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C-OCH

Demaucav.

VANILLIQUE (ALCOOL). — 650 — VÉRATRINE.

VANILLIQÜE (ALCOOL). — Voyez VANILIJNE

VARIOLARIXE. — • Principe cristallisé extrait par flobii|uet du Variolaria dealbata, qui n'est probablement quo de l’acide lécanorique.

VASCULOSE. — Ce nom a été donné en 1859 par Al. Fremy [Compt. rend., t. XLVIIf, p. 8G2J il la substance qui forme les vaisseaux et les trachées des plantes.

Pour l’obtenir, l’auteur fait réagir sur le bois ripé premièrement de la potasse étendue qui enlève le tannin, les albuminoïdes, divers acides; il le soumet ensuite à l’action de l’acide chlorhydrique d’abord faible, puis peu à peu concentré. Le tissu utriculaire se dissout en partie et la libre devient soluble dans le réactif cupro-ammoniacal. Cela fait, il lave à l’eau, puis, à froid, à l’acide sulfurique concentré, pour achever d’enlever les parties utriculaires ou fibreuses. Enfin des lavages l’eau, à l’alcool et à l’éther complètent la préparation. La vasculose reste alors pour résidu.

Fremy lui donna ce nom parce qu’elle forme les vaisseaux de la plante. Elle serait caractérisée par son insolubilité dans les acides concentrés, dans le réaciif de Schweizer et dans l’eau, et par la propriété de se dissoudre, au contraire, dans les alcalis concentrés et bouillants.

Dans un travail postérieur [Bull, de la Soc. chim., t. IX, p. 438], MM. Fremy et Terreil ont observé que cette substance devient soluble dans le réactif cupro-ammoniacal lorsqu’elle a subi l’action de quelques agents, tels que le chlore, qui sans doute n’ont point d’autre effet que de la désagréger. Ils réunirent dès lors la fibrose et la vasculose (privées l’une et l’autre de leur matière incrustante) sous le nom de matière cellulosique, matière remarquable par sa propriété d’être très-difficilement attaquée par l’eau de chlore et l’acide azotique, de disparaître, quand elle est pure, dans l’acide sulfurique concentré, en produisant une liqueur que l’eau ne précipite pas, enfin de se dissoudre, après ou sans action préalable du chlore, dans le réactif cupro-ammoniacal. A. G.

VELLARIXE. — Nom donné par Lépine au principe actif de VHydrocotyle asiatica; ce principe est liquide, oléagineux, fortement odorant, très-amer, miscible à l’alcool, à l’éther et à l’ammoniaque, insoluble dans la potasse [Journ. de Pharfm. et de Chim., (3), t. XXV11I, p. 47].

VERANTIXE. — Cette matière mal définie a éié trouvée par Schunek parmi les produits de décomposition que fournit le rubian sous l'influence des acides étendus et bouillants. Elle se présente sous la forme d’une matière résineuse, brun rougeâtre, semblable au café torréfié; par la chaleur, elle fond et donno un sublimé huileux, sans cristaux. La vérantino est presque insoluble dans l’eau bouillante, mais elle se dissout aisément dans l’alcool chaud, ainsi que dans les alcalis; cette dernière solution est colorée en rouge-brun sale, et les acides en précipitent des flocons bruns.

La solution ammoniacale est précipitée par les chlorures de baryum et de calcium, et la solution alcoolique par les acétates de cuivre et de plomb ; tous ces précipités sont amorphos. La vérantino est une matière ternaire et elle a donné à l’analyse les chiffres suivants :

La vérantine no possède pas de propriétés tinctoriales [Schunck, P h il. Trans., 1851, 2“ part., p. 433; Ann. de Chim. et de Phys., (3), t. XXXV, p. 360]. A. H.

