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qui se forme lorsque l’amyrine est chauffée à ISO’ avec de l’anhydride acétique.
Avec le brome, l’amyrine fournit un produit bromé cristallin (E. Bu n, N eu. Repert. [. Pharm., t. XXV, p. 193].
O. Hesse a proposé de représenter la composition de l’amyrine par la formule Ct7H780*.
AXALYSE PY ItOtiXOSTIQUE. — Bunsen a fait connaître en 1800 [Ann. der Chem, unit Pliarm., t. CXXXVIII, p. 257] une nouvelle méthode d’analyse pyrognostique qui est destinée a prendre place entre les méthodes expéditives du chalumeau et celles plus pénibles, mais plus générales, de la voie humide. Elle est fondée sur l’emploi d’un certain nombre de réactions très élégantes et nécessite seulement quelques appareils et réactifs particuliers, dont voici la liste abrégée : une lampe de Bunsen avec réglage d’air et cheminée; un gros tube d’essai ou une capsule en porcelaine de 10 à 15 centimètres de diamètre, vernissée à l’extérieur; un couteau aimanté à lame mince et flexible, comme cellu
ANALYSE PYKOGNOSTIQUE. — 134 — ANALYSE PYROGNOSTIQUE.
d’un couteau à palette ; de petits tubes de verre servant de manche soit à un fil de platine très fin * terminé en boucle ou en spirale (fig. 9), soit à un mince pinceau formé de quelques filaments d’asbeste, pour les essais qui n’adhèrent pas au platine; des tubes de verre, étirés et très minces,
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■ Fil de platine terminé en spirale, avec son manche.
bouchés d’un bout, longs de 4 à 5 centimètres, et larges de 3 ou 4 millimètres ; de petits flacons de YVoulf contenant l’un du sulfhydrate d’ammonium, l’autre de l’ammoniaque; un flacon à large ouverture renfermant de l’iodure de phosphore tombé en déliquescence; des baguettes de charbon obtenues en carbonisant par un bout des allumettes préalablement recouvertes de carbonate de sodium fondu dans son eau de cristallisation ; du magnésium en fil; de l’acide nitrique faible (D = l,15); enfin diverses autres substances qui se trouvent dans toutes les boîtes de réactifs.
Usage des appaheils et des déactifs. — La lampe de Bunsen, qui remplace ici le chalumeau,
sert à chauffer, à oxyder ou à réduire les corps : elle doit en conséquence brûler sans excès d’air, de façon à donner une flamme présentant en un certain point (R2) une zone réductrice et lumineuse; cette zone ne doit pas être trop développée, et un corps froid, tel qu’un tube d’essai rempli d’e^u, ne doit pas s’y couvrir de noir de fumée. On réglera l’accès de l’air de façon à obtenir ce résultat ; l’apparence de la flamme entourée de sa cheminée conique sera alors celle figurée par le dessin (fig. 10).
Dans une semblable,flamme il est très facile de distinguer des zones particulières présentant des températures et des propriétés très différentes. Ainsi le cône intérieur I contient du gaz d’éclairage froid mêlé de 62 % environ d’air atmosphérique; en F se trouve une portion très mince et par conséquent assez froide de gaz brûlant; les composés volatils introduits en F peuvent colorer la flamme d’une façon caractéristique, alors que, soumis à une température plus élevée, en C par exemple, ils donneraient surtout la coloration due à des corps plus fixes, mais qui seraient en plus forte proportion dans le mélange. Nous appelons la zone F la flamme froide. Inversement : l’espace annulaire G sera pour nous la flamme chaude. C’est là que
Fig. 10. — Flamme de la lampe Bunsen brûlant sans excès d’air.