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URIQUE (DÉRIVÉS

Nous diviserons cet article d’après les indications que nous venons de donner, en faisant l’histoire des urées qui n’ont pas été encore décrites dans cet ouvrage.

Urées composées à radicaux d'acides monoalomiques .

Ces uréides s’obtiennent par l’action des chlo-

rures d’acides ou des anhydrides sur l’urée. Elles ont été découvertes par M. Zinin \ J ou ni. fur prakt. Chem., t. LXII, p. 355 ; Arm. de Chim. et de Phys., (3) 1855, t. XL1V, p. 57].

Elles comprennent les termes suivants :

C O Az2 H»(C* H» O) C O Az2 II3 (C7 H30)

Acétylurée. Bonzoylurée.

CO Az* H* (CH O)

Formylurèo.

ACÉTYLDRÉE ( Acéturéide ), C 0Az2II3(C2H30) (Zinin). — Le chlorure d’acétyle réagit à froid sur l’urée; quand la réaction est terminée, on chauffe à 120° pour chasser l’excès de chlorure d’acétyle et l’on fait dissoudre la masse dans l’alcool bouillant, d’où l’acétylurée cristallise par le refroidissement.

On peut aussi obtenir l’acétylurée en chauffant un mélange d’urée et d’anhydride acétique jusqu’au point d’ébullition de l’anhydride acétique, et ajoutant ensuite au mélange de l’eau qui sépare l’urée acétique [Schertz, Marsh et Geuther, Zeilsch. f. Cliem., 1868, p. 299; Bull, de la Soc. chim., 1868, t. X, p. 457],

L’acétylurée est en longues aiguilles à base rectangulaire, striées, très-blanches et d’un éclat soyeux : 1 p. se dissout dans 10 p. d'alcool bouillant et 100 p. d’alcool froid. Elle est peu soluble dans l’eau froide; l’eau chaude la dissout plus facilement que l’alcool et la laisse déposer par le refroidissement, sous la forme de prismes groupés en étoiles, à base rhomboïdale et à sommets dièdres.

Elle commence à se sublimer vers 160° et fond à 200° ; plus fortement chauffée, elle se dédouble en acide cyanurique et acétamide.

Bromacétylurée, COAz2H3(C2H2BrO) [Bæyer, Ann. der Chem. u. Pharm., 1864, t. CXXX, p. 129], — On l’obtient en mêlant 3 p. d’urée avec 5 p. de bromure de bromacétyle, et faisant cristalliser le produit dans l’alcool faible. Elle est en aiguilles difficilement solubles dans l’eau froide, et décomposées par l’eau bouillante. L’ammoniaque alcoolique la convertit suivant Bæyer, en glycolylurée (hydantoïne).

C0^AzH2 C°’CU Br + AzHS

^ AzH -C Fl2 x AzH- CO

-(- AzH» Br.

M. Mulder a contesté les résultats signalés par M. Bæyer. Il a obtenu dans l’action de l’ammoniaque sur la bromacétylurée un corps qu’il appelle diglycolamidodiuramide, et qu’il représente par la formule suivante analogue à celle de l’acide diglycolamidique :

. CH2-CO-AzH-CO-AzII2 AZHx CH2- CO- AzH-CO-AzII2.

En outre, il se formerait de la triglycolamidotriuramide,

(Az II2 - C O - Az H - C O - C H*)3Az

(Mulder, Deutsche chem. Gesells., t. V, p. 1011; Bull, de la Soc. chim., 1873, t. XIX, p. 213].

Depuis, M. Bæyer a maintenu l’exactitude de ses premiers résultats [Deutsche chem. Gesellsch., t VIII, p. 612; Bull, de la Soc. chim., 1875, t. XXIV, p. 378],

TrIBROM ACÉTYLURÉE,

CO Az*H3(C*Br>0)

(Bæyer, ilém. cité]. — On l’obtiendrait probablement au moyen du bromure de tribromacétyle et de l’urée, mais elle a été préparée seulement par le dédoublement d’une uréidc de la

URÉES COMPOSÉES. — 575 — URÉES COMPOSÉES.

série urique, la dibromomalonylurée ou acide dibromobaibiturique, CO Az2II2(C3Br202). Ello • se produit après quelques heures de contact, "lorsqu’on a saturé de brome une solution d’atcide dibromobarbiturique; il se dégage en mémo temps de l’acide carbonique et de l'acide bromhydrique. Elle est en aiguilles prismatiques incolores, difficilement solubles dans l’eau, mais solubles dans l’alcool. Sa vapeur et sa poudre irritent vivement les yeux et le nez. Elle fond à 140° ot se solidifie à 123°.

L’eau bouillante, les acides et les alcalis la décomposent en urée, bromoforme et acide carbonique. Dissoute dans l’ammoniaque, elle donne du bromoformo et un composé que Bæyer avait appelé isobiuret et dont Hofmann a reconnu l’identité avec le biuret.

