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C6 H4(OH) (OCH

100 p. d’arbutine fournissent, par l’émulsine ou les acides étendus et bouillants, 64p,1 de glucose, 19p,7 d’hydroquinone et 22p,5 d’éther monométhylique de l’hydroquinone, chiffres qui présentent les rapports moléculaires 2:1:1. Les nouvelles analyses de l’arbutine, faites par Hlasiwetz et Haberman, accusent un excès de 1 % de carbone sur celles de Kawalier et de Strecker et conduisent exactement à la formule

CJSHSkO'* (trouvé : C = 53,47;

II = 6,05; calculé : G = 53,7; II =6,1.

Le dédoublement de l’arbutine serait donc représenté par l’équation

C25H3»0“ -f 2 H2 O Arbutine.

Hydro- Éther mono- Glucose, quinone. méthylique.

fui satisfait également aux rapports moléculaires mtre les produits de dédoublement [II. Hlasivetz et J. Habermann, Liebig’s Ann. der Chem., .. CLXXVH, p, 334; Bull, de la Soc. chim., .. XXV, p. 37].

Cette équation doit cependant présenter une ncorrection; les glucosides constituant en géîéral des anhydrides ou des éthers, il s’ensuit iuc, pour relier en une seule molécule 4 molé- •uics hydroxylées distinctes, 3 atomes d’oxygène (ont au moins nécessaires ; par conséquent, l’hy- Iratation de l’arbutine devrait être accompagnée le la fixation do trois molécules d’eau, au lieu de leux. On serait donc conduit à attribuer à l’arjutine la formule C25H32013, mais la teneur en carbone et hydrogène exigée par cette formule G = 55,55; H = 5,93) s’écarte trop notablenent des chiffres trouvés pour que 1 on puisse 'admettre. Il y a donc là une difficulté que de îouvelles études peuvent seules résoudre. On

ARCHÉI3ITE. — 197 — ARGENT.

pourrait admettre que l’arbutine est un mélange de deux corps homologues.

Le chlorure ferrique étendu colore 1 arbutine en bleu. Pour rechercher ce glucoside, on 1 arrose de quelques gouttes d’acide nitrique concentré; on le fait bouillir ensuite, pendant un certain temps, avec un mélange de 8 volumes d’alcool et de 1 volume d’acide sulfurique, enlin on ajoute de l’eau et un excès de potasse : le liquide prend la coloration violette du sel potassique de la dinitrohydroquinone.

En admettant provisoirement la formule

CMH«Oi*,

le dérivé nitré de l’arbutine devient la tetranitroarbutinc C25II3<>(Az02)40'4; il contient 3 -j- H2 O qui se dégagent vers 110°.

Lorsque l’arbutine est chauffée vers 50 a GO avec du carbonate d’argent, elle s’oxyde; la solution évaporée et additionnée d’alcool fournit des flocons cristallins que Schiff désigne sous le nom de diarbutine, en leur assignant la formule C24II30O14 qui doit être changée probablement en C2SH32()i‘. Ce corps ne possède pas de saveur amère. Le zinc et l’acide sulfurique régénèrent de l’arbutine. 11 dérive probablement de l’éther monométhylique de la quinhydrone.

Comme tous les glucosides, l’arbutine peut fournir des éthers acétiques ou benzoïques qui ont été étudiés par II. Schiff [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLIV, p. 237 ; Bull de la Soc. chim., t. XIII, p. 243]. Nous formulerons ces éthers en admettant la nouvelle formule de l’arbutine.

Décacétylarbutine, C23H24(C2II30)i°C)'4. — On chauffe à 100" l’arbutine avec un excès d’anhydride acétique, et on fait cristalliser le produit de la réaction dans l’alcool bouillant. Le dérivé acétique est en lamelles incolores, insolubles dans l’eau, assez solubles dans l’éther et très solubles dans l’alcool bouillant.

Ce corps a été décrit par Schiff comme la pentacétylarbutine dans l'hypothèse de l’ancienne formule qui indiquait en effet l’existence de 50 H dans la molécule; en doublant la formule, on arrive à un dérivé décacétylique; mais il faut remarquer que la molécule C2B H34014 ne peut renfermerauplus que90 II, puisqu’il existe un groupe O C H8 dans l’arbutine. Le dérivé acétique décrit par Schift serait donc eu réalité lanonacctylarbutine.

Décacétyle-tètranilroarbutine,

C55 ns# ( Az O* )4(C* H3 O)10 O14.

— Elle s’obtient par l’action de l’anhydride acétique sur la tétranitroarbutine. Petites aiguilles jaune clair, insolubles dans l’eau, peu solubles dans l’éther et dans l’alcool froid. Elle est soluble dans la solution des alcalis et des terres alcalines, qu’elle colore en rouge.

