CID-CO II3 ^ ^ ^ C-C«II
(voyez Crésyi-ène-diamines au Supplément) [\V. Kelbe, Deutsche chem. Gcsellsch., t. VIII, p. 875; Bull, de la Soc. cliim., t. XXV, p. 417].
DlNITnOBENZOPARAÏOUilDE (I. 3. 4. t),
C,4H'i (Az 02)sAz O
= CH3-C6II2 [(Az 02)(3) (Az II C7 Iis 0)(4) (Az 02)(?)]
— On vient de voir comment ce corps se forme. 11 cristallise en aiguilles incolores, fusibles à 180°, très-solubles dans l’alcool et dans l’aride acétique glacial. La potasse alcoolique ou l’acide chlorhydrique le saponifient vers 150” et produisent la dinitroparatoluidine. Le sulfure d’ammonium le convertit en benzo-nitrocrésylènc-diamine ; l’étain et l’acide chlorhydrique fournissent une benzénylcrésényltriamine, CII3-C6H2 f Az3 H3 (G - G6 H5)] (Kelbe).
oxaparatolüide. — Ce corps a été obtenu, mais n’a pas été décrit. On a fait connaître son dérivé dinitré qui se forme lorsqu’on introduit l’oxaparatoluide dans l’acide nitrique fumant. li constitue des cristaux jaunes, peu solubles dans le chloroforme ou l’acide acétique. L’étain et l’acide chlorhydrique le transforment en une base fusible à 193° et renfermant
G7H7<AtH>C-G<AzH>C7H7
[IL Ilübner et C. Rudolph, Deutsche chem. Gesellsch., t. VIII, p. 474; Bull, de la Soc. chim., t. XXV, p. 269].
SALICYLOPARATOLUIDE,
C14 II13Az O2
= CH3-C6H4(AzIICO-CGH4.OH)w
— On l’obtient en traitant un mélange d’acide salicylique et de paratoluidine par le trichlorure de phosphore ; la réaction ne s’accomplit qu’avec le concours d’une température élevée et il se forme des produits bruns difficiles à séparer de la salicyloparatoluide. Celle-ci cristallise en prismes blancs, fusibles à 155-156°, moins solubles que la salicylanilide dont elle présente les réactions principales (R. Wanstrat). — Voyez t. II, p. 1392.
DÉRIVÉS DIAZOÏQUES DE LA PARATOLUIDINE.
L’acide azoteux transforme la paratoluidine et ses produits de substitution, en dérivés diazoïques comparables aux dérivés diazoïques de l’aniline. A part quelques anomalies présentées par le sulfate et le perbromure de mélabromo-diazoparatoluol et, par le sulfate de métachloro-diazoparatoluol, anomalies qui ont été indiquées il l’article Toluène (t. III, p. 434 et p. 4iü), ces corps peuvent subir, sous l'influence des réactifs, les modifications si variées qui caractérisent les dérivés diazoïques (t. I, p. 1152). Leur mode do préparation est identique avec celui des dérivés du diazobenzol et on pourrait presque répéter ici ce qui a été dit sur ce sujet à l’article Piiénylamines (t. II, p. 872).
On a préparé un grand nombre do diazoparatoluols substitués, mais, dans la plupart des cas, cos corps n’ont été que des termes de passage entre les produits de substitution de la paratoluidine et ceux du toluène, et leur étude n’a pas été faite. Les dérivés diazoïques des acides paramidocrésy lsu 1 fure ux ont été décrits plus haut.
diazoparatoluol. — On ne connaît que les sels de ce corps :
Azotate.
cm7 Az2, Az 03=C«II4 < (Az = Az. Az 0»)j4)
Aiguilles incolores, très-solubles dans l’eau, peu
solubles dans l’alcool et insolubles dans l'éther.
Sulfate acide C7 117 Az2. Il SO4. — Aiguilles incolores ou prismes plus volumineux.
Chloroplatinate (C7 II7 Az2. Cl;1 -f- Pt Cl . Prismes jaunes.
TOLUIDINES. — 489 — TOLUIDINES.
