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III. — SULFO-URÉES A RADICAUX A FONCTION MIXTE

DÉHYDRACÉTYLSULFO-UnÉE.

toïne),

C3II4Az*SO = CS

— [Syn. Sulfhydan-

^.AzH-C H* "•AzH-CO.

— Ce composé a été découvert en même temps par Maly et Volhard dans l’action de l’acide monochloracétique sur la sulfo-urée.

Az!!2 CH*C1 ^AzII* ' CO. OH CH*-AzEL

= CO-Azh"CS’HC1 + H2°-

Chlorhydrate de déhydracétylsulfo-urée.

Ces deux chimistes l’ont décrit sous le nom do glycolylsulfo-urée; mais, d’après la nomenclature des radicaux de l’acide glycoliqueque nous avons adoptée (voyez la note, t. III, p. 115); le nom de glycolyle appartient à un autre groupement.

La même déhydracétylsulfo-urée prend naissance lorsqu’on fait agir, à la température ordinaire, l’éther monoclilororacétique sur la sulfourée, ou bien, la monochloracétamide sur la sulfo-urée (Mulder).

Lorsqu’on chauffe un mélange de molécules égales d’acide monochloracétique et de sulfo-urée, il s’établit une réaction très-énergique et la masse so solidifie. La solution aqueuse du produit de la réaction, purifiée par cristallisation dans l’eau, donne avec les alcalis la déhydracétysulfo-urée, qui constitue des prismes minces, très-solubles dans l’eau bouillante, peu solubles à froid; elle est presque insoluble dans l’alcool et dans l’éther. Chauffée, elle se décompose avant de fondre.

Le chlorhydrate, C3II4 Az2 S 0,11 Cl cristallise en beaux prismes, très-solubles dans l’eau, peu solubles dans l’alcool et insolubles dans l’éther; il ne fond pas sans se décomposer. L’acide sulfurique en chasse à froid l’acide chlorhydrique, le nitrate d’argent en précipite la totalité du chlore, preuves évidentes que ce corps constitue bien le chlorhydrate de déhydracétylsulfo-urée et non lacliloracétylsulfo-urée isomérique.

Il forme un chloroplalinate

(C3II4Az2SO,IICl)2 -j- PtCl4,

qui est en lamelles allongées ; le chloraurate est cristallin.

Lorsqu’on chauffe la déhydracétylsulfo-urée avec les acides étendus, elle se dédouble en ammoniaque et en glycolylsulfocarbimide (t. III, p. 92).

CHLAzCS.

Ni l’oxyde de mercure, ni l’acétate de plomb ne parviennent à enlever le soufre à la déhydracétylsulfo-urée.

Si l’on ajoute du brome à sa solution dans l’acide chlorhydrique faible, qu’on filtre après quelques heures, pour séparer une petite quantité d’un corps insoluble qui s’est formé, le liqu’^e filtré laisse déposer peu à peu une substance cristalline qui est la dibromo-dehydracétylsulfo-urce, CBi-s-AzH. „„

CO - Az II /

Cette sulfo-urée bromée est peu stable et so décompose déjà à l’air humide ; elle est insoluble dans l’eau, mais l’acide chlorhydrique, l’alcool et l’éther la dissolvent. Chauffée, elle se décompose vers 130-140°, sans fondre préalablement £R. Maly, YVien. Acad. Ber., 2" partie,

SULFO-URÉES COMPOSÉES. — 136 — SULFURIQUE (ACIDE).

t. LXVII, p. 244 ; Bull, de la Soc. chim., t. XXI, p. 120; — J. Volhard, Ann. derChem. u. Phartn., t. CLXVII, p. 383; Journ. für prakt. Chem., (2), t. IX, p. G; Bull, de la Soc. chim., t. XX, p. 182, et t. XXII, p. 168 ; — E. Mulder, Deutsch. c hem. Gesellsch., t. VIII, p. 1262].

SüLFO-URÉE MÉTOXYBENZOIQUE,

C8 H8Az !SO* == CS

/ AzII.C«H‘-C02H \ Az II8.

