CH2-CO (C2 H*)». P — Ô
correspondant au triéthylglycocolle.
triéthylglycogolle ( acide triéthylamidoacctique), C8H17Az02.
Cette base a d’abord été obtenue par Hofmann. En chauffant, pendant plusieurs heures à 100° en tube scellé, un mélange d’éther chloracétique et de triéthylamine, il obtient un chlorure, C10 H22 AzO2, Cl, que nous pouvons représenter par la formule de structure
CH2-C02.C2 H3 (C2H»)».Àz.Cl
En traitant ce chlorure par l’oxyde d’argent, on saponifie le groupe éthylique, en môme temps que l’on met la base en liberté, et l’on obtient le triéthylglycocolle
C H2-C O (C2H6)»-Àz - Ô
Pour préparer cette base, Brühl fait réagir l’éther chloracétique sur la triéthylamine à une température de 70-80° pendant douze heures; il fait bouillir le contenu des tubes avec de l’eau pour chasser l’excès de triéthylamine libre, puis avec de l’eau de baryte jusqu’à décomposition totale du chlorhydrate de triéthylamine formé dans la réaction. La baryte agit sur le chlorhydrate,
(C2H5)»-Az-CH2-C02C2 H5 Cl ’
de la même manière que l’oxyde d’argent. Il s’élimine de l’alcool, et l’on obtient le chlorhydrate de
(C2 H5)» -Az - C H2 - C O2 II.
Pour l’isoler, après que l’action de la baryte est terminée, on débarrasse la liqueur de l’excès de celle-ci par l’acide carbonique et l’acide sulfurique, on traite par le carbonale de plomb, on fait évaporer, et on épuise le résidu par l alcool absolu. Celui-ci abandonne par le refroidissement un sel de plomb que l’on sépare par le filtre,
BÉTAÏNES. — 3Z|9 — BÉTAÏNES.
puis, par l’évaporation lente, laisse déposer le chlorhydrate de triélhylglycocolle.
Le triéthylglycocolle est cristallisé ; sa solution est neutre aux papiers réactifs. L 'azotate précipité de sa solution alcoolique par l’éther est en belles aiguilles. Le chlorure est déliquescent. Viodure est en cristaux très solubles dans l’eau ; il est basique et renferme
C8II18Az02I,C8H17Az02.
Le chloraurate est en aiguilles solubles. Le chloroplalinate, (C8H<8Az02Cl)*,PtCB est en magnifiques prismes rhomboïdaux [A.-W. Hof" mann, Comptes rend , 1802, t. LIV, p. 252 ; Brühl, Mémoire cité j.
TRiMÉTHYL-a-BÉTAÏNE ( triméthyl-dlanine ),
C6 Il13Az02
[Brühl, Deutsch. cliem. Gesellsch., 1876, p. 34; Bull. Soc. chim., t. XXVI, p. 281]. — On chauffe au bain-marie l’éther a-chloropropionique CH3-CH2C1-C02.C2H5 avec de la triméthylamine, et pour retirer la triméthylalanine on opère comme dans la préparation du triéthylglycocolle, que nous venons de décrire.
Cette hase est une masse cristalline déliquescente, composée en apparence de cristaux cubiques. Elle est neutre, inodore, à saveur sucrée, soluble dans l’alcool, insoluble dans l’éther. Le chlorhydrate forme des aiguilles déliquescentes. — L’ iodliydrate est un sel basique
C6IIlvAz02I, C6H13Az02 ;
il est en beaux prismes incolores, très solubles dans l’eau et dans l’alcool bouillants, insolubles dans l’éther. — Le chloraurate cristallise dans l’eau en aiguilles volumineuses: il est très soluble dans l’eau bouillante, dans l’alcool et dans l’éther. Le chloroplatinate est soluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool, insoluble dans l’éther : il cristallise en prismes surmontés d’un pointoment, de 10 millimètres de long et de 1 millimètre d’épaisseur; ces cristaux sont brillants, de couleur aurore.
Chose étonnante, l’éther a-chloropropionique ne réagit sur la triéthvlamine qu’à 200°, et la réaction fournit des produits goudronneux.
TRIMÉTHYLBENZOBÉTAÏNE, C>° lI13Az O5 [Griess, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 585; Bull. Soc. chim., t. XX, p. 382]. — On délaye l’acide amidobenzoïque dans de l’alcool méthylique, on ajoute assez de potasse pour dissoudre l’acide, puis 3 molécules d’iodure de méthyle. Après trois jours, on distille l’alcool, on ajoute de l'acide iodhydrique, il se sépare un iodure que l’on décompose par l’hydrate de plomb.
La triméthvlbenzobétaïne cristallise en petites .aiguilles blanches, renfermant H2 O, qu’elles perdent à 105°. Sa saveur est amère; elle est insoluble dans l’éther, très soluble dans l’alcool et déliquescente. Par l’action de la chaleur, cette base entre en fusion et se transforme en un isomère qui est l’éther méthylique de l’acide diméthyl-amidobenzoïque,
C8lh
/ Az (CH3)2 ^ CO2. C H3.
Le chloroplatinate,
(C10 IB* AzO!Cl)2, Pt CB + 4 H2 O, forme des prismes jaunes, peu solubles à froid.
L’iodhydrale , C«>HwAz02 I -f H2 O, cristallise en prismes courts, solubles dans l’eau et dans l’alcool bouillants, insolubles dans l’éther.
