‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 328 sur 430 · I N CO · texte numérisé non relu

I N CO

CO— Az/ — C(OH-AzIIx

CO — AzH /C0

A la série parabaniquo se rattache un autre corps très-important, l’allantoîne, C* II6 Az4 O3, qu’on obtient en oxydant l’acide urique par l’oxyde puce do plomb ou le permanganate de potassium, et qui se produit également dans l’action de l’acide glyoxylique sur l’urée. L’allantoïne n’est autre que la diuréide glyoxylique,

C4 H®Az4 O3 = ^ Q

^AzH-CO-Az’.H2

^AzH-co

- Az II ^

En outre, l’allantolne traitée par l’hydrogène naissant a fourni le glycolurile, C4H®Az402, pour lequel nous ne trouvons pas encore de formule rationnelle qui nous satisfasse, il existe un dérivé, l’acide mycomélique,

C4I14 Az4Os

qui se forme à l’état de sel d’ammonium par l’ébullition de l’alloxane avec l’ammoniaque ; sa constitution n’est pas connue; il ne paraît plus appartenir à la série alloxanique, car l’acide azotique ne le convertit pas en alloxane.

Si nous comparons la série parabanique et la série alloxanique, nous voyons que toutes les deux ren forment un grand nombre de termes analogues différant seulement par CO ou 2 CO : c’est ce que montre le tableau suivant, où nous rangeons les dérivés uriques, en les distinguant en uréides, diuréides, acides uramiques et uramides. Nous y

Diuréides :

C4H®Az4 O3

Allan tolne

(diuréide glyoxyliquo).

C3 H4Az4Os Oxalantine

(diuréide glyoxyl-oialiquo.

C5 H6 Az4 O4 Acide pseudourique de Bæyer (diuréide tartrouique).

C8Il4Az4 O7 Alloxantiae (diuréide mésoxalyltartronique).

Diureides (suite).

C«H«Az4 O4.

Acide alliturique (diuréide glyoxyl-glycolique).

C8H6Az406 Acide hyduriliquo (diuréide tartr. nylmaloaique).

Triuréides .

C7H8Az®0®, H2 O

Acide allanturique de Mulder.

Acides uramiques:

C5 II6 Az203

Acide hydantoique.

C3 II4 Az* O4 C4 H4 Azs05

Acide oxalurique. Acide alloxaniquo.

U ramide.

C3 H3 Az3 O3, AzH2

Oxaluramidc.

Tels sont les termes de Ja série urique dont on connaît avec quelque certitude la constitution. Les autres termes qui n’y sont pas rangés sont ou des dérivés directs de ceux-ci, comme les produits de substitution de la malonylurée, ou des corps dont ; la constitution n’est pas connuo : acide mycomélique, purpurate d’ammonium. Quant à l’acide i iso-urique de M Mulder, obtenu par l'action de la cyanamide sur l’alloxantine et qui présente la composition, C*H4Az403. de l’acide urique, il me j paraît dériver de l’urée et de la cyanamide c’est l’acide pseudo-urique de Bæyer, moins H2 O.

CO - Az II ,

Az II3 - C O - Az H - C H ^)CO CO- AzH /

Acido pseudo-urique.

CO- AzH,

AzII = C = Az-CH ^CO

CO- Azll/

Acide iso-urique.

De tout de qui précède, nous concluons que les

dérivés de l’acide urique sont des uréides à radicaux d’acides polyatomiques à 2 ou 3 atomes de carbone.

Il existe, en outre, des corps constitués de la même façon, niais qui n’ont pas été dérivés de l’acide urique : le premier qui ait été connu à l’état' de sel ou d’éther, mais qui ne peut être isolé à l’état libre, est l’acide allophanique ou acide carburéique, qu’on peut rapprocher de l’acide oxalurique et de l’acide alloxanique :

C O - Az H - C O - Az H! CO - AzH-CO- AzH»

ÔH CO -OH

Acide allophanique. Acide oxalurique.

CO-AzH-CO-AzlI2

CO

Acide alloxanique.

L’amide de l’acide allophanique n’est autre que le biuret comparable à l’oxaluramide :

CO-AzH-CO-AzlI2

ÀzH»

Biuret.

CO-AzH-CO-AzlI2

CO- AzH2

Oxaluramide.

Les autres uréides, congénères des dérivés uriques, sont décrites à l’article Urées composées. Ce sont la lactylurée et l'acétonylurée, qu’on peut rapprocher de l’hydantoïne :

CH*-AzH,

CH(CH3)-AzH

et

\ CO

CO-AzlI^ CO Az H

Hydantolne. Lactyluiée.

Ç(CH3)2-AzH

CO AzH''00

Acétonylurée.

~ à ces deux dernières correspondent un acide lacturamique et un acide acétonyluramique, analogues h l’acide hydantoïque :

CH*-AzH-CO-Az H»

Acide hydantoïque.

C (C H8) - Az H - C O - Az IIS CO* H

Acide lacturamique.

Ç(CH3)2-AzH-CO-AzII2 C 0*H

Acide acétonyluramique.