CiiLonAcÉTYi.URéE , C O Az2 II3 (C2 H2 Cl O) [ Jazukowitsch, Zeilsch. f. Chem., 1807, p. 234; Bull, de la Soc. chim., 1868, t. X, p. 252; — Tomasi, Même recueil, 1873, t. XIX, p. 242].

— Obtenue par l'action du chlorure d’acétyle chloré sur l’urée, la chloracétylurée est en fines aiguilles incolores, peu solubles dans l’eau bouillante, assez solubles dans l’alcool à chaud.

TaicHLonACÉTYLonÉE, COAz2Il3 (C2 Cl3 O) [A. Clermont, Compt. rend. t. LXXVI1I, p. 148]. Elle s’obtient par l’action du chlorure de trichloracétyle sur l’urée et peut également se préparer par la distillation d’un mélange d’anhydride phosphorique et de trichloracétate d'urée séché à 40°. Vers 120°, la trichloracétylurée distille; on la purifie en la faisant cristalliser dans l’alcool bouillant. Elle se présente sous la forme do lamelles micacées presque insolubles dans l’eau bouillante. L’azotate d’argent et l’azotate mercurique ne la précipitent pas.

DlACÉTÏLUnÉE,

C*H30-Az !I-CO-AzH-C2H3 O.

— Quand on chauffe, pendant une heure à 60°, do l’oxychlorure de carbone liquide et de l’acétamide, il se forme, entre autres produits, un corps cristallisé en aiguillos, peu solubles dans l’eau et l’alcool froid, et que l’auteur appelle carbonyl-diacétamide. D’après son origine et sa formule, ce corps n’est autre que la diacétyluréc.

Par l’action de la chaleur, ce corps entre en fusion et se sublime sans décomposition [Schmidt, Journ. f. prakt. Chem., t. V, p. 35; Bull, de la Soc. chim., 1872, t. XVII, p. 401].

benzoylurée ( Bensuréidt ), C O Az2 II3 (C7 II3 O) (Zinin). — On chauffe un mélange intime do 2 molécules d’urée et d’une molécule de chlorure de benzoyle à 150-155°. La masse refroidie est lavée 5 l’alcool froid et reprise par l’alcool bouillant.

La benzoylurée se sépare en lames minces, rectangulaires, ressemblant aux cristaux d’acide benzoïque. Elle se dissout dans 26 p. d’alcool bouillant et 100 p. d’alcool froid; elle est encore moins soluble dans l’eau et dans l’étlier. Elle fond à 200°.

Cette urée se forme également, quand on chaude à 140-150° de l’anhydride benzoïque et de l’urée.

Mélanitrobensoylurée. [Griess, Deutsch. chem. 1 Gesells., t. VIII, p. 221, et Bull, de la Soc. chim., . 1876, t. XXV, p. 23]. — Elle s’obtient par l’action du chlorure de métanitrobenzoyle sur l’urée: elle est en lamelles rbombiques, blanches, trèspeu solubles. Le sulfure d’ammonium la convertit en métamidobenzoylurée C8 11° Az3 O2, qui est en fines aiguilles brillantes. Cette urée donne un chlorhydrate et un cbloroplaiinate cristallisés.

DiBExzoïLuaéE , C O Az2 H2 (C7 H3 O)2 [Schmidt, Mem. cité]. — Ce corps, analogue à la diacétylurce, se produit comme elle par l’action do l’oxychlorure do carbone liquide sur la benzamide. Elle constitue des aiguilles soyeuses, enchevê-

trées, très-peu solubles dans l’eau, plus solubles dans l’alcool, principalement dans l’alcool bouillant. Par la chaleur, elle fond et se sublime sans décomposition. Les acides concentrés la dédoublent à chaud en acide carbonique, ammoniaque et acide benzoïque.

butyrylurée, C O Az2 (C* H7 O) . — Obtenu au moyen du chlorure de butyryle, elle est en petites écailles ou en paillettes minces fusibles à 176° (Zinin).

formylurée, C O Az2 H* (C H O) [Scheitz, Marsh et Geuther, Mém. cité J. — L’acide formique est maintenu quelque temps à 100° avec de l’urée, puis la masse est chauffée à feu nu jusqu’à l’ébullition. Il se produit de la formylurée en petits cristaux blancs, très-peu solubles dans l’alcool absolu froid, facilement solubles dans l’eau, fusibles à 150°.

valérylurée, C O Az2 H3 (C3H9 O ). — Elle cristallise dans l’eau bouillante en petits cristaux nacrés, fusibles à 191° (Zinin).

Uréides dérivées d’acides-alcools.

Nous avons dit que les acides-alcools, comme l’acide glycolique, l’acide lactique, donnent deux séries d’uréides, suivant que la substitution a lieu par un résidu monoatomiquo renfermant encore lo groupe CO2 II, ou par un résidu diatomique; avec l’acide lactique,

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