C II3) 2 C6 II
— S’obtient en faisant agir du chlorure d’aluminium sur un mélange de métaxylène et de chlorure benzine-sulfonique. Aiguilles jaunâtres, fusibles à 80°, solubles dans l’alcool et l’éther, insolubles dans l’eau [Beckurts et Otto, loc. cil.}.
NAPHTYLPHÊNYLStJLFONE,
Cto II7 ^ DU
— On chauffe à 170° pendant huit à neuf heures del’anhyd ride phosphorique avec un mélange d’acide benzine-sulfonique et de naphtaline. Dans cette réaction se forment deux isomères a et P; on fait bouillir le produit obtenu avec de la potasse étendue, ensuite on extrait par l’alcool et l’on évapore la solution jusqu’à cristallisation. Les deux isomères sont séparés par cristallisations répétées dans un mélange d’éther et d’alcool, le dérivé a étant le moins soluble dans ce dissolvant [Michael et Adair, Deutsch. client. Gesellsch.. 1877, p. 583J.
Le dérivé a cristallise en rhomboèdres, fusibles à 99, 5-100°, 5; il est peu soluble dans l’alcool froid et l’éther, mais se dissout facilement à chaud dans l’alcool et dans la benzine.
Le dérivé p, mélangé de dérivé oc, se forme aussi lorsqu’on chauffe le chlorure benzine-sulfonique et la naphtaline avec de le poudre do zinc [Chrustschoff, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1167]. On l’obtient seul par l’action de l’anhydride phosphorique à 180° sur un mélange d’acide p-naphtaline-sulfonique et de benzine (Michael et Adair).
Le dérivé p cristallise en longues aiguilles brillantes, se groupant en éventail, fusibles à 115-116° (Michael et Adair), 121° (Chrustschoff), et qui sont très solubles dans l’alcool chaud et la benzine.
Diméthylamidophénylnaphtylsulfone,
(CH3)2Az. CHD ^cn.
Cio h7 ^su'-
Dérivé oc. — On chauffé de la diméthylaniline (2 mol.) et l’on ajoute lentement du chlorure anaphtaline-sulfonique (1 mol.). Le produit de la réaction est traité par l’ammoniaque et distillé avec de la vapeur d’eau. Le résidu de la distillation est épuisé par l’acide chlorhydrique dilué ; la partie insoluble, redissoute dans l’alcool, laisse par évaporation lente de beaux cristaux fusibles à 91°, insolubles dans l’eau, très solubles dans l’alcool et dans l’éther et qui, chauffés avec de l’acide chlorhydrique concentré à 180°, se décomposent en acide sulfurique, aniline, naphtaline et en chlorure de méthyle.
Réduit par l’étain et l’acide chlorhydrique, ce corps se transforme en diméthylaniline et en sull hydrate d’a-naphtyle. L’acide azotique fumant le décompose avec formation de pentanitrodiméthylaniline et d’acide nitronaphtaline-a-sulfonique.
Dérivé p. — S’obtient d’une façon analogue en se servant du chlorure P-naphtaline-sulfonique et de la diméthylaniline.
Il est très soluble dans l’éther et dans l’ai-
BENZINE
cool. L’étain et l’acide sulfurique le transforment en diméthylaniline et en sulfhydrate de fi-naph tyle JMichler et Salathé, Deutsch. chem. Gesellsch., -1879, p. 1789].
17° Benzine-disulfoxydes.
EENZINE-DISULFOXÏDE, C12 Hi0 S5 O2.
— On l’obtient :
1° Lorsqu’on chauffe à 130° durant deux heures l’acide benzine-sulfinique avec de l’eau : il se produit en môme temps do l’acide benzinesulfonique. Le précipité, ainsi obtenu, est lavé avec une solution de carbonate de sodium et purifié par cristallisation dans l’alcool :
3 C6 II6 S O2 = C12 II10 S2 O2 + Cc IF. S O3 H -(- II2 O
Otto, Ann. Chem. Pharm., t. CXLV, p. 318; Bull. Soc. chim., t. X, p. 132];
2° En petite quantité par une oxydation très modérée du sulfhydrate de phènyle par l’acide azotique d’une densité del,3;
3° Par la décomposition spontanée de l’acide benzine-sulfinique conservé dans des vases fermés. Cette décomposition est favorisée par l’acide chlorhydrique, elle est beaucoup plus lente en présence de l’eau : l’oxygène de l’air ne paraît jouer aucun rôle dans cette décomposition.
Le même corps se forme lorsqu’on fait bouillir une solution aqueuse d’acide benzine-sulfinique ;
4° Par l’action de l’acide sulfurique ou de l’anhydride phosphorique sur le benzine-sulfinate de sodium [Pauly et Otto, Deutsch. chem. Gesellscli., 1876, p. 1639; 1877, p. 2182; Bull. Soc. chim., t. XXVIII, p. 201, et t. XXXI, p. 372].
Le benzine-disulfoxyde cristallise dans l’alcool en longues aiguilles brillantes, fusibles à 45°, insolubles dans l’eau et les alcalis; par l’action du zinc et de l’acide sulfurique, il se transforme en sulfhydrate de phényle; traité en solution alcoolique par la poudre de zinc, il se décompose en benzine-sulfinate et thiophénate de zinc,
2Cl2Hl0S2O2 + 2Zn = (C6HsS02)2Zn + (C6II5S)2Zn.
[Pauly et Otto, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 2181; Bull. Soc. chim., t. XXXII, p. 321].
La potasse bouillante scinde le benzine-disulfoxyde en acides benzine-sulfonique, benzinesulfinique et disulfure de phéuyle :