‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 309 sur 430 · CII3-CII-OII CO2 H · texte numérisé non relu

CII3-CII-OII CO2 H

on a l'acide lacturamique,

CH3-CH-AzII- CO- Az II2 CO2 II

et la Iactylurée,

CU3-CH-AzH

CO-AzIK

Les uréides peuvent s’obtenir par déshydratation des acides uramiques correspondants sous l’influence do la chaleur; inversement, on chauffant les uréides avec de la baryte, on les transforme en sels de baryum des acides uramiques :

/n* AZ«^C0 + II*0

CO-AzlI ^ '

Glycolylurée.

C II3- Az II - C O - Az II2 C02U

Acide hydantoïque.

Le mode d’obtention de ces acides uramiques est analogue à celui des urées composées. On fait réagir sur un cyanate, le sulfate ou le chlorhydrate d’une amine acide comme le glycocolle, l’alanine, la Ieucine,

CO3 II - C H2-AzII2,II Cl + COAzK

Chlorhydrate de glycocolle.

, ClI2-Az II -CO-AzII2 = KC1 + CO2 II

Acide hydantoïque.

On peut encore les obtenir en chauffant à 125° l’amine-acide avec l’urée : il y a union des constituants avec élimination d’ammoniaque :

C02II - CII2-Az II2 -f COAz2II»

Glycocollo. Urée.

. tI1 , C Hs - Az II - CO - Az H* = Az II3 + i

Acide hydantoïquo.

Souvent, dans cette réaction, la température est suffisante pour déshydrater l’acido uramique,

URÉES COMPOSÉES. — 576 — URÉES COMPOSÉES.

et c’est ruréide correspondante qui prend naissance :

C 02 H - C II* - Az II (C2 H8) + C 0 Az* H* Éthylglycocolle. Urée.

Éthylhydantolne.

CO

L’acétonylurée a été obtenue dans une réaction spéciale que nous indiquons plus loin en faisant l’histoire de ce corps.

On a préparé les acides uramiquesetles uréides correspondant à diverses amines-acides do la série grasse, glycocolle, méthyl- et éthylglycocolle, alanine, leucine ; et dans la série aromatique, les composés dérivés de l’acide amidobenzoïque et ses isomères.

Les termes connus de cette série, sont les suivants :

Acide hydantoïque et hydantoïne (glycolylurée), t. II, p. 54.

Étiiylhydantoinc.

Acide môthylhydantoïque etméthylhydantoïne.

Acide acétonylurique et acétonylurée.

Acide lacturamique et lactylurée.

Oxycaproylurée ou l’acide uramidocaproïque.

Dans la série aromatique : Acide oxybenzuramique et ses isomères, l’acide uramido-dracylique et l'acide uranthranilique (t. II, 703).

hydantoïne. — L’hydantoïne, l’éthylhydantoine et la méthylhydantoîne, ainsi que l’acide hydantoïque ont été décrits (t. II, p. 54).

L’acide éthylhydantoïque n’est pas encore connu. QuaDt à l’acide métliylhydantoïque, il a été préparé récemment.

Acide m éthylhydantoïque (appelé aussi sarcosurique),

rns Az (C H3) - C H2 - C 02H Az H2

quido après la réaction, on chauffe légèrement; pour chasser l’acétone non attaquée, et la solution évaporée laisse déposer du chlorure de potassium et de l’acétonylurée. On reprend celle-ci par l’éther, et on la purifie par compression et par ■ sublimation. Pour cette dernière opération, l’acétonylurée doit être mélangée de sable quartzeux. j

L’acétonylurée est en gros prismes brillants,, d’une saveur amère, solubles dans l’eau, l’alcooïl et l’éther, fusibles à 1 75° et se sublimant déjà au-.-; dessous de cette température en aiguilles longues* et cassantes. Elle donne avec l’azotate d’argent,, une combinaison, C5H8Az202-|-Az03 Ag, cristallisant en gros prismes très-solubles dansl’eau.

Chauffée en solution aqueuse avec de l’oxydee d’argent, elle fournit un dérioé argentique,

CsH7Az* 0*Ag,

poudre cristalline peu soluble dans l’eau.

Cbauffée à 150° avec de l’acide chlorhydrique fumant, elle se dédouble en donnant de l’acide ! carbonique, de l’ammoniaque, et le chlorhydrates d’une amine-acide, une butalanine, l’acide a ami-do-isobutyrique,

C4II9Az02 = ^CI!3)s-AzH!

Cet acide fournit de l’acide acétonique, ou oxy— isobutyrique

par l’action de l’acide nitreux.

L’acétonyluréo, bouillie avec de l’eau de baryte, , donne le sel de baryum de l’acide acétonylura- iinique,

C® H'<>Az203 =

(CIP)2 -C-AzII-CO-AzHs CO2 II.

fBaumann et Hoppe-Seyler , Deutsche chem. Gesells., t. VII, p. 34, et Bull, de la Soc. chim., 1874, t. XXII, p. 71; Salkowski, même recueil, 1876, t. XXII, p. 72], — La sarcosino (méthylglycocolle) ingérée dans l’économie, se transforme en acide sarcosurique (Schultzen). On obtient également ce corps en faisant bouillir une solution de sarcosine avec l’urée, ou en traitant la sarcosine par le cyanate de potassium en présence d’acide sulfurique ou de sulfate d’ammonium. Il se forme en même temps de la méthylhydantoîne.

L’acide méthylhydantoïque est en cristaux étoilés, peu solubles à froid dans l’eau et dans l’alcool, assez solubles à chaud.

