II2 O
Amide malyluréique.
Quand la réaction est terminée, on reprend le produit par 3 fois son poids d’eau bouillante en présence de noir animal, et on purifie par de nouvelles cristallisations.
L’acide malyluréique est en rhomboèdres aigus, brillants, solubles dans environ 5 fois leur poids d’eau à 100°, très-peu solubles dans l’eau froide, insolubles dans l’alcool et dans l’éther, fondant avec décomposition entre 230 et 235°.
L’acide chlorhydrique, à l’ébullition, le convertit en chlorure d’ammonium et acide malyluréique.
Action du brome sur l'acide malyluréique. — Cette action donne lieu h divers produits; quand on chauffe l’acide pendant 24 heures à 100" avec 4 parties de brome et 5 parties d’eau, il se forme un corps cristallisé peu soluble, le malolacturile hexabromé, C9H8Br3Az4 O®, et les eaux mères évaporées donnent deux nouveaux produits, l’un qui ost presque insoluble dans l’eau renferme G9 II4 Br* Az1 05, l’autre beaucoup plus soluble, C8 H5Br Az*0*. Si l’on chauffe pareillement il 100°, l’acide malyluréique avec 5 parties de brome et sans eau, on observe une autre réac-
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URÉES COMPOSÉES. — 578 — URÉES COMPOSÉES.
tion ; lo produit principal de la réaction est un Corps bien cristallisé
C4Il4Br2 Az203
l’hydromalonylurée bibromée, etavecunemoindro quantité do brome, ou obtient un corps
l’acide malyluréique, il est en paillettes légères., jaunâtres. Chauffé avec du brome et de l’eau, i. . se convertit en liydromalonylurée bibromée.
C8 H8BrAz404+4Br-(-2H20 = 2C4 H4Br2Az2 03 + H Br
C9II6 Br‘J A z4 O5
L omalolacturile hexabromé, C9H8Br°Az406.
seformequandon chauffe il 100” pendant24 heures,
1 partie d’acide, 2 parties d’eau et 4 parties de brome. 11 est en paillettes très-légères, d’un aspect nacré, d’un toucher talqueux ; peu soluble dans l’alcool et dans l’étlier, il se dissout dans 35 fois environ son poids d’eau bouillante. 11 fond à 230° en se décomposant. Le brome et l’acide azotique même à chaud sont sans action sur lui. Les alcalis le détruisent à froid : il se dégage du bromoforme et la solution renferme du bromure et de l’oxalate. Chauffé avec de l’acide bromhydriquc, il donne un corps insoluble C9 II4Br4Az405 que nous décrivons ci-après.
Corps C9 If4 Br4 Az4 O6. — Il se trouve dans les eaux mères bromhydriques de la préparation du corps précédent; on les évapore à siccité, et on reprend par une grande quantité d’eau. Ce composé se sépare sous la forme d’une poudre blanche, légère, à reflet chatoyant, soluble dans 400 fois son poids d’eau bouillante, ne se décomposant qu’à une haute température et sans entrer préalablement en fusion.
Chauffé avec de l’eau et du brome, ce corps donne du malolacturile hexabromé
C9 H* Br6 Az4 O8.
Avec de l’eau de baryte, il donne un sel de baryum violet que l’action successive de l’acide azotique et de l’ammoniaque convertit en une matière pourpre, présentant les réactions caractéristiques de la murexide, ou plutôt de l’isoalloxanate d’ammonium. Avec l’ammoniaque, qui le dissout à l’ébullition, il donne une substance brune; celle-ci, traitée par quelques gouttes d’acide azotique à chaud, fournit une matière incolore, gommeuse, très-soluble, se colorant en pourpre par l’ammoniaque.
Corps C9tI6Br2Az405. Produit dans l’action de
2 parties du brome sec sur une partie d’acide malyluréique, à 100a, il est en petites paillettes légères, jaunes, solubles dans l’eau, l’alcool et l’éther. Chauffé avec un excès de brome et d’eau, il se convertit en malolacturile hexabromé.
H ijdromalonylurée bibromée C4 H4Br2 Az203. — On chauffe à 100°, pendant 3 jours, 1 partie d’acide malyluréique et 5 parties de brome. On reprend par l’eau et, après avoir séparé une petite quantité de malolacturile hexabromé peu soluble on concentre la solution d’où se séparent dos cristaux durs, en tables hexagonales, que l’on purifie par une ou deux cristallisations.
L’hydromalonylurée bibroméo est en beaux cristaux brillants, solubles dans 4 à 5 fois leur poids d’eau bouillante, solubles dans l’alcool et dans l’éther. Sa solution traitée à 70° par l'eau de baryte donne un précipité violacé qui se dissout d’abord, puis devient blanc et persistant, et donne à l’analyse la quantité de baryum qu’exige la formule de l’alloxanate.
Si l’on chauffe doucement la solution do ce corps avec quelques gouttes d’ammoniaque, il se développe une belle couleur pourpre, absolument semblable à celle que fournissent l’acide dialurique et l’ulloxantine dans les mêmes conditions. Cette solution pourpre donne avec les sels métalliques la même réaction que la solution de l’alloxantine dans l’ammoniaque.
