C. H1 (Az O
à = Az
CO
CO-Azll
^co.
On comprend facilement, d’après cette formule, comment agissent le brome et l’eau qui donnent de la bromopicrine et de l’acide parabanique (oxalylurée).
Au pyruvile (diuréide-pyruvique), obtenu par l’union de deux molécules d’uree et d’un acide acétonique avec élimination d’eau, se rattache l’allantoïne, homologue inférieur du pyvurile, et qui s’obtient par l’union d’un acide aldéhydique,
l’acido glyoxylique, et de deux molécules d’uré> avec élimination d’eau (E. Grimaux).
C* H* O3 -j- 2 CO Az2 H4 Acide glyoxylique.
= 2 IP O -j- C4 H6 Az403.
Allantolne.
UREIDES. — On donne le nom d 'uréides des composés qui résultent de la substitution da radicaux acides à l’hydrogène de l’urée, par anai logie avec le nom d 'amides, qui désigne les pro duits de substitution de l’ammoniaque par le radicaux acides. Gerhardt, le premier, a marquu cette relation des uréides et des amides, en diij sant que l’acide oxalurique et l’acide parabaniqu i présentent avec l’oxalate d’urée, les mêmes rap ports que les acides amidés et les amides ave. les sels ammoniacaux. Par acides amidés, il entenu dait les corps constitués comme l’acide oxamiqut l’acide succinamique. Ces analogies sont repréi sentées par les équations suivantes :
CO Az2U4,C204tP = C3H4Az204 + 11!0
Oxalate d’urée. Acide oxalu-
l’ique.
AzH3, C4H604 = C4H7Az03 -}- IPO.
Succinate d'am- Acide succimonium. mimique.
De même, quand il y a 2 molécules d’eai d’éliminées, nous avons :
C O Az2 H4. C2 O4 H2 = C3 II2 Az203 + 2 IPO
Oxalate d'urée. Acide para-
banique (oxalylurée.
Az H3, C4He04 = C4 H5 Az O2 -f 2 IP O.
Succinate d’am- Succinimide.
monium.
M. Zinin est parvenu le premier à introduire! par une réaction directe, un radical acide dar.: l’urée, en traitant l’urée par les chlorures acide: Ce mode d’obtention étant analogue à celui de amides, il désigna l’acétylurée,
C0Az2H3(C2H30),
la benzoylurée,
C O Az>U*(C7 11*0),
par les noms d 'acèturiide, de bensurèide. M. Zim me parait donc avoir employé ce nom pour première fois en 1855. Cependant Gerhardt ava employé, sinon le même mot, du moins une de sinence analogue, car en montrant que l’acic allophanique est au carbonate d’urée ce que l’t'i eide carbamique est au bicarbonate d’ammonium il l’appelait acide carbureiqtie.
Quoi qu’il en soit, le nom d’uréides est resattaché aux urées à radicaux acides, et M. Bæye en classant les dérivés de l’acide urique, lésa div sés en uréides, biuréides, uréides acides ou acidd uramiques, etc.
Les uréides actuellement connues comprennei. donc tous les corps qui résultent de la substitr tion de radicaux acides dans l’urée, que ces r; dicaux soient monoatomiques ou polyatomique et que les dérivés aient été obtenus dircctcincu comme Vacéluréide de Zinin, la glyoxyldiun (allantolne), ou qu’ils proviennent de réactior complexes comme le sont les composés de la scr urique.
M. Schiff a aussi donné le nom d 'uréides at urées composées obtenues par l’action des aide hydes sur l’urée (Voyez Urées composées, t. III p. 574). .
Dans cet ouvrage, nous avons cru devoir rangt i les uréides dans l’artiote : Urées composées, sai celles qui dérivent de l’acide urique, qui ont él 1
URÉTHAMYLANE. — 581 — URINES.
décrites à leur ordre alphabétique (voyez A lloxane , alloxantine, allantoïne, etc.). Néanmoins, pour bien marquer la nature des transformations de l’acide urique et les relations que présentent les corps dérivés, nous faisons une étude générale de ceux-ci sous le titre : Acide brique (dérivés de l’) (voyez,p. 605). E. G.
URETHAMYLANE. — Ancien nom du carbamate d’amyle.
URÉTHANE. — Ce mot a été employé primitivement pour désigner le carbimate d’éthyle (t. I, p. 744); depuis il a été appliqué d’une manière générale à tous les éthers carbamiques. C’est ainsi, par exemple, que les carbamates de méthyle ou de phényle,
CO
^OCH3 ^Az H2
et
xOCGHü Az H!
portent les noms de méthyluréthane et de phényluréthane.
ER ÉTHYLANE. —Ancien nom du carbamate de méihyle.
