II2 S + CO
^ Az 112 S Az II4.
Dithiocarbonate 1 hiocarbamale
ammonique. ammouique.
Le thiocarbamate d’ammonium se colore rapidement en jaune, à l’air, en dégageant du suifhydrate d’ammonium. 11 est extrêmement soluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool, et insoluble dans l’éther. Los acides étendus en dégagent de l’oxysulfure de carbone en même temps qu’il se forme un sel ammoniacal.
La solution aqueuse de ce sel se colore en rouge par le chlorure ferrique et donne un précipité rouge clair lorsqu’on ajoute un excès de ce réactif ; avec l’acétate de plomb, on obtient un précipité blanc, gélatineux, noircissant peu à peu ; le sulfate de cuivre précipite en blanc et le précipité noircit à chaud; le nitrate d’uran'e produit un précipité jaune clair, soluble dans un excès de sel d’urano; le chlorure de baryum ne trouble la solution qu’à chaud (Mulder).
Chauffé à 100° en solution aqueuse, le thiocarbamate d’ammonium perd une molécule d’eau et se convertit en sulfocyanate ammonique (Berthelot).
C0CsAzH4. = 11 sO + CAz - SAzII4.
D’après Kretzschmar, il ne se formerait pas do sulfocyanate dans ces conditions, mais bien du carbonate et du sulfure d’ammonium.
Maintenu à une très-douce température avec du carbonate de plomb délayé dans l’eau, le thiocarbamate d’ammonium perd de l’hydrogène sulfuré et donne de l’urée,
CO
^AzII2
■'-SAzII4
= H2S -f CO
^ Az II2 ^ Az H2.
La proportion d’urée ainsi formée est toutefois très-petite (Berthelot). Suivant Kretzschmar, ce sel subit la môme décomposition lorsqu'on le chauffe en vase clos à 130-140°.
Un mélange de thiocarbamate d’ammonium et d’aldéhyde benzoïque, abandonné dans l’air sec pendant quelques jours, se solidifie complètement; le composé formé dans cette réaction peut être envisagé comme le thiocarbamate de dibenzylidène-ammonium
CO
^ AzlI*.
S Az (C7 II0)2.
SULFOCARBAMIQUES (ACIDES). — 8G — SDLFOCARBAMIQUES (ACIDES).
L’équation suivante rend compte de sa formation :
CO(AzII!).SAzH1 * * 4 + 2C7H«0 = 2 H sO + C O (Az 11-). S Az(C7 iln)2.
L'acétone n’agit pas sur le tliiocarbamate d’ammonium (Muldor). [Bcrthelot, Dull. de la Soc. chim., I8C.8, t. IX, p. 7 ; E. Muldor, Ann. der Cliem. u. Pharm.. t. CLXV1II, p. 228; Bull, de la Soc. chim., 1809, t. XII, p. 452; A. Kretzschmar, Journ. für prakt. Chem., (2), t. VII, p. 474; Bull, de la Soc. chim., t. XXI, p. 310).
Tiiiocaiuiauatb d’éthyle (Syn. thio-urèlhane).
CMDAzSO = CO^g^jj
— Lorsqu’on fait passer du gaz ammoniac sur le chlorure éthylthiocarbonique (chlorure de carbonyle-sulfétliyle, produit par l’action du gaz chloroxj carbonique sur le mercaptan), le tout se prend en une masse composée d’un mélange de sel ammoniac et du nouvel éther.
O SCSH5 -AzlI3
= azhvci + co^|zc«!h6
On reprend la masse par l’éther, on filtre et l’on abandonne la solution à l’évaporation spontanée. Le tliiocarbamate d’éthyle est en grandes tables, blanches, fusibles à 1117-109°, peu solubles dans l’eau fi-oide, plus solubles ît chaud et très-solubles dans l'alcool et dans l’éther. La potasse en dégage à chaud de l’ammoniaque et du mercaptan ; l’ammoniaque alcoolique le transforme à la longue en urée et mercaptan.
Déshydraté par l’anhydride phosphorique, il donne du sulfocyanate d’éthyle.
CO^ SC dp = H*0 + CAz. SC2II5.
La solution du tliiocarbamate d’éthyle donne avec le chlorure mercurique un précipité blanc, que la chaleur rend soluble; avec le nitrate d’argent, un précipité blanc, noircissant à chaud; avec le sulfate de cuivre, un précipité blanc, cristallin, inaltérable à chaud; avec l’hydrate thallcux, un dépôt floconneux, jaune, qui devient noir lorsqu’on chauffe; en même temps qu’il se forme du mercaptan ; enfin avec le chlorure platinique et h l’aide de la chaleur un précipité jaune [F. Salomon, Journ. für prakt. Chem., (2), t. VII, p. 252 ; Bull, de la Soc. chim., t. XXI, p. 349; l\. Conrad et F. Salomon, Journ. für prakt. Chem., (2). t. X, p. 34J.
Acide benzoyle-étiiylthiocabbamique,
. ^CO.C«II5(t) C10H" AzSO2 = CO^g^OT.
— Cet acide renferme, d’après I.oessner, les éléments du sulfocyanate de benzoyle encore inconnu et do l’alcool.
CAzS-CO C«H« -f C*H«.OH rn^Az(CO.C«II5)(C»HS)
— CU^SII.
— On l’obtient en ajoutant peu à peu du chlo-