Par l’action de l’acide pyruvique sur l’urée, on obtenu une diuréide, C8H8Az*03, homologue le 1 allantoine, et une triuréide, C9H‘2Az805, omparable à l’acide atlanturique de Mulder. Ces orps se rattachent à la série urique, car ils fourussent dans leurs dédoublements de l’acide paabamque; ce sont les premières diuréides qui lent été obtenues en dehors des composés riques; de même l’allantoïne est une diuréide m a pu être reproduite par synthèse.

Enfin les uréides maliques sont des congénères es dérivés uriques; aucun de ces dérivés ne ;eut être entièrement comparé aux uréides maiques. Celles-ci, en effet, renferment en dehors ® la chaîne formée de l’uréide un groupe C021I u un groupe CO-AzH2 qui impriment un nou- ^au caractère il la molécule. Ainsi, l’acide .plyluréique étant ’

Cil - AzlI \ à- H» CO,

C O - Az II /

on comprend, d’après cette formule, qu’il joue le rôle d’un acide et que cependant il ne puisse être confondu avec les acides uramiques dont nous avons parlé, dans lesquels l’urée n’est pas fixée au reste de la molécule par ses 2 atomes d’azote : c’est un corps de fonction mixte, uréide-acide. 11 en est de même de l’amide malyluréique, qui est le produit direct de l’action de l’asparagine sur l’urée ; c’est une uréide-amide :

CO-AzIl»

CH - AzH .

CO - AzH /

Mais un des dérivés de l’acide malyluréique, le corps C* H* Br’ Az2 O3, qu’on peut écrire

CH(OH)AzH .

CBr2 y CO,

CO — Az H

est absolument comparable aux dérivés uriques.

Ok oeut donc ranger les congénères dos dérivés directs de l’acide urique, actuellement connus, sous les titres suivants :

ürcides :

C‘ H6Az202 Lactylurée.

C8 H8 Az2 O* Acétonylurée.

C‘H‘Az202

Mono-uréide

pyruvique.

C* H* Br2Az203 Hydromalonylurée bibromée.

Diuréide :

C5H8Az* O3 Pyruvile.

(Diuréide pyruvique.) Triuréide :

C9H12Az805

Triuréide

dipyruvique.

Acides uramiques:

C2H‘Az203

Acide

allophanique.

C5H10 Az203 Acide

acétonyluramique.

C4H8Az203

Acide

lacturamique CSH8 Az20* Acide

succiuurique.

Uramide:

C2 H3 Az2 O2 (AzH2) Amide allophanique.

(Biuret.)

Uréide-acide:

C5IIGAz2 0*

Acide malyluréique.

Uréide-amide :

C» H* Az* O* (AzH*)

Amide malyluréique.

On voit que les dérivés directs de l’acide urique ne constituent plus un groupe à part sans analogues, mais que leur nature ayant été dévoilée par les travaux de M. Bæyer, on a pu reproduire des corps de constitution semblable dont il est facile d augmenter le nombre. Dorénavant, les

UROBILINE. — 610 — UROSULFIQUE (ACIDE).

dérivés uriques doivent, avec leurs congénères, rentrer dans la catégorie des urées composées à radicaux d’acides polyatomiques. E. G.

UROBILINE. — Voyez UntNES, t. III, p. 586.

UROCANINE. — Voyez Uiiocaniqub (acide).

UROCANIQUE (ACIDE), C«H«Az2Oî. — Ce corps a été trouvé par Jaffé dans l’urine d’un chien ne présentant aucun symptôme particulier et paraissant au contraire jouir d’une santé parfaite; on ne l’a pas rencontré depuis dans l’urine d’autres chiens.

L'urine recueillie dans les vingt-quatre heures en contenait de 2 à 3 grammes. Elle a été évaporée à consistance sirupeuse; le résidu a été repris par l’alcool bouillant et la solution distillée. Le nouveau résidu, additionné d’acide sulfurique et épuisé par l’éther, s’est pris en une bouillie cristalline qui a été lavée à l’eau froide, puis à l’alcool et soumise enfin à plusieurs cristallisations dans l’eau.

On a obtenu ainsi un sulfate qui, décomposé par la baryte, a fourni l’acide urocanique sous forme d’aiguilles incolores contenant deux molécules d’eau de cristallisation. Il est presque insoluble d ans l’eau froide, assez soluble dans l’eau bouillante, insoluble dans l’alcool et dans l’éther.

L’acide urocanique fond à 212-213°, en se décomposant; du gaz carbonique et de la vapeur d’eau se dégagent, et il reste une base énergique, l'urocanine (voir plus loin).

2 C6 H6Az202 = C0s + vl20-f C»‘H‘0Az*O.

L’acide urocanique donne des combinaisons avec les bases et avec les acides.

Le chlorhydrate, C6H°Az2 O-, II Cl, cristallise en lamelles rhombiques, microscopiques, très-solubles dans l’eau pure, peu solubles en présence d’un excès d’acide.

L’azotate, C6H8Az202, H AzO3, est caractéristique ; il est très-soluble dans l’eau, insoluble dans l'alcool, à peu près insoluble dans l’acide azotique qui le précipite en lamelles microscopiques, dentelées et recourbées en faucilles.

Le sulfate, (C6H6 Az202)2H2S0*, cristallise en aiguilles microscopiques, anhydres, peu solubles dans l’eau froide et dans l’alcool.

