B LAN C DE ZINC
L’idée do la substitution de l’oxyde ou blanc de zinc à la c.éruse pour la peinture à l’huile fut émise en 1 7 8 0 par Courtois, préparti teur au laborat o i re de 1 ’ a c a d é mie de Dijon. Peu de temps
après, Guy- , ton de Mor- veau établit dansles Mémoires de l'Académie de Dijon les avantages de
zinc au point
Fig. 800. — Four à blanc do zinc.
ZINC (MÉTALLURGIE). — 18k — ZINC (MÉTALLURGIE).
La figure 800 indique la disposition générale d’un four à blanc do zinc; la figure 801 montre en plan la déposition générale de l’atelier ; la
Fig. SOI. — Plan général de l’atelier.
figure 805 représente en élévation les tubes refroidisseurs , et la figure 806 fait connaître la disposition intérieure des chambres de dépôt.
Les cornues (fig. 802 et 803 cnt une section rectangulaire ; les dimensions intérieures sont
Fig. 802. — Cornue.
",00 de longueur, 0n,,3‘2 de largeur et 0"',10 de hauteur ; l’embouchure a, qui sert au chargement des lingots et à la sortie des vapeurs de zinc Fig. 803. à 0"',2i de largeur sur 0‘“,04
de hauteur. Ces cornues (fig.
804) sont disposées par paires audessus delà grille du fourneau, biles sont supportées seulement à l’avant et à l’arrière et peuvent être entourées par la flamme. La fig. 704 montre par une coupe verticale en avant des cornues les guérites inclinées qui les surmontent. L’intérieur est séparé par des cloisons vertica- Fig. a 01. — Cornues. les en deux cases b et c. Dans la preniii're tombent directement les parties métallique» et l’oxyde le plus lourd, qui est recueilli dans un vase en tôle; dans la case c se rassemblent les oxydes très-lourds encore, mais déjà plus purs, qui sont entraînés au-dessus de la cloison qui sépare 6 et c et retombent le long du plan incliné de la guérite.
j Le chargement des lingots et le nettoyage de l’embouchure des cornues s’opèrent par une porte en fonte placée devant chaque paire de cornues.
Chaque fourneau (fig. 800) comprend une grille de 3 mètres de longueur placée au-dessus d’un cendrier voûté AA dans lequel les ouvriers entrent pour piquer le feu ; la porte de charge-
. la grille sont disposées dix cornues superposées par groupe, deux dans les niches c, c, c..., soit I 20 cornues par four. La flamme passe dans un carneau situé sous la partie antérieure des cornues pour se rendre à la cheminée centrale 13, qui dessert deux fours.
Des tubes en tôle d‘, il'... sont adaptés aux guérites coniques en terre et aboutissent à un conduit commun d,d. L’oxyde qui se dépose dans ce conduit est reçu dans de larges trémies et recueilli dans des récipients spéciaux. Les gaz t ntrainant les oxydes plus légers sont alors condu ts à la série des tubes réfrigérants (fig. 765) recourbés en siphons d’d', d" d", d'd"', d4 d4, d3 d5, aboutissant dans les trémies closes e, e', e", e'", e\ prolongées par un tube inférieur en tôle et par un tube en toile qu’on ouvre à volonté et qui sert à recueillir les oxydes déposés. Le courant d’air arrive alors par le tube /’ à l’extrémité des chambres la plus éloignée du fourneau.
La figure 806 permet de suivre la marche du gaz dans l’intérieur des chambres: leur tem-
pérature ne doit pas dépasser 5J degrés. Des cloisons verticales forment 24 compartiments terminés chacun à leur partie inférieure par une trémie. Chaque compartiment g, g1, g-, g3,.-, est divisé lui-même par une cloison verticale incomplète qui force les gaz à monter puis à redescendre avant d’entrer dans le compartiment suivant. Après avoir parcouru ces 24 chambres élémentaires , les gaz traversent une toile métallique d’une grande surface et se rendent enfin à la cheminée gls.
