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NITROBENZINE

Les progrès réalisés dans la fabrication de ce corps consistent principalement dans la disposition des appareils. Le premier de ces appareils, décrit par M. Nicholson, et qui est formé d’une série de cylindres en fonte placés verticalement l’un à côté de l’autre, dans lesquels on fait réagir un mélange d’acides sulfurique et azotique sur la benzine, est usité partout. On fait couler lentement ce mélange d’acides dans l’appareil où se trouve déjà la benzine. Au commencement de l’opération, il faut modérer la réaction et maintenir l’appareil froid ; on y arrive facilement en réglant le coulage de l’acide, et en faisant arriver par un cercle de fer creux et percé de trous un filet d’eau autour dos cylindres. Ces derniers sont aussi quelquefois entourés d’une chemise en tôle; dans

l’intervalle se trouve de l’eau c;ui se renouvelle à volonté. L’opération dure de 6 a 8 heures; dans la première moitié on nitre a froid, dans la seconde on laisse monter la température jusqu’à ce que l’eau entourant le cylindre marque 80 à 90°. Pour certaines sortes de benzines difficiles à nitrer, on achève l’opération en faisant couler dansles appareils un mélange d’acides bien plus riche en acide sulfurique.

Dans une opération bien conduite, toutes les vapeurs nitreuses doivent être absorbées. La réaction terminée, on continue le tournage pour débarrasser les acides des vapeurs nitreuses; après repos, on soutire le produit à l’aide d’un robinet placé à la partie inférieure de l’appareil. L’acide qui s’écoule le premier est fortement coloré et exhale l’odeur de la nitrobenzine; on l’emploie pour préparer l’acide azotique en le mélangeant avec de l’acide sulfurique à 60° ot faisant réagir sur de l’azotate de sodium.

La nitrobenzine est débarrassée de la benzine, qu’elle peut renfermer, par la distillation avec un courant de vapeur. Le produit distillé est un mélange de benzine et de nitrobenzine (40-45 o/0 de la seconde) ; il rentre dans une autre opération. On lave la nitrobenzine, qui est restée dans l’alambic, dans des séries de cuves en bois, au fond desquelles l’eau débouche par un tuyau terminé en pomme d’arrosoir. Le haut du laveur est muni d’un tube en plomb recourbé en col de cygne de manière à ne laisser passer que la couche d’eau comprise entre le haut du col et le trou du débit. Cette eau tombe dans une seconde cuve en bois, placée au-dessous de la première, où se

Fig. t9. — Lavago do la nitrobenzine.

AA A, bftohos on bois, —bbb, tuyaux do plomb coudés en col de cygne et no laissant passer quo la couck* d'eau comprise entre le niveau du col et le trou de débit. - CCC, rob.nets de v.dange pour la nitrobenzine lavée

DDD , tuyaux d’eau froide terminés par une pomme d’arrosoir, d où s échappent a\ec force en tous sens des

jets d’eau froide.

dépose la nitrobenzine ; enfin l’eau de lavage traverse encore deux cuves analogues, de manière à

1. Nous suivrons dans ce Supplément la marche déjà adoptée par M. Lauth, nous contentant de compléter les indications qu'il a données.

ne couler à la rivière qu’entièrement débarrassée de nitrobenzine (fig. 19). Plus généralement on opère le premier lavage avec de la soude ayant déjà servi à cette opération, le second avec de la nouvelle soude ; on achève la purification par un lavage à l’eau.

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