Corps C8ll8BrAz404. — Formé en petite quantité dans l’action du brome en présence de l’eau sur
Uréides dérivées des acides bibasiques.
Deux séries d’uréides peuvent être obtenuesavons-nous dit, avec les acides bibasiques. Leunes représentent un sel d’urée, moins 1 rnolé. cule d’eau,
C8 O4 H9, CO Az9 H* — II2 O = C2 O3 H, CO Az2 H8 Oxalate d’urée. Acide oxalurique.
Les autres représentent ce même sel d’urée, moins deux molécules d’eau,
C2 O4 H2, CO Az2 H4 — 2H2 O = C202, COAz2Ili Oxalate d'urée. Oxalyiurée
(acide parabanique, .
Les premières constituent des acides uramiquet ■ Ces acides formés par la substitution d’un restt monoatomique à un atome d’hydrogène de l’urée u renfermant encore le groupe CO 2H, sont des acide: énergiques :
CO- AzlI-CO-Az II2 C02I1
Acide oxalurique.
Les secondes renferment le radical diatomiqc de l’acide substitué à 2 atomes d'hydrogène et l’urée.
CO-Azll „ CO-AzH'
CO
Oxalyl-ureo.
On ne connaît aucune méthode générale poi j l’obtention de ces différentes uréides ; les ph importantes et les premières connues ont ér dérivées de l'acide urique. (Voyez Dérivés ii l’acide urique, t. III, p. 005).
A l’acide carbonique correspond également i acide carburéique, mais connu seulement àl’ét de sels ou d’éthers; c’est l’acide allophauique.
Enfin plusieurs des uréides comme la mésox lylurée, peuvent s’unir à d’autres uréides av élimination d’eau et donner des diuréide ; comme l’alloxantine, l’acide hydurilique, to corps dont nous indiquerons les relations et constitution en traitant des dérivés uriquet Les termes connus des uréides d’acides bib. siques sont les suivants:
Acides uramiques.
Acide carburéique (allophanique), t. I, p. 14 1 Acide oxalurique, t. 11, p. 66
Acide succiuurique (voyez plus loin.
Acide inésoxalurique (alloxanique), t. 1, p. le
Uréides.
Oxalylurée (acide parabanique), t. II, p. 76i Mésoxalylurée (alloxane), 1. 1, p. 148.
Malonylurée (acide barbiturique), t. I, p. 50( Tartronylurée (acide dialurique), t. I, p. 114 A ces dernières se rattachent l’acide hyduriliqi l’alloxantine, etc. De plus, il est une autre clas de diuréides provenant de la soudure de 2 mo! cules d’urée pur l’intermédiaire d'un radii acide bibasique. Elles sontanaloguesà l’éthylèc urée do Volhard.
^ AzlI-CO-Az II2 ^ AzlI-t.O-AzlI2
Etliylèno-uréo.
nr.s Az II - CO Az H* AzlI-CO AzH!
Carbonyldiurée.
URÉES COMPOSÉES. — 579 — URÉES COMPOSÉES.
Ces dernières uréides s’obtiennent dans l’action des cldorures d’acides bibasiques sur l’urée.
Les seuls termes connus sont :
La carbonyle-diurée.
La succinyle-diurée.
Dans la classe des uréides d’acides bibasiques, nous n’avons à décrire, outre ces deux dernières, que l’acide succinurique.
ACIDE SUCCINURIQUE,
C! lIsAz304 = C2H4
^ CO-AzH-C O- AzlI2 v CO2 H
[Pike, Hall, de la Soc. chim., 1873. t. XX, p. 530]. - On chaude à 120° de l’anhydride succimque avec 1 molécule d’urée; la masse entre en fusion, puis se concrète subitement. On reprend par 1 eau bouillante, et l’on obtient l’acide succinurique sous forme d’écailles brillantes, presque insolubles dans l’eau froide, dans l’alcool et dans l’éther. 11 fond à 195° en se décomposant.
Les sels alcalins sont solubles ; les sels d’argent, de mercure sont insolubles.
CARBONYLE-DIURÉE,
C3 H6Az403 = CO^
AzH-CO-AzH2 Az H- CO -AzlI2
[Schmidt, Journ. f. prakt. Chem., (2), t. V, p. 35; Bull, de la Soc. cliim., 1872, t. XVII, p. 398J. — On chauffe pendant 2 jours, à 100°, du chlorure ; de carbonyle liquide avec de l’urée.
La carbonyle-diurée est une poudre cristalline blanche, volumineuse, peu soluble dans l’eau 1 froide, plus soluble dans l’eau bouillante, très- |; peu soluble dans l’alcool chaud. Chauffée sur
1; une lame de platine, elle se volatilise en entier en dégageant de l’ammoniaque et de l’acide cya- I nique. L’acide sulfurique froid la dissout et elle K se précipite sans altération par l’addition de l’eau, li Les alcalis caustiques la convertissent à l’ébullif tion en ammoniaque et acide cyauurique.
ILa carbonyle-diurée ne se combine ni avec les j acides ni avec les sels; cependant sa solution
I bouillante additionnée d’une solution étendue d’azotate mercurique donne une poudre cristalline, insoluble dans l’eau froide,
CSUSAz^OS-f HgO.
I SUCCINYLE-DIURÉE,