C6 H* (O H) (O CH
étant traité par le perchlorure de phosphore, donne l’orthochlorophénate de méthyle [II. Fischli, Deutsch. chem. Geselisch., t. XI, p. 1461] . Cette réaction, de même que celles qui ont dévoilé la constitution de l’hydroquinone et de la résorcine, présente un intérêt tout particulier. Elles vont à l’encontre de l’hypothèse de Graebe sur la nature des quinones, et des résultats obtenus en fondant avec de la potasse les acides sulfoniques de la benzine, ou les phénols bromés et iodés, résultats qui avaient fait classer l’hydroquinone dans l’orthosérie, la pyrocatéchine dans la métasérie, et la résorcine dans la parasérie. L’erreur de ces déductions doit nous mettre en garde contre l’emploi des réactions effectuées par la potasse fondante lorsqu’il s’agit de fixer la constitution d’un corps aromatique, surtout si nous ajoutons que les bromopliénols isomériques fondus avec de la potasse fc omissent tous les trois do la résorcine, mélangée dans deux cas d’une petite quantité de pyrocatéchine; le bromophénol, qui donne uniquement de la résorcine (orthodihy-
■droxybcnzine), est le parabromophénol [R. Fittig et E. Mager, üeulsch. chem. Gesellscli., t. VII, p. 1175; t. VIII, p. 302; Dull. de la Soc. cliim., t. XXIII, p. 472; t. XXIV, p. 558J.
Jusqu’ici on ne connaît point do réaction qui rattache directement un des corps de la série ortho à un dérivé du toluène ou du xylène. Il existe donc une lacune, mais elle n’offre pas une importance très grande; les rapports de deux séries sur trois étant établis, on peut conclure par exclusion que la série ortho de la benzine correspond à la troisième série des produits de substitution du toluène.
L’orthobromotoluène donne, par le sodium et i’iodure de méthyle, l’orthoxylène, et les acides orlhotoluique et orthophtalique (phtalique ordinaire) dérivent de cet hydrocarbure par oxydation au moyen du permanganate de potassium.
Si les réactions qui rattachent les séries isomériques des produits bisubstitués de la benzine aux séries du toluène et du xylène sont peu nombreuses!, les rapports des deux dernières séries sont bien établis. Indépendamment des passages que nous venons de mentionner, on en a encore observé plusieurs parmi lesquels il faut citer tout d’abord la méthode de synthèse des acides aromatiques de Wurtz. Nous avons déjà vu quel parti en a tiré Wurster; ajoutons que Wurtz a transformé le parabromotoluène en acide paratoluique , et l’orthobromotoluène en acide orthotoluique.
En second lieu, il convient de mentionner la synthèse des acides aromatiques au moyen des amines primaires. La toluidine, par exemple, traitée par le sulfure de carbone, donne une crésylsulfocarbimide
^ G HS ^ AzCS,
et celle-ci, désulfurée par nitrile toluique
GAz
que les agents d’hydratation convertissent en acide toluique. Ce cycle de réactions a permis à Weith de transformer les trois toluidines en trois acides toluiques : l’ortholuidine a fourni ainsi l’acide orthotoluique; la métatoluidine, l’acide métatoluique, et la paratoluidine l’acide paratoluique, preuve évidente que la réaction s’accomplit normalement.
Troisièmement, V. Meyer a réussi à transformer le sel potassique de l’acide métasadfobenzoique en acide métaphtalique en le fondant avec du formiate de sodium :
C«H< S01 * 3K + CII02Na
Métasulfobenzoale de potassium.
= Cni^co^Na + S O3 K U
Métaphtalato de potassium et de sodium.