CH3 N G H
— Elle prend naissance par l’action de l’ammoniaque aqueuse sur l’isobutylsulfocarbimide ; elle forme des cristaux fusibles à 93°, 5 [Reimer, Deutsch. chem. Gesellsch-, t. III , p. 757 ; Hofmann, loc. cit.].
Métacrésylsulfo-urée.
C8H10Az2S = CS :
- Az H. Cp II'*-C II3 ' AzII2.
— Lorsqu’on fait passer du gaz ammoniac dans la solution éthérée de la sulfocarbimide métacrésylique et qu’on évapore l’éther, on obtient cette sulfo-urée sous la forme de prismes étoilés, solubles dans l’eau bouillante , dans l’alcool et l’éther; ils fondent à 103° [W. Weith et A. Landolt, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII. p. 720].
Crotonïlsolfo-urée.
C5H10Az2S = CS < Azîl2^4^7
— Si l’on ajoute de l’ammoniaque aqueuse concentrée à la crotonylsulfocarbimide, on voit bientôt celle-ci se solidifier; le produit purifié par cristallisation constitue la crotonylsulfo-urée, qui ressemble beaucoup à l’allylsulfo-urée. Elle fond à 85° [A. VV. Hofmann, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VII, p. 510].
Étbylsulfo-orée.
C8H8 Az2S = CS
^AzfI.C2H8 s> Az II2.
— On mélange l’éthylsulfocarbimide avec une solution alcoolique d’ammoniaque : la réaction a lieu immédiatement et est accompagnée d’un dégagement de chaleur. Après quelque temps, on évapore le liquide à siccité et l’on purifie le résidu par cristallisation dans l’eau bouillante. L’éthylsulfo-urée est en belles aiguilles, fusibles à 100°; elle est assez soluble dans l’eau, très-soluble dans l’alcool. Elle possède des propriétés basiques faibles, et fournit un chloroplatinatc jaune insoluble [Hofmann, 1808, loc. cit., et Deutsch. chem. Gesellsch. t. II, p. 602].
Octïlsuuo-urée.
c9h2°az2s = cs 0,017
— La sulfocarbimide octylique (préparée avec l’alcool de l’huile de ricin), au contact de l’ammoniaque aqueuse, se transforme au bout de quelque temps en octylsulfo-urée ; ce corps, à l’état de pureté, constitue des lamelles incolores, fusibles à 112°, 5, presque insolubles dans l’eau, solubles dans l’alcool et l’éther [II. Jahn, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIH, p. 804].
Phénylsülfo-üriIe,
C71IS Az2S = CS <Azü»C6H5
— Voyez t. II, p. 912.
On a aussi préparé la paracrfsylsulfo-urie, C10lI8Az2S, la fi-hexylsulfo-urée, C7lI16Az2S, et la mélhylsulfo-urée, C2iI0Az2S, qui toutes trois cristallisent facilement.
b. SULFO-URÉES DISUBSTITUÉES. — Les Sulfourées disubstituéos, CSAz2ll2R'2, peuvent exister sous deux modifications isomériques, suis ant que les doux radicaux R' sont substitués à l’hydrogène des deux groupes AzII2 ou d’un seul; les formules suivantes rendent compte de cette sorte d’isomérie :
CS
^ AzII R' ^AzHR’
et
CS
^AzR'2
-'-AzII2.
On ne connaît jusqu’ici qu’un seul représentant d’urée disubstituée de la dernière classe, la dibenzylsulfo-uréo, tandis que les représentants de la première classe sont très-nombreux ; ceux-ci contiennent tantôt le même radical, tantôt deux radicaux différents.
Modes de formation. — Les sulfo-urées delà première classe se forment dans plusieurs réactions : 1° Lorsqu’on fixe une amine primaire sur les éthers de la sulfocarbimide [Zinin, Ann. der Chem. u. Pharm., t. LXXXIV, p. 346 ; — Hinterberger, ibid., t. LXXXIII, p. 340; — A. W. Hofmann, Ann. de Chim. et de Phys., (3), t, LIV, p. 200; Berl. Acad. Ber., 1868, pp. 24 et 465; Bull, de la Soc. chim., 1868, t. IX, p. 478; 1869, t. XII, p. 362; — V. Hall, Pliil. May. (4), t. XVII, p. 304.]
