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ZINC CARBONATE

Voyez Smitiisomte.

ZINC SILICATE. — Voyez Calamine.

ZINC SULFATÉ. — Voyez Goslahite.

ZINCAZURITE (Min.).

— Substance en petits cristaux bleus , de la sierra d’Almagrera ( Espagne ) , contenant , d’après Plattner, du sulfate de zinc, du carbonate de cuivre et un pou d’eau.

(Syn. Sparlalilhe, slerlin-

gite. — Oxyde de zinc ZnO, avec un peu deman-

iii — 50

ZINCKENITE.

ganèse. Masses laminaires ou grains plus ou moins gros à structure foliacée, d’un éclat assez vif, d’un rouge orangé, so trouvant avec franklinito et calcito il Sterling-IIi 1 1 (New-Jersey).

! Caractères. — Soluble dans los acides, sans effervescence. Chauffé dans le tube, devient noir à chaud et reprend ensuite sa couleur. Avec les [flux, réactions du manganèse; sur le charbon, s’entoure d’une auréole d’oxyde de zinc.

| Dureté, 4 it 1,5. Poussière jaune orangé cjïïir. ' Densité, 5,45 il 5,7.

Forme cristalline. — Pyramide hexagonale p b t/s = 118° T. Clivage peu facile.

ZINCKENITE (Min.). — Antimoniosulfure’ de plomb, Pb S, Sb2 S3, en cristaux orthorhombiques souvent groupés en formes hexagonales; fréquemment en masses fibreuses ou bacillaires, d’un éclat métallique, d’une couleur gris d’acier, se trouvant il la mine d’antimoine de Wolfsberg (Hartz).

Caractères. — Soluble dans l’acide chlorhydrique avec dégagement d’hydrogène sulfuré et dépôt de chlorure de plomb, par refroidissement. Décrépite et fond facilement; au chalumeau, fumées d’antimoine et enduit de plomb, etc.

Dureté, 3 à 3,5. Poussière gris d’acier. Densité, 5,30 ii 5,35.

Forme cristalline. — Prisme orthorhombique mm — 129° 39'; a'a' — 150° 36'.

ZINCONISE (Min.) [Syn. Hydrozincite , marionile, zinkblüthe]. — Hydrocarbonate de zinc, ZnO CO2, 2 ZnO H20. Masses terreuses ou compactes , concrétionnées, parfois pisolithiques, d’une couleur blanche ou jaunâtre, d’un éclat terreux ou cireux, se trouvant dans beaucoup de gisements de zinc ; la mine de Dôlorès, près San- 4ander (Espagne), en a fourni de très-beaux échantillons.

Dureté, 2 à 2,5. Densité, 3,58 à 3,8.

Caractères. — Dans le tube bouché donne de l’eau; pour le reste, réactions de la smithsonite.

ZINCOSITE (Min.). — Sulfate anhydre de zinc, trouvé d’après Breithraupt, à la mine de Barranco-Iaroso, sierra Almagrera (Espagne). Cristaux isomorphes avec l’anglesite et la barytine (?).

ZINÉPHYLLITE. — Voyez Hopéite.

ZINNÉWALDITE. — Voyez Lépidouthe.

ZIPPÉITE (Min.). — Sulfate hydraté de sesquioxyde d’urane avec ou sans oxyde de cuivre, de Joacliimsthal (Bohême). Petites aiguilles ou croûtes feutrées d’un beau jaune de soufre, ou d’un jaune orangé.

Caractères. — Dans le tube bouché donne de l’eau. Avec les flux, réactions de l’urane.

Dureté, 3.

ZIliCON (Min.) [Syn. Iargon, hyacinthe, ostranite, calyptolilhe, engelhardite], — Silicate de zircone, ZrO’SiO2. En cristaux quadratiques, plus ou moins gros, dans les roches cristallines, granité, syénite, etc., à Friedrichwârm (Norvège), à Miask (Oural), dans les calcaires cristallins, dans les schistes talqueux, Pfitsch (Tyrol) ; dans les sables gemm itères, à Espaly (Haute-Loire); dans la Caroline du Nord), dans l’ile de Ceylan, etc. D’un vif éclat, transparent ou translu* eide; jaune, gris, brun, rouge-hyacinthe; quelquefois incolore (Pfitsch), vert, bleu, rosé (Boche des Capucins, Mont-Dore).