VER ATRALRIXE. — Nom d’un alcaloïde différent de la vôratrine qui existerait, d’après Cli.- L. Mitschell dans, l’elléboro blanc (Veralrum album) [Pharm. Journ. Trans., (:i), t. V]

VÉR AT R AM Alt IXE. - Nom d’une matière amère que Weppen a rencontrée en petite quantité dans la racine d’ellébore blanc \Arch der Pharm., (3), t. II, p. 101 et 193 . 1

VER ATR IXE, C32Hs*Az*0\ - Cet alcaloïdes été rencontré d’abord par Meissner dans les semonces de cévadilte (Veratrum Sabadilla), el bientôt après par Pelletier et Caventou dans lara- ' cine d’ellébore blanc (Veratrum album). Il a été1 surtout étudié par Merck. 11 existe probablemenl : dans les autres variétés du Veratrum et peut-être] !

dans la Sa lia maritima [Meissner, Neues Journ..' v. Trommsdcrjf, 1818, t. V, p. 3 ; — Pelletier et; Caventou, Am», de Chim. et de Phys., (2), t. XIV/,

p. 69; — Couerbe, ibid., t. LU, p.” 352; — Merck. Neues Journ. v. Trommsdor/f, t. XX, p. 134; — G. Merck, Ann. der Chem. u. Pharm., t. XCV,

Préparation. — Meissner épuisait les semences de cévadille par l’alcool, évaporait, épuisait l’exx] trait par l’eau, précipitait la vératrine par le car--, bonate de sodium et la lavait à l’eau.

Pelletier et Caventou, après avoir débarrassé; les mêmes semences des matières grasses à l’aide, de l’éther tiède, les épuisaient par l’alcool bouil-: lant.llse déposait par le refroidissement, une matière cireuse qu’on séparait et l’on évaporait l’alcool; l’extrait était dissous dans l’eau, la solution, j partiellement évaporée et séparée du dépôt formé, , était traitée par l’acétate de plomb et filtrée ; ona se débarrassait de l’excès de plomb par l'hydrogène sulfuré et on faisait bouillir la liqueur filtrée avec de la magnésie. On lavait le précipité à l’eau, puis on le traitait par l’alcool chaud; celui-ci'se chargeait de vératrine qu’on isolait par l’évaporation ou précipitation par l’eau.

Couerbe employait l’alcool à 0,865 aiguisé d’a-.cide sulfurique, pour épuiser les graines de céva— dille mondées et pulvérisées. Il traitait l’extrait , par un excès de chaux caustique, et après filtration chassait l’alcool par évaporation. 11 reprenait le résidu par l'eau, puis par une peiite quantité d’acide sulfurique faible; il précipitait la solution de sulfate de vératrine par un excès d’ammoniaque et purifiait la base par cristallisation dans l’éther.

Merck recommande l’usage de l’eau bouillante chargée d’acide chlorhydrique pour commencer la préparation; il évapore l’extrait à consistance sirupeuse, ajoute de l’acide chlorhydrique tant qu’il se forme un précipité, filtre, décompose le liquide par la chaux en excès, traite le précipité par l’alcool bouillant qui s’empare de la vôratrine, évapore l’extrait, dissout le résidu dans l’acide acétique étendu, précipite par l’ammoniaque et purifie la base au moyen de l’éther.

5 kilogrammes de cévadille donnent 10 à 15 gr. do vératrine.

Delondre précipite directement l’extrait chlorhydrique par un léger excès de potasse et traite la baso impure préalablement lavée et séchée, par 2 fois son poids d’éther Au bout de 4 heures, il décante et renouvelle le traitement du résidu par la moitié de la quantité d’éther employé. La solution éthérée évaporée au bain-marie donne la vératrine [Journ. de Pharm., (3), t. XXVIJ, p. 417].

Propriétés. — La vératrine est une poudre cristalline blanche ou légèrement verdâtre. On l’obtient par l’évaporation de sa solution alcoolique en longs prismes rhombiques qui deviennent opaques et fragiles à l’air. Elle est inodore, insoluble dans l’eau, qui n’en dissout qu’un millième è lût)0, et dans les liqueurs alcalines, fort soluble dans l’alcool et assez peu soluble dans l’éther, 100 p. dechloroforme en dissolvent 58r, 5. Ses solutions bleuissent le tournesol. Elles sont sans action sur la lumière polarisée. . .

La vératrine de Couerbe fond à llo . Suivant

VÉRATRINE. — 651 — VÉRATRIQUE (ACIDE).

Pelletier et Dumas, lorsqu'on chauffe la vératrine dans le vide, elle fond vers 100°, se boursoufle et la masse spongieuse formée ne fond à son tour qu’à une température bien plus élevée. On peut en chauffant avec précaution de petites quantités de vératrine la sublimer partiellement.