Elle résulte de la transformation du sulfocyanate métamidobenzoïque. On mélange des quantités équivalentes do sulfate métamidobenzoïque ot de sulfocyanate de potassium ; on ajoute de l’eau et on évapore : il se dépose du sulfate de potassium qu’on sépare. L’eau mère est évaporée à sec, le résidu est repris par l’alcool bouillant, et la sulfo-uréo qui entre en solution est purifiée par plusieurs cristallisations dans l’eau bouillante.

La sulfo-urée oxybenzoïque est presque insoluble dans l’eau ot l'alcool froids, mais elle se dissout assez abondamment à chaud. Sa solution aqueuse chaude donne des précipités blancs avec le chlorure de baryum, le chlorure de calcium, l’azotate d’argent et l’azotate de plomb. Le chlorure ferrique produit un précipité brun rouge. L’oxyde d’argent ou celui de mercure désulfure cette sulfo-urée en la transformant probablement en urée oxybenzoïque [A. Arzruni, Deutsch. chem. Gesellsch., t. IV, p. 406; Bull, de la Soc. chim., t. XV, p. 202],

PHÉNYLSULFO-URÉE MÉTOXYBENZOIQUE,

C14H12Az2S02 = CS'

Az H. CW -CO2 II AzH. C6H3.

— Elle prend naissance soit par l’union de la phénylsulfocarbimide et de l'acide métamidobenzoïque, soit par la combinaison de la sulfocarbimide oxybenzoïque et de l’aniline. Elle est en aiguilles incolores, fusibles à 190-191° ; peu soluble dans l’eau, elle se dissout facilement dans l’alcool et dans l’éther. Les acides ne la dissolvent pas, mais elle est soluble dans les alcalis. Le nitrate d’argent ammoniacal lui enlève le soufre. [V. Merz et W. Woith, Deutsch. chem. Gesellsch., t. III, p. 244; Bull, de la Soc. chim., t. XV, p. 116; — B. Rathke et P. Schaefer, Ann. de Chem. u. Pharm., t. CLXIX, p. 101 ; Bull, de la Soc. chim., t. XXI, p. 464].

Sulfo-urée dimétoxybenzoique,

C15H12Az2S04 = CS

^ Az II . C6 H4 - C O* H AzH. C6 H4 -CO2 H.

Pour la préparer, on chauffe l’acide métamidobenzoïque soit avec du sulfure de carbone, soit avec le chlorure de sulfocarbonyle ; le produit de la réaction est repris par le sulfure de carbone, la solution sulfocarbonique est distillée et le résidu est purifié par plusieurs cristallisations dans l’alcool faible.

La même sulfo-urée composée se forme aussi lorsqu’on chauffe à 130° la sulfo-urée avoc l'acide métamidobenzoïque.

La sulfo-uréo dimétamidobonzoïque est en fines aiguilles, réunies en mamelons, presque insolubles dans l’eau et peu solubles dans l’alcool, l’éther, le chloroforme et le sulfure de carbone. Elle so décompose h quelques degrés au-dessus de 300", sans fondre préalablement. Les alcalis et les carbonates alcalins la dissolvent; à chaud, ils la décomposent avec production de sulfure alcalin. Si l’on chauffe la sulfo-urée dimétamidohenzoïque avec de l’eau et des carbonates de baryum, on obtient un sel de baryum,

C18H10 Az’SO.Ba, qui forme des grains cristallins.

L'oxyde de mercure et l’eau la transforment i

100° en urée dimétoxybenzoique on môme temps qu’il se forme du sulfure mercurique (V. Merz et W. Weith), [Deutsch. chem. Gesellsch., t. III, p. 812, B. Rathke et P. Schaefer,. loc. cit.].

SULFOVINIQUE (ACIDE). — Voyez Éthyliques (ÉTHERS COMPOSÉS), t. I, p. 1347.

SULFOVIRIDIQUE (ACIDE). — Voyez Indigo, t. II, p. 103.

SULFOXAMIDE. — Synonyme de Bisulfhy-

DRATE DE CYANOGÈNE, t. I, p. 1076.

sui.foxyuenzoique (acide). — Voyez t. II, p. 701.

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