H Cl 4- S
La même combinaison cuivreuse se forme lorsqu’on ajoute un excès de sulfate de cuivre et de l’acide chlorhydrique à une solution aqueuse de sulfocarbamate d’éthyle : il se produit un dépôt blanc cristallin qu’on purifie par cristallisation dans l’alcool chaud.
Le composé 2 C3 H7 Az S O -f- Cu2 Cl2 est en petits rhomboèdres brillants, dont la forme est très-voisine du cube; il est presque insoluble dans l’eau et dans l’acool froid; l’alcool chaud le dissout aisément en se colorant en brun, et, si l’on fait bouillir, une partie du sel se décompose et il se précipite du sulfure de cuivre. L’eau chargée d'acide chlorhydrique dissout ce composé en grande quantité; l’acide azotique l’oxyde; l’acide sulfurique en dégage un gaz et fournit une poudre bleue, soluble dans l’eau. L’ammoniaque le dissout en petite quantité en se colorant en bleu; la solution noircit à chaud. La potasse le colore en brun, et finalement en noir, en dégageant do l’ammoniaque. L’hydrogène sulfuré le décompose en sulfure de cuivre, acide chlorhydrique et sulfocarbamate d’éthyle.
La solution de ce sel double précipite en blanc l’iodure et le sulfocyanate de potassium.
2° 4C3II7AzSO 4-Cu!Cl*. Lorsqu’on dissout dans l’alcool la combinaison précédente et qu'on y ajoute un peu plus de 2 mol. do sulfocarbamate d’éthyle, le mélange fournit par l’évaporation des tables brillantes, clinorhombiques, du nouveau sel double. Si la solution est très-concentrée, on obtient de gros prismes hexagonaux. .Ce sel est insoluble dans l’eau et très-soluble dans l’alcool.
3° GC’IPAzSO -|- CusCl*. Préparé par le mélange de 1 mol. do la première combinaison et de 4 mol. d’éther sulfocarbamique, ce sel est en cristaux maclés qui dérivent d’une pyramide clinorhombique.
4° 8C3H7AzSO 4- Cu2Cl2. Ce composé forme également des cristaux bien defiuis-
Toutes ces combinaisons sont d’autant plus fusibles et plus solubles dans l’alcool qu’elles contiennent une plus forte proportion de sulfocarbamate d’éthyle. Au bout de quelques semaines les cristaux s’altèrent et donnent, entre autres produits, du sulfure de cuivre.
lodure cuivreux et sulfocarbamate d’éthyle. — La solution alcoolique et chaude de la combinaison 6C5I17 AzSO -f- Cu2Cl2 additionnée d’une solution également chaude d’iodure de potassium, fournit, au bout de quelques heures, de larges aiguilles d’un composé blanc qui a pour formu'e
4 C3 II7 Az S O -f Cu2I! ;
l’eau mère laisse déposer plus tard des lames du sel 6 C3 II" AzSO + Cu2l2, et renferme à la fin du chlorure do potassium et de l’éther sulfocarbamique.
Le premier sel se dédouble à chaud en iodure cuivreux et éther sulfocarbamique qui s’unissent de nouveau par le refroidissement; conservé dans un vase fermé, il prend peu à peu une teinte verte et laisse dégager du mercaptan.
Sulfocyanate cuivreux et sulfocarbamate d'éthyle. — La solution alcoolique de la combinaison 2 C3 H7 AzS O -j- Cu2Cl2 donne, avec le sulfocyanate de potassium, un précipité blanc de sulfocyanate cuivreux; le sel 4 G3 H" AzS O -]- Cu2Cl2, au contraire, fournit un dépôt Cristallin qui parait renfermer C3H7AzSO -b 5Cu2(CAzS)2. Enfin la combinaison GC3 II7 AzSO + Cu2Ci2, en solution alcoolique diluée, ne précipite pas à froid par le sulfocyanate de potassium ; mais lorsque les solutions sont concentrées et chaudes, il se dépose de petites tables incolores possédant la composition 4C3 II1 AzSO -]- 3Cu2(CAzS)2. Si les cristaux séjournent pendant quelques jours dans l’eau mère, ils grossissent et prennent une teinte jaunâtre; ils renferment alors 2 C3 H7 AzSO -j- Cu2(CAzS)2.
Le sulfocarbamate d’éthyle, en solution alcoolique, donne, avec le chlorure de platine, un précipité jaune et cristallin, dont la composition
(G = 13,9 à 13,4; II = 2,7; S = 13,3; Cl = 19,1 à 23,3; Pt = 38,3 à 37,8)
ne répond pas à une formule simple. L’eau mère laisse encore déposer pendant quelques jours des paillettes, et finit par se colorer beaucoup.