Introduite en très-petite quantité dans les fosses nasales, elle produit des éternuments extrêmement violents, accompagnés de m&ux do tête. Elle est âcre et vénéneuse ; ingérée à l’intérieur, elle purge et provoque des vomissements. 3 milligrammes tuent un petit chat en 10 minutes. M. Wood a étudié l’action physiologique des deux bases qui existeraient selon Budlock dans la vératrine (voyez plus bas). La viridrine aurait une action sédative et la vératroïdine agirait comme vomitif irritant et purgatif faible [Arch. méd. belge, 1872],

ttéactions. — Soumise à la distillation sèche, la vératrine donne de l’eau et une huile empyreumatique. Traitée par la vapeur de brome, elle se colore en jaune verdâtre pâle; par celle de chlorure d’iode, en jaune brun. Le chlore colore en jaune les solutions très-étendues de vératrine, il précipite enblanc les liqueurs concentrées (Schlienkamp, Fresenius). La vératrine projetée dans l’acide sulfurique concentré s’agglomère et se dissout. La solution est jauno et devient bientôt rougeâtre, rouge sang, rouge carmin et violette. A chaud, on obtient plus rapidement des colorations jaune, orange et rouge carmin. C’est la réaction qu’il convient d’employer dans la recherche méthodique des alcaloïdes (méthode Stas-Otto). La vératrine se trouve parmi les bases solubles dans l’éther et solides.

Une autre coloration caractéristique est produite par le réactif d’Erdmann. On prépare celui-ci on ajoutaut à 20 grammes d’acide sulfurique concentré 10 gouttes d’acide nitrique très-étendu (6 gouttes AzO’H pour 100 grammes d’eau).

La vératrine mise en contact avec le réactif donne une coloration jaune, puis rouge brique. Ajoute-t-on 2 ou 3 gouttes d’eau, la coloration passe au rouge sang, puis définitivement au rouge cerise. Si on additionne de quelques fragments do bioxyde de manganèse la liqueur rouge produite par l’acide sulfurique, on obtient au bout d’une heure une solution cerise salo qui, étendue de 4 volumes d’eau sans que la température s’élève sensiblement et neutralisée par l’ammoniaque, passe au brun clair. Un excès d’ammoniaque donne un précipité brun verdâtre [Amt. der Chem, u. Pharm., t. CXX, p. 188J.

L'acide nitrique ne colore que très-faiblement la vératrine; il se produit un corps nitré jaune explosif (Pelletier et Caventou).

L’acide chlorhydrique concentré la dissout à froid sans coloration; à chaud, il se développe une bc-lle couleur violette (rouge foncé à l’ébullition) (Trapp, Merck).

Schultze prépare un réactif spécial pour les alcaloïdes en versant goutte à goutte du perchlorure d’antimoine dans une solution d’acide phosphorique. On obtient avec cette liqueur des flocons blancs dans une solution do vératrine au millième, un trouble opalin dans une solution à ïTzï [A nn. der Chem. u. Pharm., t. CIX, p . 1 7 7 j .

L’acide phosphomolgbdique donne des flocons jaune pâle (Sonnenschein).

Sels de vÉnATiuNE. — Ils ont une saveur àcre et brillante. Quelques-uns sont cristallins, d’autres gommeux. Les solutions sont neutres. Les alcalis et les carbonates alcalins en précipitent l’alcaloïde.

Selon Pelletier et Caventou lorsqu’on sursature une solution acide avec de la vératrine et que l’on dilue la liqueur, la réaction acide reparaît.

En présence de l’acide tartrique, les sols de vératrine ne précipitent pas par le bicarbonate de

potassium. Les solutions concentrées des sels de vératrine précipitent en jaune par les chlorures d’or, de platine , en jaune clair par Viodure de potassium, en rouge clair par le sulfocyanate (le potassium, en brun par la teinture d’iode, en jaune de soufre par l'acide picrique, en jaune par le sulfarséniate de sodium.

Chlorhydrate, C33H33Az2 08.HCl. — On l’obtient en faisant passer le gaz chlorhydrique sur l’alcaloïdo, ou en traitant celui-ci par l’acide chlorhydrique dilué. Cristaux plus courts que ceux du sulfate, très-solubles dans l’eau et dans l’alcool (Couerbe).

