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C03(U O)2. 2 CO3 K

— L’uranate de potassium se dissout dans le bicarbonate potassique; la solution, concentrée à une douce chaleur, laisse déposer le carbonate double en croûtes cristallines jaune-serin. L’eau à 15° dissout 7,4 % de ce sel, qui est un peu plus soluble à chaud. L’eau bouillante le décompose en partie, à moins qu’on n’ajoute un peu de carbonate potassique. Il y a de même décomposition partielle lorsqu’on étend fortement la solution. Le carbonate double d’uranyle et de potassium est insoluble dans l’alcool. La potasse sépare de la solution aqueuse tout l’urane à l’état d’uranate de potassium. Le même produit se forme par l’action de la chaleur (300°) sur le carbonate double (Ebelmen).

Carbonate uranico-sodique,

CO3 (ü O)2. 2 CO» Na2.

— On l’obtient comme le sel précédent. Il se dépose par la concentration de sa solution sous la formo d’une poudre jaune, dense, grenue et cristalline [Anthon, Dingl. Polyt. Journ., t. CLVI, p. 288J.

Ce sel, ainsi que le sel potassique, est transformé en carbonate uranico-ammonique par l’action du sulfate ou du chlorure d’ammonium sur sa solution. Anthon emploie cette réaction pour préparer le sel ammoniacal.

Chlorate et perchlorate uraneux. — Ils s’obtiennent par la dissolution du protoxyde d’uranium dans les acides chlorique et perchloriquc. La concentration de la solution, qui est verte, fournit un sirop vert qui se décompose bientôt par suite de la suroxydation de l’urane aux dépens de l’acide; le produit devient alors jaune.

Chromâtes d’uranium. — Voir t. I, p. 895.

lODATE et PERIODATE URANEUX. — Ils Se pTO-

URANIUM.

URANIUM,

duisent par double décomposition et forment des précipités d’un gris vert qui ne tardent pas à s’altérer en devenant jaunes, par suite d’une oxydation.

L’iodate uranique 2103(U0) -f- 5H80 se précipite sous la forme d’une poudre noire, insoluble dans l’eau, très-peu soluble dans l’acide azotique.

Phosphate uraneux, POHIU" -f- H80. — Précipité gélatineux vert, obtenu par l’addition de phosphate disodique â la solution du chlorure uraneux. 11 est insoluble dans l’eau et même dans les acides dilués.

Phosphates uraniques. — Lorsqu’on fait digérer l’acide phosphorique avec du sesquioxyde d’uranium, on obtient une masse saline jaune qui se dissout en partie par l’ébullition. La partie insoluble constitue le phosphate diuranique

2 [(PCP) (U O)8 H] + 3 H8 O

qui perd ses 3II80 de 120 à 170°. Quant à la solution, elle fournit par l’évaporation un dépôt cristallin jaune citron qui constitue le phosphate mono -uranique hydraté 2 [P O4 (U O) H2] -j- 3H20.

On obtient aussi le phosphate diuranique avec 4 molécules d’eau,

sous la forme d’une poudre cristalline jaune. Ce sel se forme lorsqu’on ajoute de l’acide phosphorique ou du phosphate de sodium à l’acétate ou à l’azotate uranique; il perd H80 à 100° et le reste à 120° [Werther, [Journ. für prakt. Chem., t. XL1II, p. 321 , Annuaire de Chim., 1849, p. 140].

Debray a vu le même sel diuranique, avec 4 H8 O, se déposer en croûtes cristallines d’un mélange de phosphate de calcium acide et d’azotate uranique en excès.

Le phosphate uranique se dissout dans l’acide azotique. La solution laisse déposer à la longue un précipité verdâtre, formé de prismes microscopiques constituant un azoto-phosphate uranique auquel W. Heintz assigne la formule peu probable

P O4 U". Az O3 (U O) + 8 fl8 O.

Ce sel est décomposé par la chaleur. Sa solution acétique se décompose à chaud en laissant déposer du phosphate uranique P O4 (U O) H8 dans lequel Heintz admet 4y2H80. L’eau bouillante agit de même [Ann. der Chein.u. Pharm.,t. CLI, p. 216; Bull, de la Soc. chim., t. XIII, p. 135]

Phosphate uranico-calcique,

(P04)8(U0)4Ca + 8 II8 O.