Perbromure (C7 H7 Az3. Br) Br2. — Masse cristalline [P. Griess, Jahresb. f. < hem., 1860, p. 458],
Lorsqu’on traite le nitrate de diazoparatoluol par le sulfite neutre de potassium, on obtient un sol jaune, renfermant probablement C7H7Az3. S03K. La poudro do zinc et l’acide acétique réduisent facilement ce sol et fournissent des lamelles incolores du composé C71I7 Az2ll2. SO1 K, que le chlorure de benzoyle transforme en dibenzoylparacrésylhydrazine, fusible à 188° et contenant
C7 H7 Az* H (C1 H® 0)!
[E. Fischer, Deutsche client. Gesellsch., t. VIII, p. 592].
DIAZO-AMIDOPARATOLUOL.
CttHisAz1»
= CH3 - C3 H» - Az = Az - Az H (C« H* - C H8)
— Une solution de paratoluidine dans un mélange de 1 vol. d’alcool et de 2 à 3 vol. d’éther est traitée par un courant de gaz azoteux ; quand une portion du liquide laisse, en s’évaporant, des aiguilles jaunes, le tout est abandonné à l’évaporation lente, les cristaux sont lavés à l’alcool froid et purifiés par cristallisation dans l’alcool ou dans l’éther.
On peut préparer le môme corps en plaçant la paratoluidine sur une solution saturée de chlorure de sodium, chauffant do manière à faire entrer la base en fusion et dirigeant dans le liquide salin un courant de gaz nitreux; au bout de quelque temps, la couche fondue se prend en une masse cristalline qui, purifiée par lavage à l’eau et cristallisation dans l’alcool, constitue le diazo-amidoparatoluol (Hofmann et Geyger).
Le diazo-amidoparatoluol forme dos aiguilles brillantes, jaunes, ou des prismes plus volumineux d’un jaune rouge. Le chloroplalinate
CuH15Az3,2 1IC1 , PtCU
cristallise en lamelles jaunes ressemblant à l’iodure de plomb [P. Griess, Jahresb. f. Chem., 1862, p. 3 il ; — A. W. Hofmann et A. Geyger, Deutsche chem. Gesellsch., t. V, p. 476; Bull, de la Soc. chim., t. XVIII, p. 281],
Le diazo-amidoparatoluol ne paraît pas susceptible d’éprouver une transposition moléculaire analogue à celle qui change le diazo-amidotoluol cnamido-azobeuzol, du moins, dans les conditions où ce dernier corps prend naissanco aux dépens de l’aniline, la paratoluidine ne fournit que le diazo-amidoparatoluol.
Le diazo-amidoparatoluol chauffé à 150° avec de l’alcool et une base aromatique, aniline, paratoluidine, naphtylamine, donne lieu il une réaction complexe; il se produit des matières colorantes et d autres substances qui n'ont pas été étudiées.
DlAZOBEXZOL.-AMIDOPARATOl.lJOl.,
C'3Ul3Az3 = CGH5-Az=Az-AzlI(Cc ID-Cll3).
— Ce composé, analogue par sa constitution au diazo-amidoparatoluol, se forme lorsqu’on mélange une solution alcoolique de paratoluidine (2 molécules) avec une solution aqueuse de nitrate de diazobenzol (1 molécule). 11 cristallise en lamelles jaunes et brillantes [Griess, Jahresb. f. Chem., 18i;6, p. 444], Diazoparatoluol-amidobenzol,
C,8H13Az3 = C H3 - C6 1D - Az = Az - Az II C6 H5. — Préparé par la réaction de l’aniline sur 1 nitrate do diazoparatoluol, il forme do longue atguilles jaunes [Griess, Jahresb. f. Chem., 186C p . 4u'J] . ’
Diaprés leur mode de production, les doux corn poses précédents devraient être isomériques ; mai “/oit voir, dans un travail récent, qu'il possèdent les mémos propriétés physiques et s
dédoublent de la même manière sous l’influence des réactifs. Dans ces dédoublements, ils fournissent en même temps des dérivés du diazobenzol , du diazoparatoluol, de l’aniline et do la paratoluidine. Les formules de constitution données plus haut, d’après Kekulé, ne rendent pas compte de l’identité des deux corps [P. Griess, Deutsche chem. Gesellsch., t. Vil, p. 1618; Bull, de la Soc. chim., t. XXIV, p. 43].