C S = AzR’ + AzII2 R’ = CS <^[[^!
Éther de Amine Sulfo-urée
la sulfocarbimide. primaire. disubstituée.
CS = AzR,' + AzH2R,' = CS \ Az H R,''.
Éther de Amine Sulfo-urée
la sulfocarbimide. primaire. disubstituée.
Cette dernière formule représente unesulfo-urée disubstituée à deux radicaux différents; on pourra obtenir un corps renfermant les mêmes groupes ■ en fixant l’amine AzII3 R’ ' sur l’éther de la sulfo- 9 carbimide C S = Az R” Hofmann avait d’abord cru ] devoir admettre l’isomérie de ces deux corps, mais Weith a démontré récemment leur identité com- 1 plèto; il a fait voir que l’éthylphénylsulfo-urée qu’on obtient en combinant l’éthylamine avec la phénylsulfocarbimide est identique avec la phényléthylsulfo-urée résultant de l’union do la phénylamine et de l’éthylsulfocarbimide. (W. Weith, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII, p. 1523.)
2° Lorsqu’on traite le chlorure de sulfocarbonyle par un excès d’une amine primaire [B. Rathke, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLXV1I, p. 211].
CS Cl* 4 Az II2 R' =
Chlorure de Amine,
sulfocarbonyle.
CSCazHR' + 2 (Az H2 R' H Cl.
Sulfo-uréo Chlorhydrate
disubstituée. d’amine.
3° Lorsqu’on traite les amines primaires par le sulfure de carbone [A. W. Hofmann, Ann. der Chem. u. Pharm., t. LVII, p. 265; Laurent et Delbos, Compt. rend. d. trav. de Chim., 1846, p. 301].
CS2 + 2AzH3R' == CS CazHR' + H!Sl
Amine. Sulfo-urée
disubstituée.
Les amines alcooliquos et les amines phénoliques ne se comportent pas absolument de la
SULFO-URÉES COMPOSÉES. — 131 — SULFO-URÉES COMPOSÉES.
même manière avec le sulfure de carbone; le résultat final est le même, mais dans la série grasse on est parvenu à isoler un produit intermédiaire, un sel d’amine d’un acide thiosulfocarbamique substitué, qui se dédouble à 100° en hydrogène sulfuré et en sulfo-urée disubstituéo. (Voyez t. III, p. 89.)
CS* -p 2AzH!R' = CS CsHAzH*R'
Amine.
„c^AzHR’
CS:nSHAzH*R' ~ H S ■* b-'AzHR'.
Thiosulfocarbamata d’amine substitué.
AzHR'
Thiosulfocarbamata d’amine substitué.
Sulfo-urée
disubstituée.
Les thiosulfocarbamates correspondants aux amines phénoliques paraissent très- peu stables, du moins, on n’a pas encore réussi à les préparer.
4° Les carbodiimides disubstituées fixent directement l’hydrogène sulfuré et engendrent les sulfocarbamides disubstituées [VV. Weith, Deutsch. citem. üesells., t. VII, p. 10, ett. VIII, p. 1530J;
o ^ AzR,' i lise p c / Az HR,
C^AzR,’ + H-b — Cb^AzUR/
Carbodiimide Sulfo-urée
disubstituée. disubstituée.
5° Les guanidines triphénoliques chauffées avec tdu sulfure de carbone fournissent une sulfo-uréo tdiphénolique et une sulfocarbimide phénolique . [F.Hobrecker, Bull, de la Soc. chim., 1870, t.XIII, 528J.
R'Az=CC^hu’'+GS*
Guanidine triphônolique.
= GSCtzHR’ + CSAzR'
Sulfo-uréo Sulfocarbidiphénolique. mide phénolique.
Les guanidines trialcooliques sont probableiment susceptibles de subir une réaction analogue.
6° Hofmann, en traitant l’acide xanthique par
E l’aniline, a observé la formation de la diphénylsulfo-urée. Si l’on remplace l’aniline par d’autres amines, on obtiendra sans doute les sulfo-urées «disubstituées correspondantes [Deutsch. client. iGesells., t. III, p. 772; Bull, de la Soc. chim.,
: Il 870, t. XIV, p. 379].