O— CO
Anhydride dihydroxytriphénylcarbinol-carboxylique.
Si les recherches ultérieures montraient que les autres phtaléines possèdent une constitution analogue, la chimie des nombreuses matières colorantes préparées avec les phénols et les amines serait singulièrement simplifiée; toutes, çn effet, dériveraient du triphénylméthane et
d’hydrocarbures semblables ou, pour préciser, des alcools tertiaires correspondants.
Pour terminer ce qui a trait à l’action des anhydrides sur les phénols, il reste à mentionner la synthèse des acides-phénols de Kolhe et Lautemann, qui consiste à traiter les phénols par le sodium et l’anhydride carbonique (t. I, p. 392). Kolbe a fait depuis l’observation intéressante que le phénol et le sodium peuvent être remplacés par le phénate sodique tout formé. Ce sel, vers 180-220”, absorbe énergiquement le gaz carbonique, et se convertit en salicylate basique de sodium :
2 C6 H5. 0 Na + CO2 = CHIS.OH + C«H4
Lorsqu’on remplace le phénate sodique par le phénate potassique, la même réaction s’effectue à une température de 140°, mais à 180-220° c’est de l’acide paraoxybenzoïque que l’on obtient.
Kolbe et Ost ont observé de plus que vers 300° les sels de ces acides-phénols diatomiques peuvent absorber de nouvelles quantités de gaz carbonique et engendrer des acides phénoldicarboniques et même un acide phénoltricarbonique.
Une solution de phénol dans la potasse alcoolique étant chauffée avec du tétrachlorure de carbone, le gaz carbonique naissant se fixe sur le phénol et produit un mélange J’acide salicylique et d’acide paraoxybenzoïque. La nature de l’alcali ne semble exercer aucune influence sur le sens de la réaction (Reimer et Tiemann).
Dans ce qui précède, nous n’avons parlé que des modifications subies sous l’influence des réactifs par le noyau ou par les chaînes latérales carbonées ; l’éthérification des alcools et des phénols, la transformation des amines en amines secondaires ou en alcalamides, la formation des anhydrides d’acides simples ou à fonction mixte n’ont pas été mentionnés. Dans la plupart des cas, en effet, ces réactions ne présentent rien de particulier.
Il est pourtant certains faits qui paraissent appartenir en propre à l’orthosérie et être tout à fait généraux. Nous voulons parler de la formation des produits de condensation dans l’orthosérie, phénomènes que Baeyer a désignés sous le nom de condensation interne.
Il peut y avoir élimination d’eau et formation d’un produit de condensation interne toutes les fois qu’un orthodérivé renferme :
1° deux hydroxylés de nature acide ;
2° un hydroxyle de nature aiede et l’autre de nature alcoolique;
3° un hydroxyle de nature acide et l’autre de nature phénolique;
4° un hydroxyle de nature acide et un groupe amidogèue ;
5° le groupe diazoique Az=AzOII et un groupe amidogône;
6° deux groupes amidogenes dont 1 un est modifié par substitution d’un radical d’acide;
7° un hydroxyle et un groupe amidogène dont un atome d’hydrogène est remplacé par un radical d’acide; etc., etc.
Citons un exemple de chaque cas :
1° C0II<CO OII = H* O + CeH4<g>> O.
Acido orthophtaliquo. Anhydride orthophtaliquo.
Les acides métaphtalicjue et paraphtalique ne fournissent point d’anhydrides.
2° C6H4<c H*!oH = H* O + CcH4 < §^>0.
Acide hydroxyorthotoluiquo. Phtalide
30 C6H4Cch=ch-co.oh
Acide coumarique.
On ne connaît pas de paracoumarine.
o - co.
Coumarine.
^ GH*-CO*H •s Azll2