‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 21 sur 589 · C H3)* C-CH^C 0-CH*-C(-C H · texte numérisé non relu

C H3)* C-CH^C 0-CH*-C(-C H

Ai O

Le même produit se forme par une ébullition prolongée avec l’eau; il se dégage en même temps de l’azote.

La nitrosotriacétonamine chauffée avec de l’acide chlorhydrique concentré, mais non fumant, se dissout en donnant une coloration jaune.

Le produit principal de cette réaction est de la triacétonamine.

Dans une première expérience, M. Heintz avait obtenu un chlorhydrate peu soluble, auquel il attribuait la formule C9ID3Az2O.HCl -f H20.

Il n’a pas réussi à le reproduire et a obtenu, au contraire, un autre chlorhydrate également peu soluble, C9IIl8Az2O.HCl.

Ce dernier a été obtenu, en traitant 40 gr. de nitrosotriacétonamine délayée dans beaucoup d'eau par 72 centimètres cubes d'acide chlorhydrique fumant, vers 50°, et en abandonnant la solution dans le vide. 11 se sépare de petits cristaux, dont la quantité augmente lorsqu’on neutralise une partie de l’acide chlorhydrique par l’oxyde d’argent. Les dernières eaux mères, d’un bleu foncé, en fournissent encore lorsqu’on évapore à sec et qu’on reprend le résidu par l’alcool absolu. Enfin la solution alcoolique du résidu en laisse déposer par l’addition de 3 ou 4 fois son volume d’étlier.

Tous ces cristaux sont des mélanges de deux sels également solubles, qui ne peuvent cependant se séparer qu’à l’état de cbloroplatinates. Le sel le plus soluble donne le chloroplatinate le moins soluble. Celui-ci renferme

(C9 H 18 Azs O.H Cl)s PtCD.

La base qu’il renferme peut être envisagée comme Yamidolnacétonamine. L'autre chlorhydrate n’a pu être obtenu pur.

Le mode de formation de la base C9H13AzsO est assez difficile à établir. En faisant agir sur la nitrosotriacétonamine de l’acide azoteux, on n’a obtenu aucune base amidôe, mais de Toxalate d’ammonium et une matière incolore, ayant l’apparence d’un extrait, et laissant déposer à la longue des cristaux à réaction acide [Heintz, Liebiy's Ann. der Chem., t. CLXXXV, p. 1; t. CLXXXVH, p. 233 et p. 250].

Constitution des acétonamines. — Lcsbascsdont il vient d’être question sont dérivées des produits de déshydratation de l’acétone. La diacétonamine dérive de l’oxyde de mésityle, la triacétonamine de môme de la phorone et la déhydrotriacétonamine du dihydromésitylène. Quant aux bases dérivées des précédentes par hydrogénation, leur mode de formation est facile a comprendre, puisque la diacétonamine et la triacétonamine sont acétones j. en mémo temps qu’amines.

Nous pensons que l’on peut proposer pour les trois premières les formules de constitution sui- I

vantes, qui montrent bien comment elles se rattachent a 1 oxyde de mésityle, mais qui ont besoin ci être encore appuyées par des faits :

Az II 2 - C - C II 2 - C O - C II 3

Cl II3 ,

Diacétonamine.

AzII2-C-CH2-C = CH-CO-CH3 CH3.

Triacétonamine.

CIP

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