TYPIQUE DANS LES AMMONIAQUES COMPOSÉES
H. Schiff a fait voir que les aldéhydes, et spécialement l’œnanthol, agissent à la température ambiante et presque instantanément sur les amines primaires et secondaires en s’unissant à elles, avec élimination d’eau, d’après les équations suivantes, où R représente un radical monatomique :
Az H* U -f Cn Hîn O = H2 O + Az (Cn H,n )" R • Ami no primaire.
2AzH.R* + C" HSn O = H3 O -f- Az2 (C II2" )"R4 Amiue secondaire.
Si donc on dissout 69cc-5 d’œnanthol dans de la benzine de manière à occuper 100 centimètres cubes, chaque centimètre cube de cette solution déplacera, d’après un calcul facile à faire, 1 centigramme d’hydrogène à l’état d’eau. D’après ces indications, pour déterminer l’hydrogène typique d’une amine, on en pèse 2 à 4 grammes et on les dissout dans 2 à 3 fois leur volume do benzine. A la solution on ajoute quelques grammes de chlorure de calcium fondu, puis on verse avec une pipette graduée la solution titrée d’œnanthol ci-dessus indiquée. Chaque goutte de ce liquide produit un trouble dû à la séparation de l’eau qu’absorbe rapidement le chlorure de calcium. Dès que la solution d’aldéhyde ne produit plus ce trouble, l’essai est terminé. Comme 139 cent- cubes d’œnanthol pur correspondent a 2 atomes d’hydrogène, on calculera d’après cette donnée le nombre d’atomes contenus dans le
AMMÉLIDE.
AMMÉLIDE.
poids moléculaire de l’aminc considérée, poids qui est lui-même donné par sa densité de vapeur ou l’analyse de son chloroplatinate.