Lrocanine, C1IHl0Az4O. — L’acide urocanique, maintenu pendant quelque temps à 212-213', laisse un liquide brun qui se prend, par le refroidissement, en une masse vitreuse, fluorescente, verdâtre ; ce résidu constitue l’urocanine, peu soluble dans l’eau, qu’elle colore en brun ; le noir animal n’enlève pas cette coloration.

L’urocanine est iucristallisable ; sa solution aqueuse bouillante laisse déposer des flocons amorphes; les alcalis la précipitent dans le même état de ses sels. La réaction de l’urocanine est fortement alcaline.

Ses sels sont solubles dans l’eau, et leurs solutions sont aisément décolorées par le charbon, mais ils sont incristallisables.

Le chloroplalinute,

C11 H10 Az* 0, 2 H Cl, Pt Cl*,

se précipite à l’état amorphe, mais devient peu à peu cristallin et constitue alors une poudre rouge, dense, formée d amas sphériques de fines aiguilles microscopiques. Il est très-peu soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool et l’éther [M. Jaffé, Deutsche chem. Gesellsch., t. VU, p. 1069; t. VIII, p. 811 ; Bull, de la Soc. cliim., t. XXIV, p. 92 ; t. XXV, p. 2201. A. II.

UROCHLORALIQUE (ACIDE), C7H*2C1206.

— Cet acide a été trouvé par Musculus et de Mering dans les urines de malades qui prenaient de 4 à 5 grammes d’hydrate de chloral par jour ;

ces urines contiennent de 10 à 12 grammes d’u-; rochloralate de potassium par litre. Pour isoler j l’acide urochloralique, on évaporeles urines àcon- - j sistauce de sirop, on ajoute de l’acide sulfurique an résidu et on l’épuise à plusieurs reprises parr un mélange de 1 p. d’alcool et de 2 p. d’éther .rj Le liquide éthéro-alcoolique étant distillé, on i neutralise le résidu par la potasse, on évapore i en consistance d’extrait et on reprend par de l’alcool à 90 °/o. La solution alcoolique, addition- née d’éther, fournit un précipité d’urochloralatej de potassium impur, qu’on purifie par crista li- • sation dans l’eau avec addition de charbon i animal.

L’acide urochloralique, mis en liberté aui moyen de l’acide chlorhydrique, cristallise enj aiguilles groupées en étoiles, très-solubles dans; l’eau et dans l’alcool, à peu près insolubles dans.; l’éther pur. A l’ébullition, il réduit les solutionsalcalines de cuivre et de bismuth, ainsi que les ; sels d’argent; il décolore l’indigo sulfurique*

Il dévie à gauche le plan de la lumière polari-.i sée.

C’est un acide énergique qui forme des selfli solubles et cristallisables avec la plupart des: métaux ; le sous-acétate le précipite. Il n’est pan: déplacé par l’acide acétique.

L’urochloralate de potassium, C" H11 Cl2OcK. i forme des cristaux microscopiques, incolores ee lévogyres; [aj j = — 0U°. Le sel barytique ren-w ferme (C7Htt Cl2 O6)2 Ba (Musculus et de Me ring; Bull, de la Soc. chim., t. XVill, p. 486J. A. H1

UROClIltOME, L’ItOCV AM.VE, UROÉRYf T1IHIN E, UKOGLAUCINE, UKOHÉMATINECl U It OM É LA X I X E, UK o lUTlUNE. — Voyez pou. j tous ces mots IIiiixes, t. 111, p. 585.

U ROSTÉ AI.1TU E. — [Heller, Arch. f. Phys i u. Path., 1845, p. t.J C’est une substance ma déterminée, d’aspect gras que l’on signale dane quelques très-rares calculs urinaires. Pour l’ob tenir on chauffe la poudre du calcul avec unn solution de carbonate sodique, on concentre, ot sature par de l’acide sulfurique étendu et l’oi : sèche. Le résidu est repris par l’éther. La solu tion éthérée est évaporée: elle laisse l’urostéalitM sous forme d’un dépôt violet insoluble dans l’eau : un peu soluble dans l’alcool, assez soluble dan:, l’éther. La potasse caustique dissout aisémenai cette substance, l’ammoniaque et les carbonate •. alcalins, plus difficilement. L’urostéalithe durci peu à peu. Elle se ramollit si on la chauffe, s boursoufle, puis donne d’épaisses fumées et dé | gage alors une odeur aromatique. A. G.

UROSULFlQUE(ACIDE),C5H*Az*S 02[Nencki 1 üeutsch. chem. Gesellsch., t. IV, p. 722, et t. V 1 p. 45; Bull, de la Soc. cliim.. 1871, t. XVI i p. 266, et 1872, t. XVII, p. 159J. — Ce corps i qui représente de l’acide urique dont un atom- j d’oxygène est remplacé par un atome de soufre dérive de l’acide sulfopseudo-urique par enlè vement d’une molécule d’eau.

