C16U18S! O2 = (C8II8)9 S* O
— Il se forme, lorsqu’on chauffe à 130-160", l’acide métaxénylhydrosuifureux avec de l’eau ; cette réaction fournit, en même temps, de l’acide xénylsulfureux :
3C8 II1» S O2 = II8 O + C8 U’9 SO3 + C‘« H>8 S3Oh Comme l’acide dont il dérive, le dioxydisulfure de xényle, tel qu’il a été décrit, est un mélange d’isomères.
C’est un liquide huileux, jaune, inodore, insoluble dans l’eau, mais miscible à l’alcool et l’éther ; la solution alcoolique n’est pas précii itée par les sels d’argent ou de plomb. L’hydrogène naissant le convertit en sulfbydrate de xén> lo :
Gis nia s9 O* + 3II! = 2 H* O -f 2 C8 ID» S.
XÉNYLÈNE-DIAMINE. — 731 — XÉNYLÈNE-DI AMINES.
Le brome le transforme en un produit de substitution ; l’acide nitreux fournit de l’acide nitroxénylsulfureux et deux produits insolubles dans d’eau, l’un huileux et l’autre cristallisé [F. Lindow et R. Otto, A ntt. d.Chem. u. Pharm., t.CXLVI, p. 233 ; Bull, de h Soc chim. t. X, p. 147J. A. H.
X É.\ Y l.ÈN E D l A M 1 NE . — Ce n om a été donné à la beizidine (diamidodiphényle).
XÉ MYLEX E - DIASIINES [Syn. Xylène-diamines, diamidoxylines ],
Ca H18 Az8 = C«H*(CH»)8(AzH8)*.
— La théorie prévoit onze xénylène-diaminesisomériqnes, quatre étant dérivées do l’orthoxylène, quatre du métaxylène, et trois du paraxylène. Jusqu’ici on n’en a préparé que deux, qui correspondent au métaxylène.
modification a. — On l’obtient en réduisant par l’étain et l’acide chlorhydrique l’a-métaxylidine nitréo fusible à 69° (voyez p. 742). La réaction est très-violente au commencement, mais il faut chauffer pour l’achever. L’acide chlorhydrique étant chassé au bain-marie, on ajoute de l’eau au résidu, et l’on précipite l’étain par l’hydrogène sulfuré; la solution évaporée à cristallisation et additionnée de soude, laisse déposer des lamelles brillantes de xénylèno-diamine Le liquide en contient encore, qu’on peut extraire par l’éther.
L'a-xénylène-diamine purifiée par cristallisation dans l’eau ou dans l’alcool esten lamelles ou aiguilles blanches, fusibles il 74-75°, solubles dans l’eau et dans l’alcool, et possédant une réaction légèrement alcaline. Les oxydants l’attaquent violemment en donnant des produits bruns, mais on n’y trouve pas de xyloquinone.
Le cliloi hydrate cristallise bien.
Le chloroplatinate cristallise difficilement [A.- W. Hofmann, Deutsche chem. Gesells., t. IX, p. 1298; Bull, de la Suc. chim., t. XXVII, p. 4GHJ.
modification [3. — Le dinitrométaxylène, fusible à 93°, réduit par l’étain et l'acide chlorhydrique, fournit le chlorostannite de cette xénylènr-dia i ine. Après la précipitation de l’étain par l’hydrogène sulfuré, la solution est concentrée, et le chlorhydrate qui se dépose est distillé avec d : la chaux caustique.
La (3-xénylèno-diamine ainsi obtenue se présente sous la forme de fines aiguilles, fusibles à 152", sublimables, solubles dans l’eau chaude et dans l’alcool. Son chlorhydrate, en solution alcoolique, traité par l’acide nitreux, fournit une huile jaune, soluble dans l’alcool, mais insoluble dans l’acide chlorhydrique.
Chlorhydrate, C8Il8(AzH8)8. 2 HCl. — Prismes cliuorhombiques, solubles dans l’eau; l’acide chlorhydrique concentré le précipite de la solution aqueuse.
Chlorostannite, C8 H» (Az IP-)*. 2 H Cl -fSnCl8.— Prismes clinorhombiques.
Sulfate, C8 II8 (Az H8)8. h8SO». — Poudre peu soluble' dans l’alcool [E. Luhmann et W. Hollemann, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXLIV, P- 274; Bull, de la Soc. chim., t. X, p. 146; — R. Fittig, W. Ahrens et L. Mattheides, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXLVII, p. 15; Bull, de la Soc. chim., t. IX, p. 492].