Caractères. — Inattaquable aux acides, sauf en poudre très- fine par l’acide sulfurique concentré. Décomposé par fusion avec les carbonates alcalins et les bisulfates. Au chalumeau, les variétés colorées se décolorent sans fondre. Pas do réaction avec les flux.

Dureté, 7,5. Densité, 4,05 à 4,75.

Forme cristalline. — Prisme quadratique 61/)1 (sur p) = 95° 40'; faces: m, p, h', a3, b\ b<

ZIRCONIUM.

— (b'p 61/8 h') etc. Clivage m et b' assez nets.

ZIRCONIUM, Zr=89,5 (ou 90 d’après Marignac). Equivalent = 44,75.

Ce métal se rencontre dans quelques minéraux assez rares, sous la forme de silicates, dont le principal est le zircon. L'hyacinthe, qui est colorée on rouge foncé, l'auerbachite, etc., en sont des variétés. Le malacon est un silicate hydraté de zirconium. L’eudialyte, la fergusonite, la wœhlerite sont des niobates de zirconium, de cérium, etc.; la polymigmite est un titanate complexe renfermant du zirconium ; la calaplèite est un silicate de zirconium, de sodium et de calcium.

L’oxyde de zirconium, ou zircone, a été caractérisé comme oxyde nouveau par Klaproth on 1789. Berzelius a isolé le métal en 1824 et en a étudié les combinaisons [Poggend Ann., t. IV, p. 424, et t. VIII, p. 186].

Préparation. — Berzelius a isolé le zirconium en chauffant au rouge, dans un creuset de fer, un mélange de potassium et de fluozirconate de potassium. Le produit obtenu est repris par l’eau aiguisée d’acide chlorhydrique et additionnée de sel ammoniac, qui favorise le dépôt du zirconium réduit. Celui-ci constitue une poudre amorphe noire, qu’on lave finalement à l’alcool.

Troost a fait connaître d’antres modes de préparation de ce métal, qui le fournissent dans trois états différents : à l’état cristallin, à l’état graphitoïde et à l’état amorphe [Compt. rend., t. LXI, p. 109; Bull, de la Soc. chm., 1806, t. V, p. 212].

On chauffe dans un creuset de charbon de cornue le fluozirconate do potassium avec 1 j fois son poids d’aluminium, à une température voisine de la fusion du fer. Après refroidissement, l’aluminium en excès est recouvert de lamelles cristallines, serrées comme les feuillets d’un livre. Débarrassées de l’aluminium par l’acide chlorhydrique étendu, ces lamelles renferment 1,3 % d’aluminium et 0,56 de silicium; ce n’est donc pas du zirconium pur.

B. Franz a obtenu de la même manière des lames métalliques renfermant 1 u/0 d’aluminium et 0,17 °/0 de silicium [Deutsch. chem. Gesellsch., t. III, p. 58].

La décomposition du zirconate de sodium par le fer fournit le zirconium graphitoïde.

D’après Phipson , le magnésium réduit la zircone en donnant une poudre amorphe, noire et veloutée [Compt. rend., t. LXI, p. 745J.

Le zirconium amorphe s’obtient encore par l’action du sodium au rouge sur les vapeurs du chlorure de zirconium, ou bien par l’action du sodium ou du magnésium sur le chlorure double de zirconium et de sodium. L’opération s’effectue dans un creuset.

Propriétés. — Le zirconium cristallin est en larges lamelles, dures, brillantes et fragiles, dérivant sans doute d’un prisme clinorhombique. Densité, 4,15. Il est moins fusible que le silicium et ne brûle qu’à la flamme du gaz tonnant. 11 brûle au rouge sombre dans le chlore. La potasse en fusion l’attaque, mais non le nitre ou le chlorate de potassium.

Les acides azotique et sulfurique concentrés ne l’attaquent que difficilement à chaud. Le gaz chlorhydrique le transforme en chlorure au rouge. L’eau régale le dissout rapidement à chaud. L’acide fluorhydrique étendu le dissout rapidement à froid.

Le zirconium graphitoïde se présente en petites écailles légères, d’un gris d’acier.

Le zirconium amorphe est une poudre noire qui devient brillante sous le brunissoir. H est d une grande tenuité et passe facilement à travers les

ZIRCONIUM.