ACIDE SULFOPSEUDO-URIQUE , C5H6Az*S03.- On l’obtient en chauffant à 200" des quantités équi ( moléculaires de sulfo-urée et d’alloxane avec un solution alcoolique concentrée d’acide sulfureux il se forme en même temps des cristaux de soufr et un peu d’uramile. Après avoir enlevé l’ura i mile par l’ammoniaque concentrée, on dissout 1 résidu dans la soude, et l’on précipite, par le se . ammoniac, l’acide sulfopseudo-urique que l ot j purifie par cristallisation dans l’acide chlorhy I drique, ou mieux, dans l’acide bromhydrique cou centré, d’où il se sépare eu groupes de fines ai guilles.

11 est insoluble dans l’eau et dans lamRV niaquo, soluble dans les acides concentrés, ü ,1 l’eau le précipite. Il se dissout â froid m1113 , , alcalis. A chaud, ceux-ci le décomposent et *

UROXANIQUE (ACIDE). — 611 — USNIQUE (ACIDE).

solution donne, par l’acide chlorhydrique, un précipité do tables soyeuses, microscopiques, dont la composition correspond à la formule de la sulfoalloxantine, G8 H^Az*Ss03 -(- 41IsO, ouàcelle de l’acide sulfodialurique,

C4H*Az2S03 + l i H*0.

Ce corps est formé par élimination d’urée et fixation d’eau. L’acido sulfodialurique évaporé avec de l’acide azotique se colore en rose et laisse un résidu jaune qui devient bleu par addition d'ammoniaque (violurate). Le sel d’argent est un précipité violet, amorphe. Traité par l’eau bouillante, il se décompose en sulfure d’argent et acide hydurilique.

Chauffé avec de l’acide sulfurique, l’acide sulfopseudo-urique perd de l’eau et donne l'acide urosulfiquo.

acide ürosulfique , C8H4Az‘SO!. — On chauffe à 150° de l’acide sulfopseudo-urique avec de l’acide sulfurique concentré, en ayant soin

3ue la température ne dépasse pas 160“ ; il se égago de l'acide sulfureux par suite d’une réaction secondaire. Quand ce dégagement a cessé, on précipite par l’eau, on dissout le corps dans l’ammoniaque et on le précipite de nouveau par l’acide chlorhydrique ; le précipité se dissout dans l’acide chlorhydrique bouillant et cristallise par l’évaporation lente de la solution en petits cristaux.

L’acide urosulfique est un acide monobasique faible; l’acide carbonique décompose ses sels alcalins. Ceux-ci se séparent par le refroidissement des solutions en belles aiguilles blanches. Les oxydes métalliques n’enlèvent pas de soufre à l’acide urosulfique; cependant une ébullition prolongée décompose lus sels de plomb et de morcure.

L’amalgame de sodium convertit l’acide urosulfique en une combinaison sulfurée, cristallisable en a guilles soyeuses solubles dans l’eau bouillante.

Constitution des acides précédents. — L’acide sulfopseudo-urique paraît correspondre à l’acide pseudo-urique, C5II6Az404 de llæyer et avoir pour formule de constitution

AzlI-CO

to CU-AzH-CS-AzIi2 Àz H -CO

Acide sulfopseudo-urique.

Quant à l’acide urosulfique, qui eu diffère par H!0 de moins, il n’y a pas d’indication suffisante pour établir sa formule. E. G.

UROXANIQUE (ACIDE), C»H8Az40«. — L’acide uroxanique a été découvert pai Stædeler, qui l'obtint en faisant bouillir longtemps l’acide urique avec de la potasse caustique et qui lui attribua la formule C5Hi0Az‘ O. Stædeler admettait <jue I acide uroxanique prend naissance par simple fixation de 3 molécules d'eau sur l’acide urique. Strecker lui a assigné la formule C5 H8Az406, en admettant que l’oxygène de l’air entre en réaction, et que l’acide uroxanique résulte tout à la fois d’une oxydation et d’une hydratation de l’acide urique. Mulder a montré qu’il en était réellement ainsi; car de deux solutions d’acide urique dans la potasse, l’une abandonnée à l’air pendant plusieurs mois, l’autre conservée en vases clos, la première seulement fournit de l’acide uroxanique, tandis que dans la seconde l’acide urique reste inaltéré [Stædeler, Ann. der Chem. u.

t. LXXV1II, p. 280, et t. LXXX, P- HO; - Strecker, ibid., t.CLV, p. 177 ; Dull.de laSoc. clum., 1870, t. XIV, p. 441; — Mulder, Ueutsch. chem. Gesellsch., t. Vlll, p. 291 ; Bull, de là Soc. chim., 1870, t. XXVI, p. 501 J.

L acide uroxanique so forme par une oxydation

lente qui exige plusieurs mois. M. Mulder l'a préparé de la façon suivante : 109 grammes d’acide urique ont été dissous dans 1200 grammes d’eau et dans 310 grammes de lossive de potasse d’une densité de 1 ,34; au bout de G mois d’hiver, l’acide urique n’était pas sensiblement altéré. On a alors ajouté 310 grammes de lessive de potasse, 1200 grammes d’eau et, après cinq mois, l’acide urique était complètement décomposé. Par addition d’acide acétique et d’alcool à la solution, il s’est précipité de l’uroxanate de potassium en masses nacrées. Ce sel, purifié par cristallisation, donne l’acide uroxanique quand on le précipite par l’acide chlorhydrique. Dans l’opération précédente, M. Mulder a obtenu 40 grammes d’acide uroxanique.