XÉNYLÈNE-DIAMINE MO.NOBItOMÉE, Cs IPBr(AzH8)8.
— La solution du chlorhydrate de xénylèno-diamine additionnée d’eau do brome laisse déposer un précipité de bromhydrate de xénylène-diamine monobromée, qu’on fait cristalliser dans l’alcool, pour le dissoudre ensuite dans l'ammoniaque, et précipiter enfin par l’acide sulfurique étendu; le précipité rouge qui se produit constitue la base bromée à l’état impur. Purifiée par
cristallisation dans l’alcool, celle-ci est en finesaiguilles jaunes, solubles dans l’eau pure.
Le bromhydrate, Cs IP Br (Az H5)8. 2 il Br, forme do longues aiguilles jaunes, que l’eau décompose facilement en leur enlevant de l’acide bromhydrique [E. Luhmann et W. llollemann, loc. cit. J.
XÉNYLÈNE-DIAM1NE M0N0NITIIÉE,
C8II7 (AzO8) (Az II*)2.
— C’est un des produits de la réduction du trinitrométaxylène. Lorsqu’on chauffe ce composé avec une solution alcoolique de sulfhy trate d’ammonium, en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré à travers le liquide, il se précipite des cristaux mélangés de soufre. Après avoir distillé l’excès du sulfhydrate et l’alcool, on reprend le résidu par l’alcool bouillant ; la solution laisse déposer, en se refroidissant, un mélange de mononitroxénylène-diamineetdedinitrométaxylidine (voir p. 742). Ce mélange cède à l’acide chlorhydrique froid la première de ces bases, tandis que la dinitrométaxylidine reste insoluble. La solution chlorhydrique additionnée d’ammoniaque fournit un précipité que l’on soumet plusieurs fois au môme traitement, et que l’on purifie enfin par une cristallisation dans l’alcool.
La xénylène-diamine mononitrée est en longs prismes clinorhombiques, rouge-orangé, fusibles à 215°, sublimables, solubles dans l’alcool bouillant, peu solubles dans l’eau.
Chlorhydrates. — On en connaît deux :
1° Monochlorhydrate,
CMP (Az O8) (AzH8)8. IIC1.
— Ce sel cristallisable se forme lorsqu’on traite la base par une quantité d’acide chlorhydrique étendu, insuffisante pour la dissoudre.
2° Dichlorhydrate, C« IP (AzO8) (AzH8)8. 2 HCl.
— Il se dépose d’une solution de la base dans l’acide chlorhydrique concentré.
Chloroplatinate,
C8IP (Az O8) (Az H8)8. 2 H Cl, Pt Cl*.+3 H8 O.
— On l’obtient en ajoutant du chlorure de platine à la solution du dichlorhydrate, et évaporant la solution sur l’acide sulfurique. Ce sont des tables hexagonales, d’un jaune d’or, solubles dans l’acide chlorhydrique. L'eau les décompose en régénérant la base; au-dessous de 100"’, elles perdent leur eau de cristallisation; au-dessus de 109°, do l’acide chlorhydrique.
Sulfates. — On en connaît trois :
1° Sulfate acide ,
C8 H7 (Az O8) (Az H8)8. 2 H8 S O» -f 2 H8 O.
— 11 se dépose, par l’évaporation deseaux mères du sulfate neutre, en grandes tables transparentes, qui perdent leur eau de cristallisation à 109°.
2» Sulfate neutre , C8H7(Az O8) (Az H8)8. 1I8S0‘.
— La base, mise en suspension dan9 l’eau bouillante, est additionnée peu à peu d’acide sulfurique jusqu’il ce qu’elle soit dissoute, et la solution est soumise à un refroidissement lent. Le sel se dépose en grands prismes clinorhombiques, décomposâmes par l’eau.
3° Sulfate basique,
2 [C8 H7 (Az O8) (Az II8)8] II8 S O» + 2 H8 O. '
— Il se forme quand on chauffe la base avec une quantité d’acide sulfurique, insuffisante pour la dissoudre en totalité, et qu’on filtre. Ce sel se dépose alors en cristaux jaunâtres, qui perdent leur eau à 110°.
Triélhyle-xénylène-diamine mononitrée,
C8LP (Az O8) Az8 H (C8 H8)8.
— En chauffant la xénylène-diamine mononitrée avec l’iodurc d’éthyle â 120°, ou obtient l'iodhy-
XERONIQUE (ACIDE). — 732 — XYLÈNES.
drate de triéthyle-xénylène-diamine mononitréc, | que l’on purifie par cristallisation dans l’eau chaude, et qu’on décompose ensuite par l’ammoniaque. I.a base éthylée se précipite en cristaux écailleux, jaunes, solubles dans l’alcool et dans l’éther.