Chloraurate, C^H3* AzSOMICl. AuCl». — Le chlorure d’or donne avec les solutions du chlorure et de l’acétate de vératrine un précipité jauno insoluble dans l’acide chlorhydrique et qu’on peut faire recristalliser dans l’alcool. Les cristaux ont été analysés par Merck.

Sulfate neutre, (C3riF>2Az308)2IDS0‘. — Obtenu avec l’acide sulfurique et un excès de vératrine; neutre au tournesol; ses solutions donnent par évaporation une masse incolore semblable à la gomme.

Sulfate acide, C3!n5îAz20,.IIî SO*. — On le prépare en triturant la vératrine avec de l’eau et de l’acide sulfurique, chauffant à l’ébulli.tion avec un petit excès d’acide et filtrant. Au bout de quelque temps, on obtient des cristaux aciculaires à 4 pans, qui chauffés perdent de l’eau et se eharbonnent avec dégagement d’acide sulfureux.

Carbonate. — Une solution de vératrine dans l’eau de Seltz abandonnée à l’air se couvre d’une pellicule de petits cristaux insolubles dans l’eau, solubles dans l’alcool et dans l’éther, qui perdent dans l’air sec de l’eau et de l’acide carbonique.

Phosphate. — Précipité blanc, soluble dans l’acide chlorhydrique [Langlois, Ann. de Chim. et de Phys., (2), t. XLV11I, p. 502J.

Periodate. — Masse butyreuse obtenue avec la solution alcoolique de la base et l’acide périodique. Elle durcit bientôt et présente des cristaux visibles au microscope, mais elle contient de l’acide périodique libre d’après ses réactions [Langlois, Ann. de Chim. et de Phys., t. XXXIV, p. 278].

Autres sels. — On a encore préparé le ferrocyanure, le rhodizonate, le croconate, etc. [Heller, Journ. fur prakt. Chem., t. XII, p. 2291.

Vératroïdine et viridine. — Solon Budlock, la vératrine n’est que partiellement soluble dans l’éther; la partie insoluble constituerait la vératroïdine, la partie soluble la viridine (ce dernier nom a déjà été donné à une autre base. — Voyez t. III, p. 715.) G. S.

VÉKATUIQUE (ACIDE), C9II10O‘. — Acide découvert par Merck dans les semences de cévadille [C. Merck, Ann. der Chem. u. Pharm., t. XXIX, p. 188; — Schrôtter, ibid., t. XXIX, p. 190; — W. Merck, Compt. rend., t. XLVII, p. 30]. Pour le préparer, on épuise les graines par l’alcool acidulé avec l’acide sulfurique, on précipite l’extrait par un lait de chaux, on filtre, on évapore la liqueur pour chasser l’alcool. On traite la solution claire de vératrate de calcium par l’acide sulfurique ou l’acide chlorhydrique et on abandonne daus un endroit froid. On obtient des cristaux d’acide vératrique qu’on peut purifier en les dissolvant dans l’alcool et en traitant par le noir animal.

Propriétés. — Ces cristaux sont des aiguilles incolores ou des prismos à quatre faces. Chauffés, ils perdent de l’eau et deviennent opaques; à plus haute température, ils fondent et se subliment sans décomposition.

Ils sont très-peu solubles dans l’eau froide, plus solubles dans l’eau chaude, solubles dans l’alcool surtout à chaud, insolubles dans l’éther. Les solutions rougissent le tournesol.

VERATROL.

Réactions. — Le chlore et le brome attaquent violemment l’acide vératrique et donnent des produits de substitution visqueux. L’acide sulfurique mêmefumantnoledécomposepassensiblementetle perchlnruredo phosphore ne paraît pas agir du tout.

L’acide nitrique le dissout et la solution étendue d’eau dépose de l’acide nitro-vératrique,

C»H*(Az02)0*,

que l’on peut obtenir par cristallisation dans l’alcool sous forme de petites lamelles jaunes qui fondent et so décomposent à 100°. On peut, en faisant bouillir ce corps avec l'acide nitrique, obtenir lecorps dinitré, mais celui-ci est difficile à isoler.

L’acide vératrique, distillé sur un excès de baryte, réagit vivement et donne du véralrol et du carbonate de baryum :

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