— Ce sel constitue le minéral connu sous le nom d’uranite ou d’aulunite. Sa composition a été établie par Peligot.

En cherchant à reproduire ce minéral, par la réaction réciproque du phosphate mono-calcique et de l’azotate d’uranyle, Debray a obtenu un autre sel double ayant pour composition

(PO‘)8(U 0)!Ca H8

et renfermant des quantités d’eau qui varient avec la température. A 50-60° le sel se dépose avec 5H20 ; à 1(10°, avec 4 H2 O et à 250° avec 3H20.

Phosphate uranico-cuivrique,

(P04)8(UO)4Cu -f 811*0.

— C’est le minéral connu sous le nom de chalcolite. Debray l’a reproduit en faisant digérer le phosphate de cuivre avec une solution d’azotate d’uranyle.

Fondu avec du carbonate de sodium, ce sel double donne du phosphate de sodium et do l'uranate de cuivre cristallin (ü*03)8Cu0 [Debray, Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. LXI, p. 445].

Phosphate uramco-ammo nique,

P04(U0)8AzH4.

— Précipité jaune-verdâtre, insoluble dans l’acide acétique, produit par l’addition d’un phosphate alcalin â l’acétate d’uranyle, additionné de chlorure d’ammonium. L’insolubilité de ce corps est utilisée pour le dosage de l’urane et pour celui de l'acide phosphorique [Voy. t. II, p. 984|. Calciné, il laisse un résidu de pyrophosphate d'uranyle,

Sélénites uüanique, Se03(CO)*-f 2H*0. — Précipité jaune, amorphe et insoluble. La digestion de ce sel neutre avec un excès d’acide sélénieux le transforme en une poudre cristalline qui constitue un sel acide, où l’acide et la base sont unis dans le rapport

5Se08:3U!03,

et renfermant soit 9, soit 7 H8 O [Nilson, Bull, de la Soc. chim., t. XXIII, p. 497].

Silicates beaniqdes. — On a signalé un minéral qui représente un silicate uranique simple, de la formule Si O3 (U O)8 + 2 H* O, en cristaux asbestoïdes, accompagnant l’uranosphérite et les minéraux arséniatés de l’urane (Cl. Winkler).

L’uranotile est un silicate uranique renfermant 5 % de chaux et de petites quantités d’alumine et d’acide phosphorique. L'uranophane est un silicate hydrate d’urane beaucoup plus complexe renfermant notamment 6 % d’alumine, 5 % de chaux, 1,5 °/0 de magnésie, près do 2 % de potasse et 15 % d’eau.

Sulfate uraneux, S04C” -j-4H80. — Peligot le prépare en décomposant par l’acide sulfurique lechlorure uraneux, chassantl’acide chlorhydrique par la chaleur et faisant cristalliser le résidu dans l’eau. On l’obtient aussi en faisant dissoudre l’hydrate uraneux dans l’acide sulfurique étendu de six fois son poids d’eau.

Ebelmen le prépare en dissolvant l’oxyde vert U304 dans l’acide sulfurique étendu d’eau alcoolisée. L’oxyde vert donne ainsi du sulfate uranique et du sulfate uraneux ; ce dernier, insoluble dans l’alcool, se dépose à l’état cristallin. Le liquide alcoolique, contenant le sulfate uranique fournit ensuite de beaux cristaux de sulfate uraneux lorsqu’on l’expose, dans un flacon bouché, au soleil. Ainsi obtenu, le sulfate uraneux ne contient que 2 II8 O. Dans cette préparation le sulfate d’uranyle est réduit par l’alcool qui s’oxyde et se transforme en aldéhyde.

Calciné à l’air, le sulfate uraneux perd de l’anhydride sulfureux et se convertit en sulfate uranique.

Le sulfate uraneux se dissout facilement dans les acides sulfurique et chlorhydrique faibles; il est très-peu soluble dans les acides concentrés.

