S O’- (U O) K + IP O
— Croûtes cristallines jaune-citron, inaltérables à 1 air, obtenues par cristallisation d’un mélange des deux sulfates. 100 p. d’eau dissolvent O p. de ce sel à 22° et 196 p. à 100°. — Chauffé
à 120°, ce sel perd son eau de cristallisation (Ebelmen).
Le sulfate uranico-sodique ressemble aux précédents, mais n’a pas été analysé.
Berzélius a décrit d’autres sulfates doubles dans lesquels il admet le sulfate uranique
mais l’existence de ces sels est douteuse, celle du sulfate (S O3)3 U2 O3 lui-même ayant été contestée avec raison.
On rencontre dans la nature, notamment à Joachimsthal (Bohême) divers minéraux uranifères sulfatés, les ocres d’urane ou fleurs d’urane (uranblüthe) qui constituent des sulfates basiques; un sulfate cuprico-uranique, ou johannite, un sulfate uranoso-uranique combiné au sulfate cupricouranique et nommé uranochalkolite.
Sulfite uraneux. — On obtient un sulfite uraneux basique, S O3 U". U H2 O2, -f- II20 par l’addition de sulfite de sodium à une solution de chlorure uraneux ; il se dégage de l'acide sulfureux. Précipité gris vert, soluble dans les acides. Chauffé, il perd de l’acide sulfureux et laisse un résidu d’oxyde vert d’uranium.
Sulfite uranique, S O3 (DO)2. — L’addition de sulfite neutre d’ammonium à uno solution d’azotate uranique détermine un précipité floconneux, jaune-pâle qui renferme d’après Muspratt 3 H2 O. Suivant Hemelé [Bull, de la Soc. chim., t. VI, p. 322J, on obtient ainsi un précipité cristallin jaune-citron qui contient 2 H2 O. Ce sel se dépose aussi avec 3 112 O lorsqu’on dirige un courant de gaz sulfureux à travers du sesquioxyde d’uranium hydraté, en suspension dans l’eau (Musprait). Dans ces conditions, l’oxyde uranique se dissout en donnant une liqueur jaune qui abandonne par l’évaporation spontanée de petits prismes jaunes renfermant 4 II20 [Girard, Compt. rend., t. XXXIV,
Le sulfite uranique est inaltérable à l’air à la température ordinaire; chauffé, il dégage du gaz sulfureux et laisse un oxydo intermédiaire. Il se dissout dans une solution d’acide sulfureux.
Lorsque, à la solution jaune obtenue par l’action de l’acide sulfureux sur l’hydrate uranique, on ajoute une solution très-acide de sulfite de potassium, de sodium ou d’ammonium, on obtient des précipités cristallins jaunes, qui se déposent complètement lorsqu’on chauffe. Ces sels doubles renferment selon Scheller, outre 1 ou 2 molécules H2 O :
D2Na. H SOr>
D2Az HL 11 S O6,
formules qui peuvent se traduire par la suivante qui représente des sels basiques i
SOs(Dk°).(üO)OH.
La formation de ces sels dans une liqueur qui doit être acide semble inexplicable. Le sel sodique seul est un peu soluble dans l'eau. Tous trois se dissolvent dans l’acide sulfureux [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXL1V, p. 238],
Tellurate uranique, TeO''(UO)2 — Poudre d’un jaune citron pâle, insoluble dans l’eau, obtenue par double décomposition.
Telluiiite uranique. — Comme le tellurate.
URANIUM (ANALYSE). — L’uranium forme deux classes de composés : les composés uraneux et les composés uraniques. Les premiers sont verts, les seconds sont jaunes. Beaucoup d’entre eux possèdent une fluorescence remarquable. Ils offrent une saveur amère.
Chauffés au chalumeau avec le sel de plios-
URANIUM (ANALYSE). — 558 — URANIUM (ANALYSE).
phore ou le borax, les composés d’uranium donnent dans la flamme extérieure une perlo jauneclaii , qui devient verdâtre par le refroidissement, et dans la flamme intérieure une perle verte, qui devient plus foncée parle refroidissement. Chauffés sur le charbon, ils ne sont pas réduits à l’état métallique.
Les perles d’uranium présentent des spectres d’absorption qui ont été étudiés par Sorby [Bull, de la Soc. chim., t. XIV, p. 40].
Secs uiianeux. — Les solutions des sels uraneux sont vertes; elles s’oxydent à l’air ou par l’action de l’acide azotiquo en devenant jaunes. Elles agissent comme réducteurs sur les sels d’or et d'argent.
Les alcalis caustiques , y compris V ammoniaque, y produisent un précipité gélatineux rouge-brun d’hydrate uraneux.
Carbonates alcalins. — Précipités verts, avec dégagement d’acide carbonique, solubles dans un excès de carbonate, surtout de carbonate ammonique, en donnant une solution verte.
Hydrogène sulfuré. — Pas de précipité dans les solutions neutres.
Sulfure ammonique. — Précipité noir, dans les liqueurs neutres.
Phosphate disodique. — Précipité gélatineux vert.
Acide oxalique. — Précipité vert grisâtre d’oxalate uraneux.
Ferrocyanure de potassium. — Précipité brunclair.
Sels uraniques. — Leurs solutions sont jaunes. Beaucoup sont solubles dans l’alcool, et leur solution alcoolique se colore en vert à la lumière par suite de la formation d’un sel uraneux.
Elles donnent avec les alcalis des précipités jaunes d’uranates alcalins insolubles dans un excès d’alcali, facilement solubles dans les carbonates alcalins. Certaines matières organiques empêchent la précipitation par les alcalis.
Carbonates et bicarbonates alcalins. — Précipité jaune, facilement soluble dans un excès de carbonate, surtout de carbonate ammonique. L’addition de potasse à la solution du précipité en sépare tout l’oxyde uranique ; la solution ammoniacale laisse précipiter une partie de l’oxyde uranique par l’ébullition. Ces caractères sont trèsimportants pour la séparation de l’uranium.
Carbonate de baryum. — Il précipite tout l’oxyde uranique à froid.
Hydrogène sulfuré. — Réduit les sels uraniques en sels uraneux verts.
Sulfure ammonique. — Précipité noir de sulfure d’uranyle, se déposant très-lentement, à peu près insoluble dans un excès de réactif. La solution du carbonate uranico-ammonique n’est pas troublée par le sulfure ammonique.
Phosphate disodique. — Précipité jaune-clair.
Tannin. — Précipité brun-foncé.
Cyanure de potassium. — Précipité jaune incomplètement soluble dans un excès.
Ferrocyanure de potassium.— Précipité rougebrun foncé (').
Ferricyanure de potassium. — Pas de précipité.
Dosage et séparation. — On dose généralement l’uranium à l’état d’oxyde vert G3 O4. Pour cela, on le précipite de ses solutions uraniques par l’ammoniaque; la précipitation est complète. Le précipité jaune est de l’oxyde uranique contenant une certaine qûantité d’ammoniaque; pour l’empêcher de traverser les filtres, il faut le laver