Les gaz des 10 cornues parcourent une longueur totale de 870 mètres avant de s’échapper dans l’atmosphère.
Un fourneau double contenant 40 cornues brûle 12,000 kilogrammes de zinc par 24 heures. La consommation de houille est de 40 à 45 kilogrammes par 100 kilogrammes de zinc. Le rendement en blauc de zinc est de 5 à 10 % inférieur au rendement théorique.
Les produits mélangés de zinc métallique sont soumis à la lévigation pour en séparer le métal. Cette opération se pratique soit à froid, ;r). *
soit à chaud (procédé Lhuillier). Le mélange d’oxyde et de zinc métallique projeté dans l’eau bouillante donne lieu à une effervescence, par suite de laquelle l’oxyde vient surnager quelques instants et peut être, par déversement d’une partie du liquide, séparé des portions métalliques. De là un système de lévigation rapide.
L’oxyde déposé est mis à égoutter sur un filtres de coton. La dessiccation doit être opérée très-rapidement pour éviter un retrait considérable et une agglomération de la masse qui empêcheraitde la diviser finement par le broyage.
On sait que, pour que les peintures à l’huile sèchent assez rapidement, ou emploie généralement des huiles lithargyrées, contenant en solution une proportion d’oxyde de plomb qu’on fait varier suivant la saison. L’emploi de ces huiles dans la peinture au blanc de zinc laisserait subsister un élément d’altération et une partie
ment 6 se trouve à l’extrémité. De chaque côté de 1 des inconvénients dus à la présence du plomb.
ZINC (MÉTALLURGIE). — 785 — ZINCITE.
Lcclaire est arrive à produire des huiles siccatives en les faisant bouillir pendant huit heures avec 5°/0 de leur poids do bioxyde de manganèso en poudre.
On a proposa et employé également di.vers mélanges contenant des sels de manganèse, et en particulier le borate do manganèso.
Le blanc de zinc s’associe très-bien aux autres couleurs pour donner des couleurs composées.
Les avantages du blanc de zinc dans la peinture sont considérables. Son emploi supprime complètement l'intoxication saturnine, qui est si fréquente chez les ouvriers qui préparent la céruse, quels que soient les perfectionnements qu'ou ait introduits dans cette fabrication. Les couleurs au blanc de zinc sont complètement inotl'ensives pour les ouvriers peintres si souvent atteints plus ou moins gravement de maladies dues au plomb.
Elles présentent en outre le grand avantage d’ètre fixes, et do no pas noircir, comme les couleurs à la céruse, sous l’inlluencedes émanations sulfureuses.
On reproche à la couleur au blanc de zinc de couvrir mal; c’est-îi-dire que les couches de cette peinture sont moins opaques et masquent moins bien les couleurs sousjacentes. 11 faut, comparativement à la céruse, plus d’huile pour délayer l’oxyde de zinc; en rovanche, avec la même quan-
Ia routine ait été l’obstacle le plus sérieux à la généralisation de l’emploi de cette peinture. Actuellement son importance est considérable et va croissant tous les jours.
Sorel, ayant reconnu que l’oxyde de zinc mélangé à du chlorure de zinc on solution plus ou moins concentrée fait prise plus ou moins rapi-
Fig. S i". — Tubas refroid issaurs.
Fig. 800. — Chambre do dépCt.
tité d’oxyde de zinc on recouvre uno surface plus grande qu’avoc la céruse. Il semble que
/.INCITE (VI in.)
dement par suite do la formation d’un oxychlorure de zinc insoluble, a pu appliquer cette propriété il la préparation de couleurs il l’oxychlorure de zinc, sans huile, et il la préparation d’un ciment qui est employé pour le plombage des dents. En ajoutant au mélange une quantité variable de sable, on obtient des luts qui sont utilisés quelquefois dans les laboratoires et dans l’industrie.
Ce mélange a servi également à préparer des pierres artificielles et à réparer certaines portions de monuments. F. de L.
ZINC AltSÉNIATÉ. — Voyez Adamine et Koetti-
CTTE.