ZIRCONIUM.

filtres ; l’addition d’un acide ou d’un sel le rend plus compacte. 11 est mauvais conducteur de l’électricité. Calciné à l’air, il brûle vers le rouge en donnant de la zircone. Il n’est attaqué facilement que par la potasse en fusion ou par l’acide fluorliydrique aqueux.

Chaleur spécifique, 0,06GG [Mixter et Dana, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLXIX, p. 388]. Cette chaleur spécifique confirme le poids atomique du zirconium.

Il donne par l’étincelle d’induction un spectre caractérisé surtout par des bandes nombreuses dans le violet et Pultra-violct ; ce spectre présente trois maxima lumineux, entre les raies II et L, entre P et Q ot dans le violet extôme [ Troost et Ilautefeuille, Compt. rend., t. LXXIII, p. G'20].

Poids atomique et atomicité du zirconium. — Berzelius représentait la zircone par la formule Zr203, en s’appuyant sur la composition des fluozirconatos de potassium, en raison du rapport du fluor dans les deux fluorures combinés. Cette opinion avait é;é appuyée par Hermann ( Journ . für prakt. Chem., t. XXXI, p. 77J, mais elle n’a pas été admise par L. Gmelin et par d’autres chimistes, qui envisageaient la zircone comme un protoxyde ZrO. Il est à remarquer que la formule Zr2 O3 était justifiée par celle que l’on assignait alors à la silice, car les relations de ces deux corps avaient déjà été entrevues.

Deville et Troost, se fondant sur la densité de vapeur du chlorure de zirconium et sur les analogies que présentent le zirconium avec le titane, sont les premiers qui aient assigné à la zircone la formule ZrO3, formule qui la range à côté de la silice SiO!, do l’oxyde stannique et de l’oxyde titanique. Les chlorures correspondants présentent tous la même structure moléculaire et sont représentés par la formule M” Cl*. G. Rose s’est rangé à l’opinion de Deville et Troost par des considérations tirées do l’isomorphisme de lazircono avec le rutile [Poggend Ann., t. CVIf, p. 002] . - Enfin les belles recherches do Marignac sur les fluozirconates, isomorphes avec les fluosilicates,’ les fluotitanates et les fluostannates, sont venues apporter à cette opinion des arguments décisifs.

Le poids atomique, tel qu’il résulte des recherches de Berzelius, est égal à 89, 4, pour la formule ZrO3 (il serait 07,0 pour la formule Zr203 et 44,7 pour la formule ZrO, toujours en posant 0=16). La densité de vapeur du chlorure de zirconium conduit ft peu près à ce nombre (89,4). Hermann était arrivé à un nombre très-voisin. D’après MM. Marignac et IL Deville, ce nombre est un peu trop faible et doit se rapprocher de 90 [dntt. Chim. Phys., (3),t. LX, p. 263J.

Le zirconium ne forme qu’une seule série de composés, dans lesquels il fonctionne toujours comme élément tétratomique. Son oxyde fonctionne tantôt comme acide, tantôt comme base. Dans certaines combinaisons basiques avec les acides, il paraît entrer sous forme de radical diatomique, (ZrO)", 1 ozirconyle, à la manière de l’uranyle, etc.

Svanbcrg \Pogyend. Ann-, t. LXV, p. 317] avait annonce que la zircone est un mélange de trois oxydes distincts. Il avait même cru y entrevoir la présence d’un oxyde nouveau, la norine. Marignac par l’étude des fluozirconatos a reconnu la parfaite homogénéité de la zircone; déjà Hermann avait constaté l’identité de la prétendue norine avec le zircone. Ce qui avait porté surtout à croire à un mélange, c’est la densité variable que présente la zircone. Marignac a montré que cette variabilité ne tient qu’au degré de calcination subi par la zircone.

Alliage de zirconium. — Zirconium et aluminium. — Quand on fond au rouge blanc 1 p. de

zarcone avec5p. decryolithe pulvérisée, 10 p. de chlorure do sodium et 1 p. d’aluminium, on obtient un régule métallique qui, débarrassé de l’aluminium en excès par l’acide chlorhydrique étendu, laisso des lamelles cristallines qui ont pour composition ZrAl3, ou, si l’on tiont compte du silicium qu’elles renferment, Zr2AI6Si. Biles sont accompagnées d’une masse cristalline foncée, facile à séparer par lévigation, et qui est du silicium [Melliss, Zeitschrift für Chem., t. VI, p. 29G; Bull, de la Soc. chim., t. XIV, p. 204].

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