mètres pesant l gramme
se font les essais de fusibilité; la température n’est nulle part aussi élevée. En R* se trouve la zone réductrice intérieure : son pouvoir réducteur est médiocre, à cause de la présence d’une certaine quantité d’air; mais on y fera avec commodité les réactions sur la baguette de charbon. R2 est la flamme réductrice proprement dite; certaines désoxydations impossibles en R1 s’y produisent : de là des indications utiles. La flamme réductrice sert surtout pour la production des enduits (voyez plus bas). O1 est la zone oxydante inférieure ; la température y est très élevée : c’est là que s’effectue l’oxydation des perles. O2 est la flamme oxydante proprement dite; elle sert au grillage et en général à l’oxydation, à une température médiocrement élevée, de corps un peu volumineux.
On peut se servir avec avantage, pour porter et maintenir l’essai dans une portion déterminée de la flamme, du support indiqué par Bunsen. Mais nous en recommandons un plus simple encore, dont l’emploi est aussi très pratique dans l’analyse spectrale. C’est une tige cylindrique de bois fixée sur une planche carrée lestée inférieurement par du plomb (on y a pratiqué une excavation dans laquelle on a coulé le métal). Sur cette tige glissent des pinces en bois
Fig. 11.— Tige de support avec sa pince en bois.
(fig. 1 1) semblables à celles dont se servent les blanchisseurs et les photographes, mais plus fortes ; chacune porte une baguette de verre ou un bout de tringle qui y est fixé à l’aide d’un fil de cuivre. Ces tringles reçoivent les tubes de verre qui servent de manches aux fils de platine ou d’amiante. Ces pinces peuvent facilement être •abaissées, élevées ou enlevées lorsqu’on les serre entre les doigts. Deux pinces fixées l’une à l’autre par une vis. servent à supporter des tubes verticaux.
Lorsque l’essai décrépite et qu’on ne peut se servir ni de la boucle de platine ni du fil d’asbeste, on le réduit en poudre à l’aide du petit couteau à palette, et on l’enveloppe dans 1 centimètre carré de papier Bcrzélius humide, puis on brûle le tout entre deux boucles de fil de platine. Il reste une croûte cohérente qui peut être chauffée directement dans la flamme.
Réduction dans le tube. — Les petits tubes s’emploient pour la recherche du mercure, du soufre, du sélénium, du phosphore, etc. On y introduit les substances préalablement pulvérisées et écrasées avec le couteau sur un morceau de porcelaine, soit seules, soit avec un mélange de carbonate do sodium sec et de noir de fumée, soit enfin avec un bout de fil de magnésium. Après
ANALYSE PYROGNOSTIQUE. — 135 — ANALYSE PYROGNOSTIQUE.
avoir porté l’essai à la température du ramollissement du verre, on laisse refroidir le tube et on le brise pour examiner les produits de la réduction.
Réduction sur la baguette de charbon. — On
prend un cristal de carbonate de sodium et. on le résento à la flamme. Avec le sel fondu qui s’en coule, on enduit des allumettes sur les 2/3 de leur longueur, puis on les introduit par le côté ainsi préparé dans la flamme chaude et on les