S1I S CO O II
qui, inversement, peut être obtenu par la réduction de l’acide acéto-sulfureux, ainsi que l’a montré Siemens. Enfin Buckton et llofmann ont observé la formation de cet acide dans l’action de l’acide sulfurique sur l’acétamide ou sur l’acétonitri le ; il se produit en même temps de l’acide mhhylène-disulfureux [Ann. der Chem. u.
Pharm., t. C, p. 129]. — Voyez t. I, p. 7, et t. II, p. 418.
Préparation. — L’action de l’acide sulfurique fumant sur l’acide acétique cristallisable donno un produit très-impur. Il vaut mieux ajouter par petites portions 1 p. d’anhydride sulfurique à 4 ou 5 p. d’acide acétique pur, maintenu froid. Quand cette addition est achevée et que le mélange est homogène, on chauffe celui-ci à 60-75°, et on le maintient pendant quelques jours à cette température. Il prend une teinte brunâtre mais sans dégager de gaz. On le verse alors dans une grande quantité d’eau froide et on le sature par du carbonate de baryum ou do plomb. Ou filtre pour séparer le sulfate et l’excès do carbonate; la liqueur filtrée laisse déposer peu â peu lesulfacétatê de baryum ou de plomb. Enfin, pour mettre l’acide acéto-sulfureux en liberté, on décompose son sel de baryum par l’acide sulfurique ou son sel de plomb par l’hydrogène sulfuré. La solution do l’acide libre, évaporée dans lo vide, à consistance sirupeuse, se prend en une masse d’aiguilles ou de fibres soyeuses. Lorsque la température est basse, on obtient quelquefois dos cristaux isolés incolores qui paraissent être dos prismes orthorhombiques.
Propriétés. — Les cristaux d’acide acéto-sulfureux sont extrêmement déliquescents ; ils fondent à 62" et cristallisent de nouveau par le refroidissement. A 160°, ils répandent l'odeur du caramel et à 290° ils se décomposent complètement.
SULFACÉT1QUES (ACIDES). — 76 — SULEACÉTIQUES (ACIDES
La solution aqueuse étendue de cet acide ne se décompose pas par l’ébullition ; on peut même la chauffer à 160° dans des tubes fermés sans qu’elle s’alière. Elle n’est pas précipitée par l’azotate d’argent, le bichlorurc de mercure, l’acétate neutre de plomb, les sels de fer, de calcium ou de baryum. Si la solution est concentrée, le chlorure de baryum n’y produit pas de précipité; mais, au bout d’un certain temps, il se dépose de petites étoiles du sel de baryum.
Les cristaux d’acide acéto-sulfureux renferment 1 1/2 11-0 lorsqu’ils sont transparents, mais lorsqu’ils sont devenus opaques par exposition dans le vide sec, ils ne contiennent plus que i molécule d’eau. Enfin l’acide sirupeux renferme 211*0.
L’acide acéto-sulfureux, comme l’indique sa formule, est un acide bibasique. Melseus n’a décrit que ses sels neutres. Ils sont solubles dans l’eau et leur solution aqueuse est précipitée par l’alcool.
Acétosulfite de potassium,
GH2Cso3K+H2°-
— Petits cristaux durs qui se déposent par le refroidissement d’une solution bouillante de ce sel.
Acétosulfite de baryum,
C Hî j s 03 I Ba — I- 1 1/2 H9 0 .
— Ce sel se présente sous divers aspects. Ordinairement il se dépose sous forme d’une croûte cristalline dure; quelquefois, sous forme d’une poudre amorphe et lamelleuse. Une fois déposé, il ne se redissout que difficilement, surtout si on l’a privé de son eau de cristallisation; l’addition d’aride chlorhydrique détermine sa dissolution immédiate. Parfois il se dépose il chaud en petits cristaux ou en plaques métalliques renfermant! Il2 0.
Ce sel peut être chauffé à 250° sans s’altérer; il est alors complètement anhydre.
Acétosulfite de plomb,
CH2|gQ3 jpb + H>°.
— Petites aiguilles prismatiques transparentes, se déshydratant à 120° et se décomposant à 200°. Ce sel se présente souvent en mamelons opaques accompagnés de petites aiguilles étoilées.
Acétosulfite d'argent,
ghî<so»a!+h,°-
— Il se dépose par le refroidissement d’une solution saturée et bouillante en petits prismes transparents, allongés et aplatis, terminés en biseau, quelquefois mélangés de lamelles nacrées. Les cristaux sont volumineux si la cristallisation est très-lente. Ce sel noircit lentement à la lumière diffuse. Il perd sa transparence dans le vide sec ou à 100°, en perdant son eau do cristallisation. Chauffé, il se boursoufle, dégage de l’acide acétique et de l’acide sulfureux et laisse un résidu d’argent métallique. Sa solution dissout facilement un excès d’oxyde d'argent.
Melsens a trouvé dans les eaux mères de la préparation de l’acétosulfite d’argent, par dissolution de l’oxyde d’argent dans l’acide acéto-sulfureux, un autre sel en petits cristaux transparents groupés en croûtes compactes et présentant la composition du méthylène-disulfile d’argent,
CH*(SO»Ag)*.