URINES. — Le liquide qui est sécrété d’une façon continue par les reins des mammifères s’écoule, par les uretères, dans la vessie et constitue l'urine dont l’animal se débarrasse de temps à autre par la miction. C’est essentiellement un produit d’excrétion principalement formé d’eau tenant en dissolution des corps minéraux et organiques nombreux, dont les glandes rénales, et spécialement les glomérules de Malpighi, déchargent sans cesse le sang. L’urée, le sel marin, les phosphates terreux sont les principaux matériaux do désassimilation dont l’économie se débarrasse par cette voie. Chez les animaux non mammifères, le produit de la sécrétion des glandes rénales se mélange le plus souvent au résidu du tube intestinal avant d’ôtre expulsé au dehors; mais ces excréments complexes composés, surtout chez les mollusques, les insectes, les reptiles, les oiseaux, d’acide urique, de guanine et de matières extractives peu ou mal connues, ne nous occuperont dans cet article que très-accessoirement.
Les urines proprement dites, ont été surtout étudiées chez l’hoinme. C’est d’elles que nous devons plus particulièrement parler dans cet article. Celles des herbivores, de certains carnivores, etc., contiennent quelques matières qui leur sont propres et que nous n’omettrons pas de signaler en passant; mais on connaît trop peu ces urines spéciales pour que nous puissions faire ici l’histoire particulière de chacunes d’elles.
L’urine sécrétée par l’homme bien portant est un liquide aqueux, limpide, de couleur jaune ambrée, de saveur saline un peu amère, d’une odeur particul.ère, très-légèrement aromatique quand elle vient d’ètre émise. Sa réaction est acide, mais elle peut normalement être neutre ou même alcaline.
La quantité d’urine sécrétée par l’adulte moyennement nourri, et d’un poids de 65 kilogrammes environ, est, dans notre pays, de 1 250 à 1 H50 centimètres cubes par 24 heures, soit 20 centimètres cubes par kilogramme. Pour un même poids l'enfant en sécrète plus que l’adulte. D’ailleurs l’activité des reins dépend non -seulement du mode d’alimentation de l’individu , mais aussi de 1 énergie de l’assimilation et do la désassimilation, de l’état de santé ou de maladie, etc.
L adulte s’abstenant de boissons ne fournit en 44 heures que 800 à 1 000 centimètres cubes d urine; celui qui boit et mange moyennement 6n donne de 1 250 à 1 350 ; celui qui boit et mange beaucoup, surtout s’il fait aussi de l’exercice, secrète de 1 460 à 2 000 centimètres cubes d’urines et au delà. Dans les maladies, le volume de
l’urine émise tantôt diminue (maladies fébrileu, maladies organiques des centres nerveux, du foie, du cœur), tantôt augmente au contraire (maladies nerveuses, glycosurie, azoturie, albuminurie).
L’urine fraîchement émise est limpide chez l’homme adulte, quelquefois chargée d’un précipité d’acide urique et d’urates acides chez l’enfant, trouble chez les herbivores, dont les urines alcalines fournissent toujours un dépôt de carbonates et de phosphates insolubles. Le plus souvent les urines claires de l’homme, lorsqu’on les abandonne à elles-mêmes, deviennent en se refroidissant légèrement louches par précipitation de quelques légers flocons de mucus et d’une trace de phosphates due au départ d’un peu d’acide carbonique. Plus tard elles peuvent déposer une faible quantité d’acide urique ou d’urates. Lorsque l’urine est trouble au moment où elle sort de la vessie, elle peut être ammoniacale, chargée de pus, de Anes granulations graisseuses. Quand chez l’homme elle devient jumenteuse après refroidissement, elle indique un état anormal de la nutrition ; au contraire, elle est toujours louche ou bourbeuse lorsque pour des causes morbides ou normales, comme chez les herbivores, elle offre une réaction alcaline au sortir de la vessie. Nous reviendrons sur ce sujet en parlant des sédiments.
La couleur de l’urine normale est ambrée; mais cette teinte peut varier du jaune très-pâle au jaune rougeâtre. En général les urines de la nuit, et celles qui suivent les principaux repas sont les plus colorées. Dans les fièvres et dans presque toutes les maladies où les urines sont rares, elles se colorent plus fortement.
L’odeur dos urines est fade et rappelle un pou, au moment où elles sont rendues, celle de la bile de l’animal. Plus tard cette odeur devient plus vive, c’est l’odeur urineuse, si désagréable chez les félins L’odeur ammoniacale, lorsqu’elle existe, indique un commencement d’altération due surtout à la fermentation ammoniacale de l’urée.
La saveur de l’urine, â la fois amère, salée et acidulé, est due surtout au chlorure de sodium et à l’urée.
La densité de l’urine humaine normale peut varier de 1,005 à 1,030; mais en général elle oscille entre 1 ,015 et 1 ,025. Les urines émises quelques heures après le repas sont les plus denses, celles qui succèdent aux libations abondantes de liquides aqueux sont les plus légères.