L’acide uroxanique est en tétraèdres microscopiques. Il est peu soluble daus l’eau froide; l’eau bouillante le décompose avec mise en liberté d'acide carbonique, d’urée et de glycoxylurée (acide allanturique).

C8H8Az406 = C3H4Az*03 + COAz2H4 + CO1.

Acide Glycoxylurée. Urée.

uroxanique.

[Medicus, Deutsch. chem. Gesellsch., t. IX, p. 1102; Bull, de la Soc. chim., 1877, t. XXVII, p. 377J.

L’uroxanate d’argent, C8H6Az406, Ags, est une poudre blanche cristalline.

Le sel de baryum, C5 II6 Azl O6, Ba -)- 5 H2 O, perd son eau à 100-110°.

Le sel de calcium, C8 H6Az406, Ca + 4 H20, se dissout dans l’eau chaude et se sépare, par l'addition d’alcool, en aiguilles blanches.

Le sel de potassium, C8H6Az406, K2 + 3HsO, forme de grosses tables rhombes à angles tronqués, fort solubles dans l’eau, insolubles dans l’alcool. Il commence à se décomposer avant de perdre toute son eau de cristallisation. E. G.

UROXANTiiiNE, URRIIODIXE. — Voyez Urines, ,t. III, p. 585.

URPETIUTE. — Voyez Ozocéritb.

URSOXE, C^H32!)2. — Ce principe a été découvert par Trommsdorff dans les feuilles de la busserole ( Arctoslaphylos U va Ursi), où il accompagne l'arbutiue ; Rochleder et Tonner paraissent l’avoir rencontré depuis dans les feuilles d ’épacris, arbre de l’Australie.

Les feuilles de la busserole sont épuisées par leur poids d’éther, et la solution est concentrée par distillation; le résidu laisse déposer une poudre cristalline qui, lavée à l’éther et soumise à des cristallisations dans l'alcool, constitue Tursone pure.

C’est une substance cristallisée en aiguilles incolores et soyeuses, inodores et insipides. Elle fond à 198-200° et se prend, par le refroidissement, en une masse cristalline, pourvu qu’elle n’ait pas été chauffée au-dessus de son point de fusion. A une température élevée, elle entre en ébullition et parait se volatiliser sans subir une décomposition.

L’ursone est insoluble dans l’eau, les acides et les alcalis étendus, peu soluble dans l'alcool et l’éther. D’après les analyses de Hlasiwetz, elle renferme C20II34Oa, formule que Ilochleder et Tonner ont changée en C20 II32 ü2.

L’ursone se rapproche, par sa composition, de la harline (t. II, p. 5) [H. Trommsdorff, Arcli. der Pharm., (2), t. LXXX, p. 273; — Illasiwetz, IVien. Acad. Der., t. XVI, p. 293 ; — F. Rochloder et Tonner, ibid., t. LIII, 2« part., p. 519; Bull, déjà Soc. chim., t. VII, p. 358]. A. II.

USNEINE. — Syn. d'Usnique (Acide).

USNIQUE (ACIDE) ( Usnéine ), C18 [[‘«O1. — Cetie substance a été trouvée par W. Kuop, Rocliledor et Heldt daus plusieurs lichens, tels quo

USNIQUE (ACIDE). — 612 — USNIQUE (ACIDE).

Usnea tlorida, U. hirta, U. plicata, U. barbata, ainsi que dans le Cladonia rangiferina, Parmelia purpuracea, Ramalina calicaris, etc. [Knop, Ann. der Chem. u. Pharm ., t. XLIX, p. 103; — Rochleder et Heldt, ibid., t. XLVIII, p. 12]. Suivant Stenliouse, l’acide usnique accompagne l’acide évernique dans VE ver nia Prunastri. E. Paterno l’extrait du Zeora sordida [Deutsch. chem. Gesellsch., t. IX, p. 345; Bull, de la Soc. chim., t. XXVI, p. 568].

Extraction. — On fait digérer le lichen avec de l’étlier, à froid, pendant quelques jours; on filtre, on distille l’éther et on traite le résidu par l’alcool bouillant. L’acide usnique cristallise par le refroidissement ; on le purifie par des lavages à l’alcool.

Stenhouse traite le lichen par un lait de chaux comme pour la préparation des acides lécanorique et érythrique [Ann. der Chem. u. Pharm., t. LXV1II, p. 97]. Il a modifié plus tard ce traitement et recommandé de faire macérer V Usnea barbata pendant une demi-heure avec une solution étendue de carbonate sodique et de précipiter ensuite la solution par l’acide chlorhydrique. Pour purifier l'acide brut?, il met à profit l’insolubilité d’un sel de calcium basique, qui se produit par l’ébullition de l’acide usnique avec un lait de chaux. II décompose ensuite par l’acide chlorhydrique le sel de calcium ainsi produit [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLV, p. 50; Bull, de la Soc. chim., t. XIV, p. 458].

On peut aussi traiter l’acide usnique brut par 20 p. d’eau bouillante, ajouter de la soude jusqu’à dissolution presque complète, puis faire cristalliser le sel de sodium. La solution alcoolique bouillante de ce sel, étant additionnée d’acide acétique, laisse déposer l’acide usnique en fines aiguilles (Stenhouse).