Le zinc précipite le cuivre de la solution alcoolique du sel GCHFAzSO -j- Cu2Cl2, mais le chlorure de zinc formé ne s’unit pas à l’éther sulfocarbamique. On n’a pas réussi qon plus h combiner ce dernier avec le chlorure ferreux, le chlorure de baryum, lo chlorure de potassium. Le chlorure de morcure parait engendrer des combinaisons semblables.
Décomposition du sulfocarbamate d'éthyle par l'acide azoteux. — Si l’on traite le sullocarbamate d’éthyle, mis en suspension dans l’eau, par un courant de gaz nitreux, il se convertit en une huile qui finit par déposer des cristaux; il se dégage en même temps un gaz incolore. Le produit, lavé à l’eau, est mis en digestion avec de l'alcool qni dissout les cristaux, en laissant une huile qui n’est autre chose que du soufre modifié; celui-ci ne sc solidifie qu’au bout de quelques mois. . . . j
La solution alcoolique fournit des prismes incolores solubles dans l’eau et dans l’alcool et; contenant C8 H)0AzîSO2. Ce corps complexe, auquel Debus a donné le nom impropre A'oxysulfocyanate d’éthyle, prend naissance d’après l’équation suivante :
2C3Il7AzSO 4- Az203 C8II10Az2SOs 4- 2 II2 O -f S 4- Az20;
il dérive donc de deux molécules de sulfocarbamate d’éthyle par l’enlèvement de H2 S -f II2, et
SULFOCARBAMIQUES (ACIDES). - 85 - SULFOCARBAMIQUES (ACIDES).
il serait facile d’établir une formule de constitution pour ce composé.
L’oxysulfocyanate d’éthyle prend encore naissance dans l’action du chlorure cuivrique sur l’éther sulfocarbamique.
Il fond au-dessous de 100° et se solidifie de nouveau par le refroidissement; à une température plus élevée, il se volatilise en partie sans (altération, tandis qu’une autre portion fournit, i titre autres produits, des composés sulfurés de 'éthyle. Il est entraîné avec les vapeurs aqueuses. ' Les solutions do l’oxysulfocyanate d éthyle, neutres aux papiers, ne précipitent ni le nitrate d’argent, ni le chlorure morcurique, ni le chlorure platinique. Les acides azotique, sulfurique et chlorhydrique concentrés le décomposent. Sous l’influence de l’eau de baryte bouillante, il dégage de l’ammoniaque et fournit du carbonate et c!o l’hyposulflte de baryum, ainsi que de l’alcool; il ne se forme pas de sulfocyanate [Debus, Ann. der Chem. u. Pharm., t. LXXII, p. I; t.. LXXV, p. 12/; t. LXXXII, p. 253].
PRODUITS DE SUBSTITUTION DES ÉTHERS SULFO- CARBAMIQUES. — Allylsoi.focaubamatk d’éthvi.e.
— Cet étherseformeparla combinaison de l’alcool éthylique avec l’allylsulfocarbimide. On chauffe, pendant quelques heures, A une température un peu supérieure à 100°, un mélange d’essence de moutarde et d’alcool, on ajoute do l’eau et on rectifie l’huile qui se sépare.
L’allylsulfocarbamate d’éthyle constitue un liquide incolore plus lourd que l’eau, bouillant à 210-215° et offrant une odeur alliacée.
Il est probablement identique avec le liquide que Will avait obtenu par l’action de la potasse alcoolique sur l’essence de moutarde et auquel il avait attribué la formule C7H1'Az2SO (Voyez 1. 1, p. 150) [A. W. Hofmann, Berl. Acad. Ber., 1860, p. 332; Bull, de la Soc. Chim., t. XII, p. 300].
Étbylsbi.focarbamate d’éthyle,
C5H'‘AzSO = CSC^Hr«!
— Lorsqu’on chauffe pendant quelque temps i l 10°, la sulfocarbimide éthylique avec de l’alcool éthylique, l’odeur de la sulfocarbimide disparaît et l’eau précipite alors une huile d’une odeur désagréable qu’i n purifie par un simple lavage à l’eau.
L’éthylsulfo arbamate d’éthyle est liquide ; il bout à 204-208°. L’eau, plus facilement les acides ou les alcalis, dédoublent cet éther en alcool, gaz carbonique, hydrogène sulfuré et éthylamine,
oo^AzH.CMl»
= CMF.OH -f CO2 + H2 S + AzIRCW.
Lorsqu'on emploie de l’acide sulfurique concentré, on obtient de l’oxysulfure de carbone i la place du gaz carbonique et de l’hydrogène sulfuré |lIofmann, loc. ctf.].
l’HÉNÏLSULFOCAItBAMATE D’ÉTHYLE, -cxAzH.CüHS ^OC2H5.
— Voy. t. II, p. 881.