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SUIF. - 71 - SUIF

ou des chandelles (t. XLIX, p. 423, des brevets

expirés). .

On peut aussi faire passer un courant et air dans les suifs fondus, battre fortement dans un mélangeur et couler dans des cristallisoirs. Les cristaux passés à la turbine sont soumis à la presse hydraulique (brevet 93819, Brin, 11 janvier 1872). , ,

Ces différents moyens ont été abandonnes, car ils ne procurent aucun bénéfice. Le procédé de JI. Mège-Mouriès seul fournit maintenant au commerce une certaine quantité de stéarine.

Sans séparer la stéarine de l'oléine, on a encore cherché fi blanchir le suif et fi lui donner de la dureté, en vue principalement de la fabrication des chandelles. Appert fondait pour cela le suif sous forte pression, dans une marmite de Papin. On a ensuite employé l’acide sulfurique étendu d’eau, l’acide sulfurique et le bioxyde de manganèse, l’acide azotique, etc.

Commerce des suies. — Pour compléter ce que nous avons dit sur les suifs, ajoutons quelques renseignements sur la nature et la provenance des suifs actuellement employés dans l’industrie.

1° La suif de place de Paris nè contient que la dégraisse des étaux des bouchers, quand il est pur. Souvent il est additionné de suif de tripiers, de boyaux et d’os.

2° Le suif de bœuf n’est employé que par les fabricants de chandelles qui payent une plusvalue de 2 fi 3 francs par 100 kilogrammes.

3° Le suif do bœuf (rognons purs) sert généralement à la fabrication do la margarine. La partie solide, qui n’a pas son emploi dans cette fabrication, est vendue comme suif pressé aux fabricants, qui mélangent ce produit avoc do l'acide stéarique. Ce mélange donne des bougies de qualité inférieure, mais ayant de l’apparence. Ce suif pressé se paye de 15 à 20 francs par 100 kilogrammes en plus du prix du suif de place.

4° Le suif de mouton ordinaire est employé pour la chandelle perfectionnée. Il jouit d’une plus-value qui atteint 10 à 12 francs par 100 kilogrammes.

5° Le suif de mouton de rognons sert aussi à faire des bougies de qualité inférieure. Il se paye 15 francs par 100 kilogrammes plus cher que le suif de place.

G° Le suif d’os est employé par les stéariniers qui distillent et par les savonniers. Sa moinsvalue varie de 12 à 20 francs par 100 kilogrammes.

7° Lo suif de boyaux est employé par les stéariniers qui obtiennent, par un mélange avec d’autres suifs, la cristallisation qui leur est nécessaire pour avoir une séparation entre la partie solide et la partie liquide des acides gras. 11 se paye 12 à 15 francs moins cher que le suif de place.

8° Le suif do Saint-Pétersbourg (P. Y. C.) a joui pendant longtemps d’une grande faveur en Europe. Depuis plus de dix ans, sa consommation a été presque nulle ailleurs qu’en Russie. Le marché de Londres, qui en reçoit encore, se sert de ce suif seulement au point de vuo spéculatif. Les fabricants anglais l’emploient bien rarement. Néanmoins le prix du suif de Saint-Pétersbourg est généralement coté fi un prix supériour fi celui des autres suifs.

9° Lo suif d’Odessa (bœuf), qui est d’une qualité bien supérieure au suif de Saint-Pétersbourg, ne vient guère en France. Il n’est utilisé que par les stéariniers de Marseille et do Montpellier.

I0n Le suif d’Odessa (mouton) trouve son débouché seulement dans la mer Méditerranée.

11° Lo suif des États-Unis (Association des

bouchers) convient fi la fabrication des chandelles. Son prix est généralement plus élevé que celui des Prime City. Il vient rarement en Europe.

12° Lo suif Prime City est recherché par les stéariniers qui trouvent un suif pur qu’ils payent 1 à 2 francs plus cher que le suif de place.

13° Le suif Western, plus riche en stéarine que le Prime City, subit néanmoins une moinsvalue à cause de son impureté, qui atteint souvent 2 %•

14° Le suif de bœuf Plata jouit d’une grande faveur dans la stéarinerie, qui le paye de 6 à 8 francs plus cher que le suif de place de Paris.

15° Le suif de mouton Plata arrive en trèsgrande quantité en France, où il est préféré au suif de place. Il se paye de 2 fi 4 francs plus cher que ce produit.

La différence qui existe dans la Plata entre les suifs de bœuf et de mouton provient de ce que dans ce pays la viande du bœuf est utilisée, tandis que, colle du mouton étant perdue, les fondeurs mettent le mouton entier dans la chaudière, et qu’ils retirent comme suif toute la graisse qui surnage. Le suif do bœuf, au contraire, est fondu comme en France, après la séparation de la viande .

lti», 17°, 18°. Los suifs d’Australie ont un débouché considérable en Angleterre. Ces suifs viennent on très-petite quantité en France.

ly» Le suif de Florence n’estemployé en France qu’à Marseille, où il se paye avec une plus-value do 2 francs sur le suif do place.

20° Le suif de Vienne n’est employé que par les stéariniers de cette ville.

Voici le titre moyen, c’est-à-dire le point de solidification des acides gras bruts provenant de la saponification des suifs dont nous venons

de parler :

Point de solidification des

acides gras

Suif de place do Paris 43°, 5

— do bœuf ordinaire

— de bœuf (rognons purs).

France.... (

— do mouton ordinaire...

— do mouton (rognons) . .

— d'os

— do bovaux

De S‘-Pé:ersbourg ( P. Y. C).

Russie.... ■

D'Odessa (bœuf)

— (mouton)

États-Unis. <

New-York (Association des bouchers)

New-York (Pi ime City) . . .

Western

Plata |

Buenos-Ayrcs (bœuf|

1 là

— (mouton)...

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