L’acide chlorhydrique gazeux est absorbé
abondamment par l’aldéhyde valérique bien refroidie. 11 se produit deux couches dont l’inférieure est aqueuse. La partie supérieure, séchée avec le chlorure de calcium, fournit A la distillation une portion notable do l’éther (C5tI10CI)îO bouillant A 180° [G. Bruylants, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII, p. 414.] C. F.
VA LÉK ALDINE, CiSH3‘AzS2. - Cette base homologue de la thialdine a déj A été décrite sous le nom de valérotliialdine A l’article Thiai.dine; on l’obtient par l’action de l’hydrogène sulfuré sur le valéral-ammoniaque, en présence de l’eau, ou bien encore en traitant le valéral par une solution saturée et incolore de sulfure d’ammonium. Elle se volatilise sans décomposition. Elle forme avec l’acide chlorhydrique une combinaison cristallisable en aiguilles (voyez t. 111, p. 393 et 616). [Beissenhirtz, Ann. der Chem. u. Pharm., t. XC, p. 109; Parkinson, ibid, p. 1 1 9 J . On l’obtient aussi lorsqu’on fait passer de l’ammoniaque sur le thiovaléral (voyez p. 616).
VALÉUAMIDE, C8H90,Azlla. — Amide primaire de l’acide valérique, obtenue parMM. Dumas, Malaguti et Leblanc, et étudiée par MM. Dessaignes et Chautard [G'ompf. rend., t. XXV, p. 475 et 658; et Journ. de Pharm., t.XII!,p. 245]. Elle s’obtient par l’action de 7 A 8 volumes d’ammoniaque sur 1 volume de valérate d’éthyle. Elle cristallise par concentration du liquide en belles lames, brillantes, neutres, fusibles entre 426 et 128°, sublimables et fort solubles dans l’eau, dans l’alcool et dans l’éther. Elle bout entre 230 et 232° et se sublime déjA A une température inférieure. La potasse caustique ne l’attaque qu’A l’ébullition. Chauffée avec l’anhydride phosphorique, elle se dédouble en eau et valéronitrile. Elle éprouve la même transformation lorsqu’on la fait passer en vapeur sur <je la chaux incandescente.
Chauffée avec du potassium, elle donne du cyanure de potassium, de l’hydrogène et des hydrocarbures.
Elle peut être obtenue en chauffant l’acide valérique avec le sulfocyanate de potassium.
CSAzlI-(-C5H9O.OH = C'HUAzO -fCSO [Letts, Deutsch. chem. Gesellsch., t. V, p. 669].
VALÉRANILIDE. — G18 — VALÉRIQUES (ACIDES).
11 se forme en même temps du valéronitrile, par la réaction suivante :
C S Az II + C» II9 O . OH = CI. * 3 119 Az + CO* + H*S
VALERANILIDE [Syn. Phénylvaléramide],
C» H'» AzO= C» H90 (Az H C3 Hs).
— L’acide valérique anhydre, mis en contact avec l’aniline, produit un fort dégagement de chaleur; le mélange se prend bientôt en une masse cristallisée de valéranilide. Les cristaux sont peu solubles dans l’eau bouillante, dans laquelle ils fondent; on les purifie par cristallisation dans l’alcool étendu.
Purifiés, ils forment des aiguilles brillantes ou des prismes allongés, fusibles à H 5° et distillant sans altération à une température supérieure à 220°. L’alcool et l’éther dissolvent ce corps avec facilité. La potasse concentrée et bouillante ne l’attaque qu’avec difficulté; la potasse fondante seule le dédouble d’une façon marquée en aniline et valérate fChiozza, Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. XXXIX, p. 201 J. C. F.
VALÉRÈXE. — Synonyme d’AsiYLÈNE, t. I, p. 235. — Pierlot a donné le même nom à l’hydrocarbure C101I16 extrait de l’essence de valériane par distillation sur la potasse fondante jusqu’à 200". Il bout à 100°. C’est le bornéène de Gerhardt.
VALÉRIRINE et VALERITRINE. — Voyez Valéral, p. 616.
VALÉBINES. — Voyez Glycérides, t. I,
VALÉRIQÜES (ACIDES), C3H«>Os. (Syn.
Acide valérianique]. — La théorie indique l’existence de quatre acides valérianiques. On peut les considérer comme dérivés de l’acide acétique par substitution de groupes hydrocarbonés à un ou plusieurs atomes d’hydrogène du méthyle de l’acide acétique.
Ce sont :