L’acide méthylène-disulfureux résulte, dans ce cas, de la substitution de S O8 H au groupe CO2 II de l’acide acéto-sulfureux. Sa formation a du reste
été constatée par Buckton et Hofraann dans l'action de l’acide sulfurique fumant sur l’acide acétosulfuroux.
Action de l'alcool et de HCl sur V acétosulfite d'argent. — Quand on décompose par un courant d’acide chlorhydrique l’acétosulfite d’argent en suspension dans l’alcool absolu, on obtient, après séparation du chlorure d’argent et concentration de la solution dans le vide, un liquide sirupeux, il odeur aromatique et éthérée, à réaction acide. C’est un acide que Melsens n’a pas obtenu il l’état du pureté et qu’il désigne s ms le nom d'acide sulfai ctovinique. Le sel d’argent de cet acide est en lamelles nacrées déliquescentes, grasses au toucher, solubles dans l’alcool. Les analyses de ces dérivés n’ont pas donné de résultats assez concordants pour permettre d’en déduire une formule plausible.
Action de PCI8 sur l'acide acéto-sulfureux. — Cette action, d’abord examinée par C. Vogt [Ann. der Chem. u. Pliarm., t. CX.IX, p. 1531 qui n’indique aucun résultat précis, a été étudiée par R. Siemens [Deutscli. cliem. Gesells., t. VI, p. 659; Bull, de la Soc. chim., t. XX, p. 3591.
Lorsqu’on fait réagir il chaud 2 molécules de perchlorure de phosphore sur 1 molécule d’acétosulfite de sodium, on observe un dégagement d’acide chlorhydrique, mais non d'acide sulfureux. Si l’on rectifie le produit de la réaction, on obtient un liquide fumant et incolore, distillant à 130-135° sous une pression de 615 millimètres. Ce composé constitue le chlorure acétylesulfureux chloré,
C II Cl
X COC1 ^ S02C1.
Soumis à l’action de l’eau, ce chlorure s’échauffe beaucoup ; il y a dégagement d’acide carbonique et formation d’un composé blanc insoluble, présentant les caractères du chlorure trichlorométhylsulfureux CC18-S02C1; en même temps, il se dissout de l’acide acéto-sulfureux. La réaction est la suivante :
3 C II CI Cso2c'l + 3 O
= 2CII2 CsoMI +CC|3'S03C1 + C02 + 5Ha
La réduction du chlorure acétyle-sulfureux chloré par l’étain et l’acide chlorhydrique donne naissance à l’acide thioglycolique,
CIP;
COOH,
et non à l’acide thiacétique comme le pensait C. Vogt.
Acide acétique sulfuré ou thiodiglycolique,
CH2-COOH
ssCH!-COOH.
— Cet acide, qui résulte de la substitution de
1 atome de soufre aux 2 atomes de chlore de
2 molécules d’acide monochloracétique, a été étudié par E. Schulze Uena'ische Zeitsch.., t. I, p. 2, 1864; Iiull.de la Soc. chim., t. V, p. 130, 1866].
Pour le préparer, on traite son arnide par la baryte bouillante, on traite la solution du sel barytique produit par l’acétate de plomb, puis le précipité par l’hydrogène sulfuré.
On peut obtenir son sel ammoniacal par l’action directe du sulfure ammonique sur le monochloracétate d’ammonium; pour séparer le sel ammoniac produit en même temps, on traite la solution aqueuse concentrée des cristaux par une quantité d’alcool telle que le sel ammoniac puisse rester dissous; l’acétate sulfuré d’ammonium se précipite alors seul.
SULFACÉTYLÈNIQUE (ACIDE). — 77
Il cristallise en grandes lames incolores, du type ortliorliombique (angles de 105° et de 127°,30'), fusibles è ISO0, volatiles, solubles dans l’alcool et dans 2r,7 d’eau froide. Sa solution est précipitée par les sels do plomb et d argent, bes autres sels sont en général solubles dans 1 eau, insolubles dans l’alcool et cristallisent facuc-
Sel de -potassium. — 11 cristallise en longs prismes renfermant 1 molécule d’eau qu ils perdent ii 120°. Le sel anhydre est peu soluble et inaltérable à l’air.
Sel d’ammonium. — Aiguilles étoilées.
Sel de baryum,
,,1 CH^.CO,(Ba b j CH2. CO2 | ua’
— Croûtes cristallines blanches et anhydres.
Sel de plomb,
c l C 11*. CO2 ) pb b j CIP. COM
— Précipité cristallin anhydre, soluhle dans l’acide azotique étendu et dans l’eau bouillante.
Il existe un sel basique,
C*H4SC*08Pb -f Pb O.
Le sel de zinc est en tables orthorhombiques peu solubles, renfermant 4 II2 O.
Le sel d’argent forme un précipité cristallin. Éther,
CH!.CO*C*H5 b-s C H2 . C O2 C2 II5.
— On l’obtient par l’action de l’acide chlorhydrique sur la solution alcoolique de l’acide. On le prépare aussi en faisant réagir directement du sulfure ammonique sur l’éther monochloracétique.
Cll^Cl (ÀïHtjis CO2 C2 1IS~ '