CH3-CO-CHX-CO-OC*H
Si l’on veut remplacer par un second radical Y le second équivalent d’hydrogène, on procède avec l’éther précédent comme pour le cas de l’éther acétylacétique.
Dans ces derniers temps, MM. Max Conrad et Leonhard Limpach ont indiqué un procédé qui est très-supérieur au précédent dans les cas où l’on peut l’employer. Il consiste à ajouter à la solution du sodium dans 8 à 10 fois son poids d’alcool absolu la quantité correspondante d’éther acétylacétique. Ce dernier met l'alcool en liberté et donne naissance à l’éther acétylsodacétique. On ajoute alors l’iodure, le bromure, le chlorure. La réaction se fait en général avec facilité et se termine au bain d’eau. Quand elle est ache-
ACÉTYLACÉTIQUE (ÉTHER). - 30 - ACÉTYLACÉTIQUE (ÉTHER).
vée, ce qui se reconnaît au moyen d’un papier rouge de tournesol qui ne doit plus bleuir, on chasse la majeure partie de l’alcool au bainmarie. Au résidu on ajoute de l’eau, qui sépare l'éther produit sous forme d’une couche huileuse. On rectifie cet éther, qui s’obtient pur du premier coup. On peut opérer ainsi sur de très-grandes quantités. Lesrendements sont plus considérables que par la méthode précédente et peu éloignés en général des rendements théoriques, surtout si l’on a soin d’enlever à la solution aqueuse salée; d’où s’est séparé l’éther, celui qui y est reste dissous, au moyen d’éther ordinaire, qu’on chasse ensuite par la chaleur.
MM. Conrad et Limpach ont même pu remplacer l’éthylate de sodium par une solution alcoolique de potasse titrée. Toutefois les rendements ont été inférieurs aux précédents. Ils ont de même constaté que la réaction se passait à froid et, dans le cas de l’iodure d’éthyle, était complète au bout de 10 jours.
Cette méthode ne peut naturellement pas être employée quand le chlorure qui doit réagir est, par exemple, du chlorure d’acétyle ou un corps analogue exerçant une action sur l’alcool.
D’après MM. Conrad et Limpach , l’éther chlorocarbonique ne réagirait pas non plus dans ces conditions.
Action des alcalis sur l’éther acétylacétique et sur ses dérivés. — Cette action, déjà examinée par Geuther [Jahresb., f. Chem. 1865, p. 302] et Frankland et Duppa | Ann. der Chem, u. Pharm., t. CXXXVIII, p. 211], vient d’être reprise par Wislicenus [Liebig's Ann., t. CXC, p. 257]. Sous l’iniluence des bases fortes, telles que la potasse, la baryte, ces éthers se dédoublent suivant les deux équations suivantes :
C H3 - C O - C X Y - C O2. C2 H5 + 2KIIO
= CIF-CO-CIIXY -f C03K + tflLO.