‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 84 sur 430 · H*0 = CO · texte numérisé non relu

H*0 = CO

^AzIIR'

^AzIIR'.

Urée

disubstituée.

Afin d’éviter la réaction de l’eau sur la carbodiimide qui se forme dans la première phase, il faut employor, pour dissoudre la sulfo-urée disubstituée, un véhicule anhydre et ne possédant lui-même qu’une faible action dissolvante pour l’eau, la benzine par exemple. Si l’on ajoute à une solution de cette naturo chauffée à l’ébullition, peu à peu, de l’oxyde mercuricjue sec, on peut, en effet, isoler la carbodiimide disubstituée. Les sulfo-urées à deux radicaux différents fournissent naturellement des carbodiimides mixtes dans ces conditions (A. W. Hofmann, Deutsch. client. Geseltsch., t. II, p. U00; Bull, de ta Soc. chim., 1870, t. XIII, p. 511; — W. Weith, Délits -h. client. Gesellsch., t. VII, p. 10; t. VIII, p. 1530 ; Bull : de la Soc. cltim., t. XXII, p. 82J.

rJULFO-U RÉES COMPOSÉES. — 132 — SULFO-URÉES COMPOSÉES.

Si l’on désulfiiydrate les sulfo-urées disubstituées en solation alcoolique par l’oxyde de mercure en présence d’une amine primaire, on obtient une guanidine trisubsiituée , en même temps qu'il se forme de l’eau et du sulfure de mercure. Cetto guanidine trisubstituée résulte simplement de la fixation de l'amine sur la carbodiimide disubstituée formée dans la première phase de la réaction (Hofmann, Weith).

// AzR/ ^ AzlV

+ Az U* Rs’

Carbodiimide Amino

disubstituée. primaire.

riiianiH inn

En traitant les sulfocarbamides disubstituées par le chlorure de sulfocarbonyle, on obtient des éthers de la sulfocarbimide (Rathke).

csc1zSr;' + csci»

Sulfo-urée Chlorure disubstituée. de sulfocarbonyle.

= CSAzR,' -f- CSAzR,' -f 2 H Cl.

Sulfocar- Sulfocarbimide R,'. bimide R,1.

a- Dibenzylsblfo-urée,

C15H14Az2S = C S (Az H C H2 - C6 H5) 2.

— On l’obtient en traitant la benzylamine par le sulfure de carbone. Elle fond à 1 14°.

p- DllïENZYLSULFO-mtÉE,

C18H14Az*S = CSC%$Ut-C6ÜS)t

— Obtenue en traitant le chlorhydrate de dibenzylamiueparlesulfocyanate de potassium, elle est en longues aiguilles fusibles à 150-157°, solubles en petite quantité dans l’eau, mais se dissolvant aisément dans l’alcool et dans l’éther [Paterno et Spica, Deutsch. chem. Gesellsuh., t. IX, p. 81].

Diorthocrésylsblfo-u rée,

ClsH16Az2S = C S(Az H. CCH4-CH3)2.

— Elle a été obtenue : 1° en chauffant l’orthotoluidine avec du sulfure de carbone; 2° par la combinaison de l’orthotoluidine avec l’orthocrésylsulfocarbimide; 3° par l’action du sulfuro de carbone sur la diorthocrésylurée ; cette réaction est accompagnée d’un dégagement d’oxysulfure de carbone :

C O (Az H. C« H4-C IP)2 + C S2 = GOS+ C S (Az H. CGH4-C H3j2.

Cette sulfo-urée est en aiguilles blanches, d’un aspect laineux, très -solubles dans l’alcool et l’éther, fusibles à 165° [E. Girard, Deutsch. chem. Gesellsch., t. IV, p. 985; t. VI, p. 444]. Dimétacrésylsulfo-brée,

C,sII|6Az2S = C S (Az H. C6 II*-C II3)2.

— On l’obtient en chauffant pendant plusieurs jours une solution alcoolique de métatoluidine avec du sulfure de carbone. Elle constitue des aiguilles incolores, groupées concentriquement, fusibles à 122°, à peine solubles dans l’eau bouillante, très-solubles dans l’alcool, le sulfure de carbone et la benzine [VV. Weith et A. Landolt, Bull, de la Soc. chim t. XXIV, p. 552J.

Diparacrésylsulfo-urée,

C13H16Az2S = C S (Az H Cc IP-C H3)2.

— On la prépare comme les urées précédentes en employant la paratoluidine. Maly l’a obtenue comme produit accessoire eu faisant agir la pa-

ratoluidine sur l’essence de moutarde. Elle est en grains durs, blancs, à peine solubles dans l’alcool froid ou dans l’éther, peu solubles dans la benzine bouillante. Elle fond h 170° et se sublime lorsqu’on la chauffe par petites portions. Ni l’acide chlorhydrique, ni la potasse, ni l'ammoniaque ne la dissolvent [R. L. Maly, Wien. Acad. Ber., t. LIX, p. 607].