On purifie encore l’acide usnique par cristallisation dans l’acide acétique bouillant, après décoloration parle noir animal (O. Hesse) ou par cristallisation dans la benzine bouillante (Salkowski).

Paterno extrait l’acide usnique du Zeora sordida par un traitement au chloroforme ou à l’éther; le rendement est de 9 °/0.

Composition. — On avait primitivement déduit des analyses de Knop, Rochleder, Stenhouse la formule Cl9H1607 pour l’acide usnique. Plus tard, Stenhouse, ainsi que O. Hesse, avaient assigné à cet acide la formule G18 H18 O7. Enfin, Salkowski a trouvé à l’analyse moins d’hydrogène que n’en exige cette formule [ Deutsch . cliem. Gesellsch., t. VIII, p. 1459; Bull, de la Soc. chim., t. XXVI, p. 221], ce qui confirme la formule adoptée par Paterno, C18HI607.

Thomsou [Ann. der Chem, u Pharm., t. L1II, p. 252] a extrait du Parmelia Parietina un principe qu’il a nommé pariètine et qui n’est autre chose que l’acide usnique.

O. Hesse a admis l’existence de deux acides usnigues, qu’il désigne par les lettres a et p et qui diffèrent l’un de l’autre par le point de fusion. L’acide a, qui est l’acide ordinaire, fond à 203°; l’acide S fond à 175°. Ce dernier avait été retiré du Cladonia rangiferina [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CV1I, p. 297 ; llépert. de Chim. pure, t. IV, p. 126]. Stenhouse a montré que l’acide P diffère essentiellement de l’acide usnique proprement dit en ce qu’il donne de la p-orcine par la distillation sèche (voyez t. II, p. 648), tandis que l’acide usnique n’en fournit pas. Si Stenhouse avait précédemment signalé cette réaction pour l’acide usnique, c’est que l’acide sur lequel il avait opéré avait été extrait d’un mélange de plusieurs lichens. Il donne à l’acide p, retiré du Cladonia, le nom d'acide cladonique.

Propriétés. — L’acide usnique est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool bouillant, soluble

dans l’éther bouillant, la beuzine, l’acide acétique, l’essence de térébenthine, peu soluble ou insoluble dans ces liquides froids. Il cristallise en paillettes ou en fines aiguilles d’un jaune paille. . Séparé de la solution aqueuse de ses sels, il se précipite en flocons jaunes.

L’acide usnique fondà200<> (Knop, etc.), à 203° (O. Hesse), à!95-197° (Paterno). Soumis à la dis--; tillation sèche, il donne un sublimé et un liquide empyreumatique, qui ne contient de la p-orcine que dans le cas où l’acide usnique était mélangée d’acide cladonique (Stenhouse).

Les alcalis dissolvent aisément l’acide usnique;; si la solution renferme un excès d’alcali, elle; s’oxyde à l’air en devenant d’abord cramoisie et; finalement presque noire.

Le chlore résinifie l’acide usnique. L’acide ch 1 or- - ; hydrique est à peu près sans action. L’acide azotique donne à chaud une résine jaune. L’acide i sulfurique le dissout avec une couleur jaune ; ; l'eau le précipite de nouveau de cette solution.

Usnates. — L’acide usnique est un acide trèsfaible. Ses sels sont facilement décomposés par les-; acides, même par l'acide carbonique. Les usnates -i alcalins sont peu solubles dans l’eau; les autresni sont presque tous insolubles dans l’eau, mais-u solubles dans l’alcool; l’éther leur enlève de l’acide usnique.

Usnate d’ammonium. — Il se sépare en aiguilles lorsqu’on fait passer un courant d’ammo— ! niaque dans une solution alcoolique d’acide;] usnique.

Usnate de potassium, C18Hl0KO7 (?). — Onu l’obtient par l’ébullition de l’acide usnique avec ] une solution de carbonate de potassium. Comme;! il est peu soluble, il cristallise par le refroidissement en lames incolores; on le purifie par cristallisation dans l’alcool faible. Il renferme, après;; dessiccation à 100°, 11 ,5 % de potasse (Stenhouse). . Suivant O. Hesse, il renferme 3 H2 O de cristallisation.

La solution de ce sel mousse comme de l’eau; de savon. Une grande quantité d’eau en sépare des flocons d’un sel acide.

Le sel de sodium, C18HlsNa07, cristallise en aiguilles soyeuses d’un jaune pâle, peu solubles-;! dans l’alcool.

Usnate de calcium. — L’acide usnique se dissout dans un lait de chaux avec une couleur jaune; la solution se trouble par l’ébullition et il se sépare i un usnate insoluble en petits cristaux rhomboï— daux d’un jaune foncé. La formation de ce sel, dont la composition n’est pas constante, est caractéristique pour l’acide usnique (Stenhouse).

Usnate de baryum. — 11 cristallise facilement dans l’alcool (baryte = 17,4 Knop).

Usnate de cuivre. — Précipité vert qui, séché i 1 100°, renferme

G = 57,15 «/* i H = 4,38 ; Gu O = 10,2 (Knop).