L’eau le décompose en donnant une solution laiteuse qui laisse déposer du sulfate uraneux basique. Si l’on expose cette solution à l’air, elle jaunit, par suite de son oxydation, et le sulfate se redissout.

Le sulfate uraneux cristallise en prismes verdâtres appartenant au type orthorhombique. Ce sont des prismes à quatre pans dont les arêtes verticales sont tronquées; ils sont terminés par des pyramides surbaissées. Rapport des axes = 0,1419:1:0,2123 [De la Provostaye, Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. V. p. 48].

Sulfate uraneux basique,

— Ce sel, qui dérive du sulfate uranique

par réduction, se forme par l’action de la lumière sur la solution alcoolique de ce dernier sel. 11 se produit aussi par l’action de l’eau sur le sol neutre. C’est une poudre vert-clair, décompo-

URANIUM. — 557 — URANIUM (ANALYSE).

sable elle-même par une grande quantité d’eau bouillante, en donnant un sel de plus en plus basique, noir [Ebelmen, Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. V, p. 217J.

Le sulfate uraneux forme avec les sulfates alcalins des sels doubles cristallisables.

Sulfate uranoso-ammonique,

(SO‘)2U(AzII‘)2 f H2 O.

— Aiguilles concentriques, groupées en mamelons, d’un vert foncé, assez solubles dans l’eau. Sa solution laisse déposer par l’ébullition du sulfate uraneux basique.

Sulfate uranoso-potassique,

(SO‘)3U2K2-f- H2 O.

— Croûtes cristallines vertes, peu solubles dans l’eau.

Sulfate uranique, SOl(UO)2 + 3IPO. — On le prépare en traitant l’azotate d’uranyle par l’acide sulfurique, chassant l’excès d’acide et faisant cristalliser le résidu dans l’eau. Il cristallise difficilement. Ses cristaux renferment, d’après Ebelmen, 3 j HsO, mais ils s’effleurissent à l'air en perdant 5 H* O; ils abandonnent 2 molécules d’eau à 100" ou dans le vide et le sel ne se déshydrate complètement que vers 300° (Ebelmen). Calciné fortement, il laisse un résidu d’oxyde vert d’uranium.

On peut aussi préparer ce sel en traitant par l’acide sulfurique le sesquioxyde d’uranium, ou bien l’oxyde vert, avec addition d’acide azotique.

En faisant cristalliser le sulfate uranique dans l’acide sulfurique concentré, Schultz-Sellack l’a obtenu en cristaux anhydres non fluorescents, attirant l’humidité de l’air.

100 p. d’eau dissolvent 216 parties du sel cristallisé avec 3HsO h 22° et 360 p. à l’ébullition. Le sulfate uranique se dissout aussi dans l’alcool. Sa solution alcoolique se réduit à la lumière.

Berzélius a décrit deux sulfates acides, présentant les rapports 2S0:,.U303et 3S03.U203; ce dernier serait d’après lui le sulfate neutre. Mais Peligot a montré que cette assertion n’est pas fondéo et que s’il existe un sulfate acide, celui-ci est comparable au sulfate acide de potassium et renferme

[Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. XII, p. 558J.

Drenkmann \Jahresb. f. Chem., 1801, p. 250|, puis Schultz-Sellack [Deutsch. chem. Gesellscli., t. IV, p. 12J ont pleinement confirmé l’opinion de Peligot.

Sulfate acide d’uranyle, S O* (U O) H. — Ce sel, déjà observé par Peligot, se dépose à l’état cristallin par le refroidissement de la solution du sel neutre dans l’acide sulfurique moyennement concentré. On l’obtient en beaux cristaux fluorescents, d’un vert jaune, lorsqu'on évapore lentement cette solution à 200° (Schultz-Sellack).

Anhydrosulfate d’uranyle, S2 O7 (U O)2. Il se

sépare après quelque temps de la solution sulfurique du sulfate neutre, à laquelle on a ajouté de l’anhydride sulfurique. Il est très-avide d’eau [Schultz-Sellack].

Sulfate uranico-ammonique,

S O* (U O) Az IP + H2 O.

— Prismes clinorhombiques jaunes, peu solubles, souvent réunis en masses mamelonnées et confuses.

Sulfate uranico-potassique,

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