III. Acide paranitrobenzoïque
C6I1*(C OsH)(i] (Az02)(i|.
[Voyez Dracyliques ( combinaisons j, t. I, p. 1180, et Acide fi-nitrobenzoïque, t. I, p. 558]. — Il se forme par l’oxydation de l’acide paranitrocinnammique au moyen de l’acide chromique [A. Baeyer et A. Emmerling, Deutsch. chem. Gesellsch., 1869, p. 681; Bull. Soc. chim., t. XIII, p. 457].
L’alcool paranitrobenzylique le fournit aussi par oxydation [Beilstein et Kuhlberg, Zeitsch. Chem., 1807, p. 467].
W.Kôrner l’a obtenu par l’oxydation du paranitrotoluène, au moyen de l’acide sulfurique et dudichromate potassique [Compt. rend., t. XLIX, p. 475],
Il se forme aussi par l’oxydation de la nitrobenzine par l’acide sulfurique et le peroxyde de manganèse [Hassenpflug , Deutsch. chem. Gesellsch., 1875, p. 712].
L’acide paranitrobenzoïque se forme, en même temps que ses deux isomères, parla nitration de l’acide benzoïque d’après la méthode de Gerland [Griess, Deutsch. chem. Gesellsch., 1875, p. 526; Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 563; — Ladenburg, ibid., 1875, p. 535; Bull. Soc. chim., t. XXV, p. 19; — E. Salkowski, Ibid., 1875, p. 636; Bull. Soc. chim., t. XXV, p. 20].
Pour le séparer de ses isomères, on procède d’après les indications de Widnmann. — Voir plus haut.
L’acide paranitrobenzoïque cristallise en aiguilles clinorhombiques fusibles à 238°. L’acide chromique l’oxyde en acide acétique.
Sel de baryum, (C6II*Az02-C0)2Ba -j- 5H20. Lamelles clinorhombiques; a : b : c = 2,2907 : 1 : 2,5354; inclinaison des axes = 66°32'; faces : p, o1, a1, i»1/2, dllî, h1 ; angles : p /i! = 66°32'; p b1/2 = 60°25'; /i* /d'2 = 58°57'; 6i/26i'2 = 47°5'. Plan des axes optiques parallèle au plan de symétrie; à travers la base, on aperçoit les lignes neutres appartenant aux deux axes.
E. Salkowski (foc. cit.) a décrit un sel dans lequel une molécule d’acide paranitrobenzoïque est remplacée par l’acide benzoïque ; c’est le benzoparanitrobenzoate de baryum,
(C* IF- Az O2- C O2) Ba (C<s H« - CO2).
Ce sel est anhydre. Décomposé par les acides, il fournit un mélange des deux acides constituants, qui fond à 191°.
Chauffé avec de l’aniline et du trichlorure de phosphore, à 180-190°, l’acide paranitrobenzoïque fournit une masse bleue dont on a extrait une amidine, la carbotriphényltriamine,
AzII2. C6H*-C
AzC«H*
\ Az II C6 H5,
après réduction préalable de la masse bleue, au moyen de l’étain et de l’acide chlorhydrique. Cette amidine, fusible à 198°, est en petites aiguilles; son chlorhydrate cristallise en longues aiguilles blanches fusibles à 280-282°. Chauffée à 155-160° avec de l’acide chlorhydrique, elle donne l’acide paramidobenzoïque [W. Weith, Deutsch. chem. Gesellsch.; 1879, p. 103].
acides DiNiTROBENzdiQUEs. — Ces acides peuvent exister au nombre de six. Jusqu’ici on en a décrit cinq.
I. Le premier est celui de Cahours (voyez t. I, p. 559). Cet acide se forme, peut-être exclusivement , par la nitration de l’acide métanitrobenzoïque. Il fond à 204°. Les positions des deux groupes AzO2, par rapport au groupe COsH, sont méta-niéta, c’est-à-dire 1.3.5.
BENZOÏQUE (ACIDE). — 323 — BENZOÏQUE (ACIDE).
HObner et Bôcker [Deutsch. chem. Gesellsch., 1877 p. 1702) ont démontré cette constitution par le procédé suivant. Ils ont transformé cet acide en acide amidonitrobenzoïque, et ils ont converti celui-ci en acide diazonitrobcnzoïque, lequel, décomposé par l’eau, leur a fourni l’acide métanitrobenzoïque. D’un autre côté, ils ont converti ce même acide diazonitrobenzoique en acide chloronitrobenzoique par l’acide chlorhydrique. Ce dernier leur a fourni l’acide métachlorobenzoique par transformation en acide chloroamidé et chlorodiazoïque, et décomposition de celui-ci par l’eau. Il donne d’autre part un acide diamidé. qui fournit la métaphénylènediamine fusible à 63° fC.Wurster et G. Ambühl, Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 213; Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 201). Beilstein et. Kurbatow ont obtenu cet acide par l’oxydation de l’a et de la fl-dinitronaphtaline avec l’acide nitrique étendu. Son cther éthylique fond à 91° [Deutsch.