Télrabenzoylarbutine, CS3II3»(C7H30)40'4. Poudre blanche obtenue dans la préparation du dérivé suivant; elle contient, d’après Schiff, 6 atomes d’hydrogène remplaçables par de l’acétyle.

Dècabenzoylarbuline, C25 II24 (C7HB O)10O14. — L’arbutine est traitée par le chlorure de benzoyle, d’abord à une douce chaleur, puis à 100°; le produit est lavé à l’éther, qui enlève le corps tétrabenzoylé, puis soumis à des cristallisations dans l’alcool bouillant. La décabenzoylarbutine constitue une poudre blanche, chatoyante, peu soluble dans l’alcool bouillant. Les remarques présentées pour le dérivé décacétylé s’appliquent également ici. A. Henninger.

ARCHEISITE (Nordenskiôld) (Min.). — Silicotantalate et niobate d’yttrium et d’erbium, en masses rouges ressemblant au feldsdpath, semble être un produit de décomposition. Trouvé à Ytterby.

AIÎDF.NNÏTE. — Voyez Dewalqoite.

ARGENT. — Voici le procédé suivi par Stas, à l’occasion de ses recherches sur les poids atomiques, pour obtenir l’argent chimiquement pur. Ce procédé repose sur la réduction d’une solution ammoniacale d’argent par une solution ammoniacale de sulfite cuivreux ou d’une solution ammoniacale d’un sel cuivrique, additionnée d ; sulfite d’ammonium. A froid, la réduction s’opéra lentement et fournit un précipité d’argent métallique noir, bleu ou gris, suivant la concentration. A 60", le métal est bleu ou gris et sa. précipitation est instantanée.

On dissout l’argent monnayé dans l’acide azotique, on évapore à sec et on fond la masse saline pour décomposer l’oxyde de platine (l’argent monnayé renferme des traces de fer, de nickel, de cobalt, de platine et d’or). On reprend par l’ammoniaque faible, on laisse reposer, on filtre et on étend d’eau de manière que la solution renferme 1/50 de son poids d’argent. On mélange cette solution qui est colorée en bleu par le cuivre avec une quantité de sulfite d’ammonium suffisante pour la décolorer à l’ébullition, et on abandonne le mélange dans un vase bouché pendant quarante-huit heures; le tiers environ de l’argent se dépose ainsi sous forme cristalline. On décante alors la solution et on la chauffe à 60 ou 70°; elle se décolore complètement et tout l’argent se précipite (en présence de traces de cobalt ou de nickel, elle resterait colorée en rose ou en vert pâle). On lave le dépôt avec une solution concentrée d’ammoniaque, et, après l’avoir séché, on le fond avec 5 °/0 de son poids de borate de sodium, additionné ds 1/10 d'azotate de sodium, et on le coule dans une lingotière enduite de kaolin.

Cet argent fond dans le gaz oxhydrique sans • se couvrir de taches, puis entre en ébullition et se volatilise sans résidu. Stas a distillé ainsi en quinze minutes 50 grammes de cet argent en l’exposant à la flamme du gaz oxhydrique, dans un appareil distillai oire en chaux.

Christomanos a répété cette expérience de Stas. L’appareil qu’il emploie est formé de deux plaques de chaux de 16 centimètres de longueur sur 7 centimètres de large et 3 centimètres d’épaisseur. Ces plaques s’appliquent exactement l’une sur l’autre; la plaque inferieure porte une cavité pour recevoir l’argent; l’oxygène et l’hydrogène arrivent dans cette cavité par deux rigoles divergentes; une troisième rigole reçoit l’argent qui distille.

L’argent distillé est très blanc et assez tendre pour être rayé par les alliages d’argent; sa densité est de 10,575. En couches minces, l’argent est translucide et laisse passer une lumière bleu verdâtre ou jaune, suivant l’épaisseur.

Lorsqu’on distille un alliage de cuivre et d’argent, l’argent distillé contient un peu de cuivre et le cuivre restant retient de l’argent [Christomanos, Zeitsch. fur analyt. Chem., t. VII, p. 299; Bull, de la Soc. chim., t. XII, p. 231].

Græger prépare l’argent pur en réduisant la solution ammoniacale de son chlorure par le zinc en excès et faisant digérer le dépôt avec do l’acide chlorhydrique concentré, puis le lavant à l’ammoniaque et à l’eau [ Zeitsch . für analyt. Chem., t. VIII, p. 64.]

L’argent d’affinage renferme en général du sélénium dont la présence doit être attribuée à l’acide sulfurique employé pour l’affinage. Ce sélénium communique à l’argent des qualités nuisibles. Pour retrouver cet élément, on dissout 100 grammes d’argent dans l’acide azotique, on précipite l’argent par l’acide chlorhydrique, et l’on évapore la solution filtrée; le sélénium

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