OnTUOPAitAcnÉSYi.suLFO-unéE. — Obtenue par l’union de la paratoluidine et de l’orthocrésylsulfocarbimido, elle est en fines aiguilles soyeuses (E. Girard).

Paracrésylallylsblfo-urée,

C11H14Az2S =

— Lorsqu’on ajoute de l’essence de moutarde à une solution alcoolique de paratoluidine, le liquide se prend bientôt en une bouillie cristalline, mélange de paracrésylallylsulfo-urée et d’une petite quantité de diparacrésylsulfo-urée. On comprime la masse, on reprend par l’alcool chaud, dans lequel la diparacrésylsulfo-urée est très-peu soluble, on filtre et on laisse refroidir.

La paracrésylallylsulfo-urée constitue des lamelles blanches, grasses au toucher, fusibles à 112° (Jaillard), 97° (Maly) Elle est presque insoluble dans l’eau, mais l’alcool et l’éther la dissolvent aisément. En solution alcoolique, elle donne avec le cyanogène un dicyanure qui s’hydrate facilement en se convertissant en paracrésylallyloxalylsulfo-urée (voyez p. 135) [P. Jaillard, Compt. rend., t. LX, p. 1096; — Maly, loc. cit.].

Diéthylsolfo-urée,

8C5H12 Az2S = CS(AzH. C2H3)2.

— Cristaux fusibles à 77°, solubles dans l’alcool, beaucoup moins solubles dans l’eau. L’acide chlorhydrique les dissout et le chlorureplatinique donne dans la solution un précipité jaune clair. Avec l’auhydride phosphorique, l’acide chlorhydrique, l'oxyde mercurique, etc., elle se comporte comme les autres sulfo-urées disubstituées (Hofmann).

ÉTH YLALLYLSULFO-U RÉE,

C«H>2Az2S = CS' azILCsHS.

— Voyez t. I, p. ICO.

Étrï lparacrésylsulfo-urée,

C10H14Az2S = CïK AzÎlC«H4-CHS.

— Obtenue par l’union de la paratoluidine et de l'ôthylsulfocarbimidc ou par celle de l’éthylamine et de la paracrésylsulfocarbimide, cette sulfourée se présente sous la forme, de magnifiques tables clinorhombiques qui fondent à 95-9(1° [W. Weith, loc. cit.].

Méïhylétiiylsblfo-urée,

C5H‘°Az2S = CSC] AzH.'CMPS.

— Beaux cristaux fusibles h 54° qui se dissolvent dans l’eau, l’alcool et l’acide chlorhydrique. Dikaphtylsblfo-urée,

C21 HlcAz2S = CS(AzH.C10II7)2.

— Voyez t. II, p. 527.

NAPUTYLALLYLSBLFO-UnÉE,

C14II14Az!S = CS

^ AzH.C'°Hi \ Az II. C3 II3.

— Voyez t. I, p. ICO.

DlPHÉXYLSBLFO- URÉE,

C13H,5Az2S = CS(AzII. C«ir}\

Voyez t. II, p. 912.

Piiéxylallylsulfo-urée,

C10H12Az!S = CSC;

Az H.C6 II5 Azll.C3H».

SULFO-URÉES COMPOSÉES. - 133 - SULFO-URÉES COMPOSÉES.

On peut la préparer de deux manières, soit en

combinant l’aniline avec l’allylsulfocarbimide (t. I, p. 1G0), soit en unissant l’allylamine et la phénylsulfocarbimido; les substances engendrées par ces deux méthodes différentes sont identiques; elles fondent à 98° [W. Weith, loc. cif.J.

PUÈNYLÉTHYLSOLFO-ÜHÉE,

C«H1*Az*S = CS<^:c'h«.

— On peut la préparer en fixant l'éthylamine^ sur la pliénylsulfocarbimide ou en combinant 1 aniline avec réthylsulfocarbimidc. Elle est en grands cristaux tabulaires appartenant au type clinorhombique (p, b1'*, d'11, h », g',) ; l’angle aigu de do la baso est de 77“15'. Elle fond il 99°, 5; l’alcool, la benzine et l’éther la dissolvent facilement. Lorsqu’on soumet la phényléthylsulfocarbimide à la distillation sèche, elle parait se dissocier en aniline et éthylsulfocarbimide d’un côté, et en éthylamine et pliénylsulfocarbimide de l’autre; ces substances s’unissent de nouveau dans le récipient et régénèrent pour la plus grande partie la pliényléthylsulfo-urée primitive. Une partie de l’aniline s’unit cependant à la phénylsulfocarbimide et donne de la diphénylsulfourée; il est, par conséquent, probable que l’éthylamine se combine en partie avec l’éthylsulfocarbiraide et fournit la diéthylurée, mais Weith n’a pu : démontrer directement la formation de ce dernier corps.

Si l’on chauffe la pliényléthylsulfo-urée avec de l’aniline vers 180°, il se dégage des torrents d’éthylamine et le résidu contient beaucoup de diphénylsulfo-urée :

r o ^ AzH.Ce H»

Page 1