Le sel de plomb est un précipité blanc, ainsi ji que le sel d'argent. Ce dernier noircit rapide^ Il ment. , .

Réactions. — Chauffé à 150° avec 3 à t fois son poids d’alccol, l’acide usnique fournit un nouvel acide, l’ocide décarbusnique, qui a pour i composition G15 H18 O5 et qui se forme sans doute d’après l’équation :

Cts his O7 + 2 H2 0=C02+ C* IR 02+C‘s H>«0!.

L’acide décarbusnique forme des aigmlleoyeuses, jaune clair, rougissant à l’air, fusibles 175°. Il est soluble dans l’alcool bouillant, pou nluble dans l’eau et dans l’éther. Il n'est pas cojré par le chlorure ferrique; il est réduit par az ate d’argent en se transformant en une substau

morphe jaune rouge. Chauffé à 200° avec de 1 c

UVITONIQUE (ACIDE). — G13 — UVITONIQUE (ACIDE).

ou de l’alcool, il fournit une substance amorphe qui colore le chlorure ferrique (Paterno).

Lorsqu’on fait bouillir l’acide usnique avec une solution de potasse, à 50 %, dans un courant d’hydrogène, on obtient un nouvel acide, que Paterno nomme acide pyro-usnique et qu’on isole en agitant la solution avec de l’éther après sursaturation par l’acide chlorhydrique.

L’acide pyro-usnique a pour composition

Ci?ll'!05.

Il cristallise en lamelles brillantes et incolores, üsibles à 195° en s’altérant. Il est très-soluble lans l’alcool et dans l’eau bouillante. Ses solutions alcalines s’oxydent à l’air en se colorant en vert, puis en brun. Il réduit le nitrate d’argent unmoniacal.

Salkowski a obtenu un acide, identique sans loute avec le précédent, en fondant de l’acide îsnique avec la potasse. Il lui assigne la formule 79H10O4, ou C9H804, et indique 197° comme point le fusion. Les réactions indiquées sont les mêmes pie celles de l’acide pyro-usnique de Paterno.

L’acide de Salkowski, C9H10O4, fournit l’éther :orrespondant par l’action de l’acide chlorhy- Irique sur la solution alcoolique. Cet éther cristallise dans l’alcool aqueux en aiguilles incolores, iolubles dans l’éther, fusibles à 147°.

i Chauffé dans un courant de gaz carbonique ou l’hydrogène, l’acide C°HI0O* donne un sublimé jaune, que Paterno a pareillement obtenu, et qui cristallise dans la benzine et dans l’alcool faible en longues aiguilles jaunes, fusibles à 176" et lyant pour composition C8 II10 O2 ou C8H802. Ce orps, qui se forme avec perte d’acide carbonique, ïst insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et lans l’éther. Il se dissout dans les alcalis, mais ses elssont décomposés par l’acide carbonique. C’est )eut-6tre un phénol C8H802; l’acide qui lui donne naissance serait alors l’acide hydroxylé,

t l’acide usnique lui-même est peut-être un inhydride de cet acide (Salkowski).

L’acide usnique x’etiré du Zeora sardida et du '.ecanora ait a est accompagné d’autres principes ristallisables auxquels Paterno a donné les noms le zéorine (voyez ce mot), de sordidine et d’acide itrique.

La sordidine, C18H1607, possède la composition le l’acide usnique; elle fond à 180°, est soluble lans l’alcool et dans l’éther.

L’acide atrique forme des lamelles jaunâtres et

I cillantes, fusibles vers 91°, très-solubles dans alcool et dans l’éther et ayant pour composition 16H1805, formule qui représente un homologue e l’acide décarbusnique. E. W.

UVAROW1TE. — Voyez Ocvarowite.

UVIQUE (ACIDE). — • Ce nom a été donné par Bœttinger à un acide de la formule C7H803 qui pe forme, indépendamment des acides pyrotar- Mque et carbonique, lorsqu’on fait bouillir'l’acide fyruvique avec de la baryte en quantité insuffisante pour le neutraliser. Cet acide est identique a.vec l’acide pyrotritarique. — Voyez t. II, p. 1268. | UVITINIQÜE ou UVITIQUE (ACIDE). — ’f oyez Mksitylène, t. II, p. 372.

UVITONIQUE (ACIDE), C9II12 O7 (î). — Lors-

qu’on fait bouillir l’acide pyruvique avec un excès d’eau de baryte, il se produit un mélange de carbonate, d’oxalate, d’uvitate et d’uvitonate de baryum; au bout de 6 à 10 heures d’ébullition, on arrête l’opération, on filtre le liquide, on précipite exactement la baryte par l’acide sulfurique et l’on concentre par évaporation. Le liquide laisse déposer des cristaux d’acide uvitique ; les eaux mères concentrées davantage en fournissent encore et laissent h la fin une masse sirupeuse renfermant l’acide uvitonique. Cet acide, qui n’a pu être obtenu à l’état de pureté, est extrêmement soluble dans l’eau et dans l’alcool; l’éther le dissout également. Il décompose les carbonates métalliques et donne des sels incristallisables, solubles pour la plupart dans l’eau, mais insolubles dans l’alcool.

L’acide uvitonique n’a pu être analysé directement; d’après la composition des sels, Finckh lui assigne la formule C9 H12 O7.