ACÉTONYLURÉE,

C5Ii8Az202 =

C(CII3)2-AzII CO— Az H

[Urech, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLXIV, p. 215, et Bull, de la Soc. cliim., 1873, t. XIX, p. 26]. — Lorsqu’on ajoute à de l’acétone mélangée de cyanure de potassium pur, une quantité d’acide chlorhydrique telle qu’tdle représente une molécule d’H Cl pour une molécule de cyanure, on obtient une combinaison d’acétone et d’acide cyanhydrique, la diacelone-cyanhydrine,

C6 H1202,CAz H;

mais si, au lieu de cyanure de potassium pur, on emploie un cyanure mélangé de cyanate, on obtient l’acétonylurée, dont la formation est représentée par l’équation :

C3H«0 -f CAzII -f CO AzlI = C® II® Az2 O2. Acétone. Acide Acide cya- Acétonylurée.

cyanhy- nique, drique.

Pour isoler cette substance, on décante le li-

On ne réussit pas à retirer l’acide du sel de baryum; il se transforme dans ce cas en acétonylurée ; mais on le prépare au moyen du procédé général, en chauffant le sulfate d’acide a-amidoisobutyrique avec du cyanate de potassium.

L’acide acétonyluramiquc est cristallisé, assez soluble dans l’eau et dans l’alcool bouillants, insoluble dans l’éther; il perd de l’eau à 140°, et se transforme en acétonylurée. — Son sel d’argent,

C3I19 Az2 O3 Ag,

cristallise en aiguilles anhydres réunies en faisceaux.

LACTYLURÉE,

ClH6Az2 O2 =

CH3 - CH- Az II CO-AzlI

^CO

[Urech, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLXV, p. 99; Deutsche chem. Gesellsch., t. VI, p. 1113, et Bull, de la Soc. chim., 1873, t. XIX, p. 307, t. XX, p. 540; Heintz, Ann. der Chem. u. | Pharm., t. CLXIX, p. 120, et Bull, de la Soc. chim., 1874, t. XXI, p. 352].

La lactylurée se produit :

1° Quand on déshydrate par la chaleur l’acide lacturamique obtenu dans l’action du sulfate d’alaninc sur le cyanate de potassium (Urech).

2° En traitant par l’acide chlorhydrique un mélange d’aldéhydatc d’ammoniaque, de cyanure de potassium et de cyanate de potassium et reprenant la masse par l’alcool éthéré (Urech).

En préparant de l’alanine par l’aldéhydate d’ammoniaque, l’acide chlorhydrique et le cyanure do potassium, M. Heintz a trouvé dans les eauxmères de la préparation, de la lactylurée provenant de l’action du cyanate de potassium renfermé dans le cyanure.

La lactylurée cristallise par l’évaporation lente

URÉES COMPOSÉES. — 577 — URÉES COMPOSÉES.

de sa solution aqueuse en grands prismes incolores qui s’t'fllenrissent à l’air, fondent à 145° et contiennent, C*tI6Az202 + H20. Les cristaux appartiennent au système orthorhombique. Formes : m,al, e1. Angles : mm — 42°30’; e1 e1 = 137°; etgi = 111°30' ; me' =97°30'. Clivage suivant g'.

Par le refroidissement des solutions chaudes, elle se dépose en petites aiguilles concentriques anhydres.

La lactylurée anhydre fond à 125° (Urech) ; vers 140° (Heintz); elle se sublime lentement vers 160°. Elle est assez soluble dans l’eau et insoluble dans l’éther (Urech) ; elle est peu solublo dans l’éther (Heintz).

Chauffée avec de l’acide chlorhydrique, elle se décompose en acide carbonique, ammoniaque et alanine. Par l’action de l’hydrate de baryte à l’ébullition, elle donne du lacturamate de baryum. Avec l’oxyde d’argent, elle fournit un dérivé argenlique, C* H'iAz-üiAg.

Acidb lacturamique,

C4H8Az203 =

CH3 - C. H - Az H- CO -AzH2.

— On le prépare en chauffant une solution de sulfate neutre d’alanine avec un petit excès de cyanate de potassium; puis on ajoute beaucoup d’alcool pour séparer le sulfate de potassium et l’on évapore. Les cristaux obtenus sont soumis à une nouvelle cristallisation dans l’alcool faible.

L’acide lacturamique est uue masse cristalline blanche, peu soluble dans l’alcool froid, insoluble dans l’éther, fondant à 155° sans altération, et se dédoublant, h une température supérieure, en eau et lactylurée.

Le sel d'argent, C*H7Az203Ag, est en aiguilles anhydres, groupées en faisceaux, solubles dans l’eau.

Le sel de cuivre est soluble, vert et amorphe.

Le sel de plomb,

(C4H7Az2 O3)2 P b + 211*0,

est en croûtes cristallisées solubles.

acide dramido-caproiqoe. — En fondant la leucitie avec de l’urée, M. Franz a obtenu un corps cristallisé en aiguilles qu’il n’a pas analysé; ce corps doit être l’acide leucyluramique ou uramidocaproïque C7Hl4Az203, ou l’oxycaproylurée C7HlsAz!02 ( Deutsch . chem. Gesells., t. VI, p. 1278).

Les uréides précédentes renferment des résidus d’acidcs-alcools monobasiques : acide glycolique, acide lactique, etc. On connaît des corps analogues correspondant à des acides-alcools bibasiques, comme est l’acide malique. A l’acide malique correspond, eu effet, une uréide qui conserve encore les caractères d’un acide, et qui présente avec l’acide malique les mêmes relations que la glycolylurée (bydantoine) avec l’acide glycolique.

C II2-Az H

G O - Az H

Acide gly-

Glycolylu-

colique.

rée.

Cil- O H

CH-AzH

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