, voyez plus loin, p. 477.
Rosenstiehl a fait la remarque que la para- et l’orthotoluidine donnent avec les mêmes réactifs des réactions inverses et des colorations complémentaires.