Le chloroplatinate,
[C8 H* (Az O*) Az* H (C* H8)3.H Cl]*, Pt CR,
se dépose en aiguilles jaune d’or, groupées en faisceaux, lorsqu’on ajoute du chlorure de platine à la solution chlorhydrique de la base.
Iodhydrate, C8 II1 ( Az O2) Az* H (C5 115/». MI. — Prismes clinorhombiques pyramidés , rouges [Bussenius et Eisenstuck, Ann. (1er Chem. u. Pharm., t. CXIII, p. 151; Répert. de Chim. pure, 1860, p. 176]. A. H.
XEROX IQÜE (ACIDE). — Cet acide n’est connu qu’à l’état de sels. D’après la composition de ceuxci, il est bibasique et devrait renfermer C8H1S04; mais, dès qu’on cherche à l’isoler, il perd une molécule d’eau et se transforme en son anhydride C8H10O3. C’est le seul exemple d’un acide bibasique ne pouvant pas exister à l’état libre.
Anhydride xéroniqdf, C8H'®03. — 11 se produit en petite quantité dans la distillation sèche de l’acide citrique, et c’est probablement à la décomposition de l’anhydride citraconique, formé en premier lieu, qu’il doit son origine. En effet, l’anhydride citraconique se décompose toujours en partie pendant la distillation; il entre en ébullition vers 213°, et cette température se maintient assez longtemps; plus tard la température s’élève peu à peu au delà de 300°, en même temps que le contenu du vase se fonce de plus en plus. Les parties qui passent entre 220 et 270°, étant agitées avec de l’eau, laissent une huile, qui n’est autre que l’anhydride xéronique. Cette décomposition de l’acide citraconique est accompagnée d’un dégagement de gaz carbonique; elle commence déjà verslbO0; la proportion d’anhydride xéronique formé est toujours faible, la plus grande partie de la substance se transformant en une matière goudronneuse, volatile au delà de 280°.
L’anhydride xéronique, purifié par distillation avec la vapeur d’eau, est une huile incolore, bouillant à 242° et se volatilisant facilement avec les vapeurs aqueuses. Il est très-peu soluble dans l’eau. Le carbonate sodique ou l’ammoniaque étendue ne le dissolvent qu’à la longue et fournissent des xéronates ; la chaleur favorise trèsnotablement cette action .
Xéronates, C8Hl0O'*.M2. — Ils contiennent 2 atomes de métal monovalent; les acides puissants en séparent des gouttelettes d’anhydride iéronique.
Sel d'argent, C9 II10 O4. Ag*. — Précipité blanc, à peine soluble dans l’eau, ne noircissant pas à la lumière.
Sel de baryum, C8 H10OLBa-f- 1/2 H* O. — La solution de l’anhydride dans l’ammoniaque étendue, débarrassée par la chaleur de l’excès d’ammoniaque, n’est pas troublée par le chlorure de baryum; mais, lorsqu’on chauffe le liquide, il se forme un précipité blanc épais de xéronate de baryum. Ce sel, séché sur l’acide sulfurique, retient 1/2 H* O, qu’il perd vers 1 iü°.
Sel de calcium, C8Il10O*.Ca -j- H*0. — On le prépare comme le sel barytique, auquel il ressemble; il perd son eau vers 130-1 10° [R. Fittig et L. Paul, Deutsch. chem. Gesellsch., t. IX, p. 116; — R. Fittig, ibid., t. IX, p. 1189; Bull, de ta Soc. chim., t. XXVI, p. 502 ; t. XXVIII, p. 82). A. II.
XO.VALTITE (Min.). — Silicate de calcium hydraté, 4(Ca Si O3) -f- H* O. — Masses amorphes concrétionnées très-dures, grises ou bleuâtres, à
cassures écailleuses, trouvées à Totela de Xonilta (Mexique), avec apophyllite et bustamite.
Densité, 2,72.
XETIliîXE. — Voyez Persclfocyanioce (acide). t. II, p. 780. 1 "
XYLÈNE (HYDRURES DE). — Vovez t. III, p. 735
X \ I.ENE- DI AM INES. — Voyez Xénylène-
DIAM1NES.
X YLÈNE-TKÏAMINE. — • Voyez XÉNÉNYI.E- TRIAMÏNR.
X Y LEVES [Syn. X y lois, diméthylbenzines , mélkylloluènes, hydrures de xcnyles, hydrures de tolyles],