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C2II2)IV

Glyoxal. Glycosine.

ou bien

2 C2 O2 H* + 2 Az II3 Glyoxal.

= Az2j ’V -f 2 H2 O + Cil2 O 2

Glyoxaline. Acide

formique.

Dans la série aromatique, M. Ladenburg, en faisant agir les aldéhydes sur les orthodiamines, a de même obtenu des bases qui résultent de l’union de 2 molécules d’aldéhyde àl molécule d’orthodiamine avec élimination de 2 molécules d’eau [voyez Bull, de la Soc. chim., t. XXIX, p. 2G1, et t. XXXI, p. 3IJ :

C7II6(AzH2)2 -f- 2 C7 II 0 O Orlhocrésylènediamine.

= C7H6^z = gH« + 2H50

D.benzocrésylène-diamine.

Et, chose remarquable, tandis que ces composés sont basiques dans l’orthosérie, ils restent neutres dans les séries mita et para, cas dans lesquels les transpositions atomiques des radicaux aldéhydiques ne se produisent pas aux températures de la réaction, nouvelle preuve que la constitution générale de ces amines, et leur caractère neutre ou basique ne sauraient être prévus a priori.

Parmi les amines basiques les plus intéressantes résultant de l’action de l’ammoniaque sur les aldéhydes, il convient de citer ici les bases tertiaires de la série pyridique, dont la synthèse a été faite dans ces derniers temps par Claus, Ador, Baeyer, H. Schiff, et les bases oxygénées correspondantes dont la formation précède les termes désoxygénés définitifs La picoline C6H7Az, base pyridique obtenue en chauffant l’acroléine ammoniaque, se produit suivant l’équation

2C3 H40 -f- AzII3 = Az G6 H7 + 21120.

En même temps il se forme une base isomère signalée par Claus. Demèmela collidineCsH|i Az, obtenue par Ador et Baeyer en distillant l’aldéhyde-ammoniaque , dérive de l’aldéhyde crotonique d’après une équation semblable à la précédente :

2 C4 H6 O + Az II3 = Az Ca II* 1 + 2H-0, Collidiue.

Mais si, au lieu de ne se préoccuper que du terme définitif de ces réactions, on suit le phénomène de plus près, on se renseignera plus complètement sur la synthèse de ces intéressants composés. Dans le cas de la collidiue, deux molécules d’aldéhyde ordinaire C21140 commencent par se condenser avec perte deH20 pour produire de l’aldéhyde crotonique, et celle-ci donne avec l’ammoniaque une base oxygénée que Schiff a nommée oxytétraldine :

2 C4 IIe O + AzII3 = CSH13 AzO + II2 O.

Aldéhyde Oxytrétaldine.

otonique.

A son tour cette oxytétraldine, en perdant H20, donne naissance à la collidine C8llHAz.

AMINES. — 1

De môme II. SchifT, en faisant agir l’ammoniaque sur l’aldéhyde butyrique, a successivement obtenu :

20 II8 O + Az H3 = 1I!0 + C8 II 17 AzO ,

Aldéhyde Dibmyraldine.

butyrique.

4C4H 8 0 + Az H3 = 311® 0 -f C16Il29AzO,

Aldéhyde Tétrabuty-

butyrique. raldine.

C8 H 17 AzO = H20 -f- C8Hl5Az.

Dibutyraldino • Isomère de

la couicine

( pnraconicine ).

Des bases analogues ont été dérivées des aldéhydes supérieures. La valéritine de M. Ljubavin, Cio h 19 Az, est un homologue de la paraconicine [voyez Deutsch. chem. Gesellsch., t. IV, p. 976 et t. V, p. 42; ainsi que Bull, de la Soc. chim., t. VIII, p 443; t. XVII, p. 209],

On voit du reste que le mécanisme par lequel ces bases oxygénées se déshydratent, pour donner comme terme définitif les bases désoxygénées, est tout à fait l’analogue de cebui dont nous avons parlé plus haut à propos des acétonamines.

Ces mômes bases de la série pyridique et les bases oxygénées multiples qui en diffèrent par H20 et 2IÏ20 en plus, s’obtiennent aussi, comme l'a montré Wurtz, par l’action de l’ammoniaque aidée de la chaleur sur l’aldol.

CYANAMINES.

Les composés qui dérivent de la substitution du cyanogène à l’hydrogène de une ou plusieurs molécules d’ammoniaque peuvent être neutres, mais le plus souvent ils sont faiblement basiques et doivent être rangés dans la classe des amines. On les a décrits dans cet ouvrage (t. Ier, p. 1052).

Nous rappellerons seulement ici que la cyanamide

peut s’unir aux acides; que l’éthylcyanamide et la diéthylcyanamido sont des bases faibles que l’eau décompose partiellement, comme elle le fait des combinaisons analogues obtenues dans la série aromatique; que la dicyanodiamidinc

Az2jgAz)’,2H20

possède une réaction alcaline: que la mélamine C3Az6H6 est un véritable alcali, etc.

Il est d’ailleurs probable que les composés basiques de cette série sont des isomères des cyanamides proprement dites. Les propriétés franchement basiques de ces isomères semblent indiquer du reste que dans ces alcalis le radical amidogène ne saurait ôtre tout entier uni au cyanogène. Le composé AzIIs(CAz)’ et ses polymères sont, en effet, de véritables amides, et se conduisent comme tels. Le formule de la cyanuramide correspondant à la tricyanamine et à l’acide cyanuriquo ne saurait ôtre autre que

AzH2-ChAz AzH*-C=Az ^

AzII*-C=Az X

tandis que la mélamine, isomère de la cyanuramide et douée de propriétés basiques, aurait, d après ce qui a été dit ci-dessus, la formule do constitution probable

. ( AzII.CsAz

r îv I AzII.CsAz Az H2 I Az H*

qui la rapproche de la guanidine, que l’on sait

1 — AMINES.

être un des termes dérivant de cette série et pou vant aussi résulter de l’action du gaz cliloroxv carbonique sur l’ammoniaque.

AMIDIN’ES.

Ces bases sont avec les alcalamides les terme1» de passage entre les amides et les amines. Elles dérivent du type

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