I. acide valérique normal. — Acide butyl for
mique ou propylacétique, CH3 - (CH2)3 - CO2 H
— Ce corps s’obtient par l’oxydation de l’alcool
amylique normal, ou bien en traitant par la potasse alcoolique, dans un appareil à reflux, le cyanure de butyle normal. En distillant l’alcool, qui renferme de l’ammoniaque et un mélange do monohutylamine, de dibutylamine et de tributylamine, dissolvant le résidu salin dans l’eau, saturant exactement par l’acide sulfurique, filtrant pour séparer le sulfate de potassium, évaporant à sec le liquide filtré et traitant le résidu par l’acide sulfurique étendu, on voit une huile se séparer à la surface. Cette huile, lavée à l’eau et distillée, forme l’acide valérique normal pur ; il bout dans un intervalle de moins de 2°.
L'acide propylacétique parait se former aussi, mais en très-petite quantité, par l’action de l’argent métallique sur un mélange d’acide (3-iodopropionique et d’iodure d’éthyle [VV. de Schneider, Zeilsch. für Cltem., 186!), p. 342].
M. Erlenmoyer a obtenu l’acide valérique normal en transformant l’acide caproîque normal
en l’acide à-bromo-caproique, ce qui se fait en le chauffant au bain-marie avec 1 molécule de brome, puis en décomposant l'acide bromo-caproique par le carbonate de sodium, traitant par • l’acide sulfurique, reprenant par l’éther, qui dis- . sout l’acide a-hydroxycaproïque. Ce dernier, oxydé par l'acide chromique, a donné à la distillation un acide volatil ayant toutes les propriétés de l’acide valérique normal [ Deutsche chem. Gesells., t. IX. p. 1840]. ”
L’odeur de cet acide est plus voisine de celle de l’acide butyrique que de celle de l’acide valé— rique ordinaire. Il bout à 184-185°, sous la pression de 736 millimètres. Refroidià — 16°,il devient légèrement visqueux, mais ne se solidifie pas. Un . centimètre cube d’acide dissout à 16° environ 0,1 centimètre cube d’eau. Lorsqu’on ajoute une plusgrande quantité d’eau, il se forme une coucheaqueuse inférieure, sur laquelle nage l’acide valé--; rique; après addition de 27cc d’eau, il y a solu— ! tion complète.
Densité à 0°= 0,9577; à 20° = 0,9415; à 40° = H 0,9284; à 99°, 3 = 0,9034.
Sels de l’acide valérique normal. — Ils ont', tous été préparés par saturation, sauf le sel de; cuivre, qui a été obtenu par précipitation.
Sel de sodium. — Très-sol uble dans l’eau ; la i solution concentrée chaude se prend en une gelée ) par le refroidissement.
Sel de baryum, (C6 H902)2Ba. — Il est plus s soluble dans l’eau à chaud qu’à froid, et la solution saturée à chaud se prend en une masse des cristaux laminaires gras au toucher. Le sel préparé à froid et séché à l’air est neutre et anhydre. ICO p. de solution saturée à 10° renfermentt 16p,9 de sel anhydre.
Sel de calcium, (C5H902)!Ca + 11*0. — Il se; dépose par évaporation lente en lamelles onctueuses, brillantes, ressemblant à celles du sel j de baryum. Elles perdent leur eau de cristallisa-tion à 100". Ce sel présente un maximum de solubilité à 70°.
La solution saturée à 20° renferme 8,08 % de | sel anhydre.
Sel manganeux, (C5II902)2Mn -)- HsO. — I Petits cristaux d’un rose pâle, perdant leur eau j à 100°; ce sel est beaucoup plus soluble à froid I qu’à chaud ; il se décompose à chaud, surtout en solution étendue.
Sel cuivrique, (C5II902)2Cu. — Obtenu par j précipitation du sel de sodium avec le sulfate de il cuivre, il est d’un bleu verdâtre. 11 se dissout il en partie par digestion avec l’eau froide. La II solution bleu de ciel évaporée dans le vide sec donne le sel neutre en cristaux aciculaires grou-: I pés, microscopiques. Ce sel est également plus soluble à froid qu’à chaud ; la solution se trouble et laisse déposer une petite quantité de sel basique quand on la chauffe. Le sel basique : ne se redissout pas. La solution étendue bouillie laisse déposer de l’oxyde de cuivre et se dégager de l’acide valérique, entraîné par la vapeur.d’eau. La même décomposition parait se produire partiellement à la température ordinaire.
Sel de zinc, (C5 II9 02)!Zu. —'Lamelles minces, brillantes, transparentes, onctueuses au toucher.
La solution saturée à 24-25°, renferme 2p,54 de sol. Elle se trouble lorsqu’on la chauffe ; mais le précipité se redissout par le refroidissement [Lieben et Rossi, Gazetla chimica llaliana, 1. 1, p. 239].
ÉTIIERS DE L’ACIDE VALÉRIOUB NORMAL. — V(lle-
rate d'éthyle, C5II902. C2I1». - Il a été obtenu par le mélange de l’acide valérique, avec de j l’alcool et de l’acide sulfurique. 11 bout à 144,u sous la pression de 780 millimètres. Densite par rapport à l’eau à la même température •
VALÉRIQUES (ACIDES). - 619 — VALÉRIQUES (ACIDES).
0° = 0, 89î ; h 20° = 0,8705; à 40° = 0,8016 [Lieben et. Rossi, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLXV, p. 109].
II. ACIDE VALÉRIQUE ORDINAIRE. — Acide delphinique, acide' phocénique, isovalirique, isopropylacétique ou isobulyle-formique,