H2 S + CS
^ Az ri2
^AzlIR-
Sulfo-urée
substituée.
On no peut obtenir les sulfo-urées monalcooliques en traitant la sulfo-urée par les iodures ou bromures alcooliques; ces corps s’ajoutent directement à la suifo-urée. (Voyez t. III, p 124.)
Propriétés et réactions. — Elles sont encore peu connues. Toutes les sulfo-urées monosubstituées obtenues jusqu’ici sont cristal I isables et possèdent des propriétés basiques faibles.
Sous l’influence de l’anhydride phosphorique ou de l’acide chlorhydrique, elles régénéreront probablement des sulfocarbimidcs. Chauffées avec les acides étendus, elles donneront de l’ammoniaque, une amine, du gaz carbonique et de l’hydrogène sulfuré :
po^AzHR' rotisn — ub^AzH2 —
AzH» + AzH2R' + CO2 + H2 S.
Les alcalis doivent les dédoubler d’une manière analogue; elles pourraient aussi donner un sulfocyanate ou bien agir comme l’oxyde de mercure ou l’oxyde de plomb. Ces deux oxydes, comme on le sait depuis longtemps, enlèvent de l’hydrogène sulfuré à l’allylsulfo-urée, et la transforment en sinapine (t. I, p. 159). Hofmann a observé une réaction toute semblable avec quelques autres sulfo-urées monosubstituées. Lorsqu’on ajoute de l’oxyde do plomb ou de l’oxyde de mercure h la solution chaude, aqueuse ou alcoolique d’une sulfo-urée monosubstituée, il se forme rapidement du sulfure métallique en même temps que la sulfo-urée passe à l’etat do cyanamido monosubstituée :
csÆsR' + PbO =
’NAzll2.
Sulfo-urée substituée.
CAzsH R' +PbS-]- H20.
Cyanamide
substituée.
Mais les cyanamides monosubstituées ne sont pas stables et se transforment rapidement, surtout à 100°, en mél amines trisubstituées, par U soudure de trois molécules de cyanamido en une seule.
3CAz2HR' = C3Azfi H3R’3.
Cyanamide Mélamine
monosubstituée. tri substituée.
Cette polymérisation est indiquée par un changement dans la réaction du liquide ; celui-ci est primitivement presque neutre, mais il prend avec le temps rapidement, par l’évaporation, une forte réaction alcaline : les cyanamides substituées sont douées, en effet, de propriétés basiques faibles, tandis que les mélamines sont des bases assez fortes [Will. Ann. der Chem. u. Pharm., t. L1I, p. 1 ; A. W. Hofmann, Denis, chem. Gesells., t. II, p. 602; t. III, p. 264; Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIII, p. 512; t. XIV, p. 161].
Allïlsclfo-cbée [Syn. Thiosinnamine],
C4 H8Az2S = CS — Voyez t. I, p. 159.
AMYLSDLFO-ünÉE.
AzHC3 H5.
Az H3.
C6H14Az2S = CS
^ Az II2.
— Ce corps résulte do l’action de l’ammoniaque sur l’amylsulfocarbimido; il cristallise facilement et fond à 93° [Hofmann, Deutsch. chem. Gesells., t. III, p. 246 J.
ANGéLÏI.SULFO-linÉB.
CcII,2Az2S = CStr^HF119 ^ AzII2.
— Obtenue par l’action de l’ammoniaque surl’angélylsulfocarbimide, elle se présente sous la forme d’aiguilles incolores fusibles à 103° [A. W. Uof-
SULFO-URÉES COMPOSÉES. — 130 — SULFO-URÉES COMPOSÉES.
mann Deutsch. chem. Gesellscli., t. VIII, p. 106].
BUTÏLSULKO-URÉE NORMALE.
C5 H12Az2S = CS
AzH.CHS-CH*-OH*-CH»
> AzII2.
— En traitant la butvlsulfocarbimide normale par l’ammoniaque, on obtient une sulfo-urée qui se fige lentement en une masse cristalline , fusible à 79° lllofmann, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VII, p. 511].
Butïlsllfo-urée secondaire.
. „„ ^CH2-CH8 C5H,2Az2S = CS C" SCIP.
nAzII2
— On chauffe à 100°, pendant quelques heures, la butylsulfocarbimide secondaire (essence do Cochlearia offlcinalis) avec de l’ammoniaque aqueuse; la sulfo-urée est en aiguilles incolores, fusibles à 133-134° [Hofmann, loc. cit.].
ISOBUTÏLSULFO-tlRÉB.
G5 II12Az2S = CS
xAzH.CH2-CH s' Az II2.