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PUMFICATION ET LAMINAGE DU ZINC

On ne savait pas autrefois obtenir avec tous les minerais de zinc un métal pouvant se laminer facilement. On connaît actuellement les conditions de purification et d’emploi des zincs bruts de provenance quelconque.

Lorsque le zinc contient une proportion un peu considérable de plomb, qui est le métal le plus nuisible, on le coule après distillation dans des lingotières légèrement inclinées vers une partie plus creuse placée à l’extrémité. Une portion du plomb se réunit dans cette poche, et en cassant après refroidissement cette sorte de tenon porté par le lingot, ces portions plus riches en plomb peuvent servir à la désargentation des plombs d’œuvro. Les lingots restants sont notablement purifiés.

Le zinc coulé près de son point de fusion peut donner des plaques propres au laminage ; le métal coulé à haute température est â grandes facettes, cassant et ne peut se laminer. La malléabilité du zinc augmente jusqu’à 150° et diminue jusqu’à 200°.

Le zinc brut plus ou moins impur est refondu avant le laminage. On lo soumet à un long repos à une température voisine de son point de solidification. Le plomb se sépare presque complètement par liquation et vient se réunir dans une poche située à la partie inférieure de la sole inclinée du four à réverbère où se fait la fusion. Le fer s’élimine de la même façon, mais moins facilement, à cause do sa densité plus faible; le soufre forme du sulfure de fer.

On arrive à une purification très-bonne en opérant sur de grandes masses, 20 ou 30 tonnes de zinc, qu’on fond dansun grand four: on peut ainsi régler plus facilement la température. Ou laisse

reposer deux ou trois jours avant !a coulée. Le plomb séparé est coulé à part lorsqu’il est en masse suffisante.

La perte de métal, àcette seconde fusion, n’est que de 1 ,5 % [Mémoire de Thum, Revue universelle des mines, 1874, t. XXXVII, p. 273 et suivantes; Bergm u. Hüttenmünnische Zeitung, 1873 et 1874. Consulter également ce Mémoire pour le laminage du zinc].

Statistique de la production du sine. — On estime la production du zinc en Europe aux chiffres suivants :

En 1866 120,000 tonnes.

Le tableau suivant, emprunté au rapport de A.-W. Hoffmann sur l’Exposition universelle de Vienne en 1873, indique la production pour les années 1869, 1870, 1871, 1872 et 1873 [Qucsneville, Monit. scient., (3), t. VII, p. 876].

Silésie

Eschweiller. . .

Stolberg

Gladbach.. , . .

Iserlohn

Kouvelle-Mon-

tagne

Vieille - Won-

tagne

Austro-belge..

De Lamine. . .

Austurienne . .

Angleterre . . .

Autriche ....

Pologne

France

de vue de l'hygiène, prépara des blancs de zinc par voie humide et par voie sèche et en fit faire diverses applications. Mais ce fut seulement en 1819 qu’un entrepreneur de peinture, Leclaire, ancien ouvrier, se fit de nouveau le promoteur de cette application tombée dans l’oubli, et, grâce à son énergie ot au concours d’une puissante société (la Vieille-Montagne), donna à l’industrie du blanc de zinc une impulsion qui lui fit acquérir une importance actuellement considérable.

Fabrication du blanc de sine par combustion du métal. — Le zinc métallique, chauffé à une température voisine de son point d’ébullition, s’enflamme il l’air et brûle en donnant des flocons très-légers d’oxyde entraînés par le courant gazeux et qui constituent le blanc de sine. 160 parties de zinc produisent théoriquement 123 parties d’oxyde.

L’opération industrielle est des plus simples.

Les cornues ou creusets contenant lo zinc sont chauffés dans des fours dont la disposition est variable; on remplace de temps à autre le métal volatilisé qui se brûle à l’orifice de ces vases, en y ajoutant de nouveaux lingots, de manière à rendre l’opération continue. L’oxyde formé est entraîné par le courant d’air et conduit par une série de tuyaux do tôle, qui servent à refroidir ce mélange dans de vastes chambres où sont tondus dos tissus pelucheux de coton. Dans ce mouvement, par suite du frottement contre les surfaces et de la diminution de vitesse du courant, l’oxyde de zinc se dépose d’uno façon à peu près complète, une partie dans les tuyaux de tôle et le reste dans les chambres; les gaz sont alors conduits à une cheminée d’aspiration.

Les produits entraînés dans le courant gazeux se trouvent soumis il une véritable préparation mécanique d’où résulte un classement par grosseur et par densité. Les portions les plus denses et les moins fines se déposent d’abord : presque au sortir des vases de distillation on recueille du zinc métallique ou incomplètement oxydé, d’où l'on peut retirer par la lévigation une »

certaine quantité de blanc de zinc. Los portions suivantes, dont la blancheur , l’éclat, la ténuité et la densité sont variables, sont séparées et donnent des marques différentes. La pureté du zinc employéinflue beaucoup sur la qualité des produits :

on n’obtient la constance des nuances que par des mélanges faits avec soin.

Tonnes... 140030 131000 119003 129000 121000

En 1873 l’Amérique a produit 7000 tonnes de zinc brut et 3000 tonnes de zinc laminé, sans compter la quantité de métal correspondant à environ 6000 tonnes do blanc de zinc. La production ira en augmentant en France et diminue en Silésie et en Angleterre.

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