Ovitonate de baryum,

4(C9H10O7.Ba) -f BaII202 -f 3II20

— Poudre blanche, soluble dans l’eau.

Sel de cuivre,

2 (C9 H‘0 O7. Cu) + Cu II2 O2 -f- 3 II2 O.

— Soluble dans l’eau.

Sel de plomb,

4(C9 H10O7.Pb) -f Pb II2 O2 +4 H2 O.

— Poudre blanc jaunâtre, insoluble dans l’eau.

Sel de zinc,

4(C9H,0O7.Zn) + Zn H2 O2 -f i 1 H2 O.

— Soluble dans l’eau.

La solution de l’acide est précipitée par les sels ferriques, mercureux, mercuriques, plombiqueset argentiques.

L’acide nitrique transforme l’acide uvitonique en acides oxalique et uvitique (C. Finckh, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXX1I, p. 182 ; Rép. de Chim. pure, 1862, p. 440].

Bœttinger a repris, dans ces dernières années, l’étude de l’acide uvitonique et a montré qu’il est impossible de préparer cet acide à l’état de pureté, à cause de la facilité avec laquelle il se décompose.

Il suffit d’évaporer la solution aqueuse, ou mieux, de la faire bouillir au réfrigérant ascendant, pour observer un dégagement de ga-? carbonique et constater la formation des acides uvitique et oxalique. Si l’on sépare ces deux derniers acides, le produit purifié se comporte exactement de même que l’acide uvitonique primitif. L’hydrate de baryte décompose l’acide uvitonique d’une manière analogue, mais l’action est beaucoup plus rapide, et l’on parvient à le transformer totalement en un mélange d’acides uvitique et oxalique.

D’après ces faits, il est extrêmement probable que Finckh n’a pas eu entre les mains un corps pur, ce qui expliquerait les formules peu probables qu’il attribue aux uvitonatos [C. Bœttinger, Liebig’s A nn. der Chem., t. CLXXII, p. 239 ; Deutsch. cliem. Gesellsch., t. VIII, p. 1585, t. IX, p. 841; Bull, de la Soc. chim., t. XXII, p. 555]. A. H.

VACCININE,

VALÉRAL.

VACCININE. — Nom d’une matière cristallisée que Classen a extraite de l’airelle (Vaccinium Vitis Idaœ). Elle cristallise en longues aiguilles incolores et soyeuses, inodores; elle ne contient pas d’azote. Ni l’acétate basique de plomb ni le tannin ne la précipitent [K. Classen, Arch. der Pharm. (2), t. CXLIV, p. 218].

VACCINIQUE (ACIDE). — Lerch a donné ce nom à un acide dont il suppose l’existence dans un sel de baryum particulier qu’on obtient quel-

uefois en faisant cristalliser les sels barytiques

es acides volatils produits par la saponification du beurre; ce sel est probablement un sel double de butyrate et de caproate de baryum [Lerch, Ann. der Chem. u. Pharm., t. XL1X, p. 227].

VALAÏTE (Min.). — Matière résineuse de composition indéterminée, en petites tables hexagonales, couleur do poix, se trouvant dans la dolomie et dans le calcaire, avec hatchettine, dans le gisement de charbon de Ronitz-Oslawaner (Moravie). En petits cristaux ou en druses.

VALENCIANITE (Min.). — Orthose de la mine de Valenciana (Mexique).

VALENTINITE (Min.) [Syn. Weisspiessglasers, exitèle, antimoine oxydé prismatique]. — Acide sntimonieux, Sb! O3, cristallisé dans le type orthorhombique. Cristaux prismatiques d’un vif éclat adamantin, nacré sur gt, fortement striés dans le sens de la longueur, aplatis parallèlement à g1, blancs ou jaunâtres. Se trouve aussi en masses radiées. Accompagne les autres minerais d’antimoine, à Przibram (Bohême); Felsobanya (Hongrie); en Saxe ; en Algérie.

Caractères. — Soluble dans l’acide chlorhydrique. Dans le tube bouché, fond et se volatilise partiellement. Sur le charbon, fond et se volatilise entièrement en donnant des fumées et un enduit blanc.

Dureté, 2,5 à 3. Densité, 5,56.

Forme cristalline, c— Prisme orthorhombique, m m = 136° 58'; e' e> = 70" 32’. Faces : gi, m, e1. Clivage parfait m. Il a la même composition que la èenarmontite, et est isodimorphe avec l’acide arsénieux.

VALÉRACÉTONITRILE. — Composé obtenu par Schlieper dans la distillation de la gélatine avec l’acide sulfurique étendu et le dichromate de potassium. C’est un liquide mobile, peu soluble dans l’eau, miscible en toute proportion à l’alcool et à l’éther. Il a une odeur agréable. Sa densité est de 0,79. Il bout de 68 à 71". 11 est très-inflammable. Chauffé avec l’acide sulfurique ou avec les alcalis aqueux, il se dédouble en ammoniaque, acide acétique et acide valérianique. Le chlore et le brome l’attaquent avec dégagement d’acido chlorhydrique et d’acide bromhydrique.

Son point d’ébullition ne permet pas d’admettre la formule donnée par Schlieper,

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