TRIMÉTHYLANISOEÉTAÏNE, C“ H>3 Az 03(Griess). — On obtient cette base comme la précédente ; elle cristallise en prismes volumineux brillants, renfermant 5 U2 O. Elle est très soluble dans l’eau,
peu soluble dans l’alcool, insoluble dans l’éther.
La distillation sèche la transforme en dimé- Ikylamidanisate de méthyle,
, CO2 Cil3 CeIl3— Az(C H3)2 s O CH3.
Le chloroplatinate est en lamelles jaunes, très peu solubles dans l'eau froide. — h' iodliydrate forme de longues aiguilles blanches et brillantes, solubles dans l’eau bouillante, peu solubles dans l’alcool, insolubles dans l’éther.
HEXAMÉTHYL - DIAMIDOBENZOBÉTAINE ( acide
diamidubenzoique hcxaméthylé ), C13 Il22Az2 O3, [Griess, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 39; Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 84]. — On traite l’acide diamidobenzoïque ordinaire par 6 molécules d’iodure de méthyle en opérant comme pour la préparation de la bétaïne par l’iodure de méthyle et le glycocolle. Pour séparer la base, on évapore l’alcool méthylique qui a servi de dissolvant, et on ajoute de l’acide iodhydrique au résidu. Il se forme une masse cristalline d’iodhydrate qu’on lave à l’eau froide, et que l’on décompose par l’oxyde d’argent. La base cristallise par l’évaporation en lamelles blanches très hygroscopiques; sa solution est très alcaline et caustique.
Le carbonate, Ct3H21 Az202,C03Il -f- 3 II2 O, cristallise dans l’alcool en lamelles blanches assez solubles dans l’eau froide; sa réaction est alcaline.
Le chlorhydrate, C‘8H22Az202 Cl2 + 4II20, est en lamelles hexagonales, brillantes, solubles dans l’eau froide, peu solubles dans l’alcool bouillant. Il perd toute son eau à 100n. Le chloroplatinate est un précipité cristallin,
C13 1122 Az2 O2 Cl2, Pt CB -f H20.
Viodhydrate, C>3 H22 Az2 O2 12 -f- II2 O, est en tables hexagonales ou en lamelles; il est soluble dans l’eau bouillante, très peu soluble dans l’eau froide et dans l’alcool bouillant.
Bétaïnes phospliorées.
Ce sont des bétaïnes dont l’azote est remplacé par le phosphore; on en connaît deux; l’une a étéobtenue parllofmann, en 1802, et correspond au triéthylglycocolle; l’autre correspond à la bétaïne ordinaire.
phosphobétaine, C5II'>P02 [A.-H. Meyer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 734; Bull. Soc. cliim., t. XVI, p. 870]. — On chauffe à 100°, pendant cinq à six heures, un mélange d’acide chloracétique et de triméthylphosphine; il se forme une masse visqueuse déliquescente parsemée de cristaux ; on dissout le produit dans l’eau et on le précipite par le chlorure de platine. La base libre forme une belle masse cristalline radiée. Son chlorure est cristallisable et déliquescent. Le chloraurate est en longues aiguilles jaunes très solubles dans l’eau.
Le chloroplatinate, (C5H12P02Cl)2,PtCB, cristallise dans l’eau bouillante en magnifiques cristaux rhomboïdaux jaune orangé, peu solubles à froid. — L 'iodure cristallise en lamelles solubles.
TRIÉTHYLGLYCOCOLLE PHOSPHORE, C8H>7P02 (Hofmann). — L’éther chloracétique agit sur la triéthylphosphino comme sur la triéthylamine (voyez plus haut, triéthylglycocolle) . On obtient le chlorure C8 II18 P O2. Cl, qui, traité par l’oxyde d’argent, donne le triéthylglycocolle phosphore C8II'7P02. Son iodure est basique et renferme C8 H18 P O2. 1, C8 IB7 PO2. Ed. Grimaux.
BÉTULINE. — 350 — BILE.
BÉTHUNE. — V. Haussmann assigne à ce composé la formule C36H60O3 [ Liebig’s Ann. Chem., t. CLXXX1I, p. 368; Bull. Soc. chim., t. XXVIII, p. 220], tandis que Wileginski représente sa composition par 2C20Il34O -j- II2 O, cette eau se dégageant à 120° [Bull. Soc.chim. (corresp. russe), t. XXVII, p. 370 et 451 J.
V. Haussmann épuise l’écorce de bouleau, préalablement traitée par l’eau, par l’alcool bouillant. La décoction alcoolique est précipitée par l’acétate neutre de plomb, filtrée bouillante, débarrassée de l’excès de sel de plomb par le carbonate ammonique et filtrée de nouveau; la bétuline cristallise par le refroidissement.
La bétuline pure se présente en aiguilles asbestoïdes blanches, sans odeur et sans saveur. Elle fond à. 258° (corrigée) et se sublime partiellement en aiguilles déliées.
Le produit de Wileginski, obtenu en épuisant l’extrait alcoolique de bouleau par le chloroforme, fond à 247° (non corrigé).
Insoluble dans l’eau, peu soluble dans le sulfure de carbone, la bétuline se dissout dans l’acide acétique, dans l’essence de térébenthine. Voici les quantités des autres liquides qu’elle exige pour sa solution :
A froid.
A l'ébullition.
Alcool à 98 cent. . ..
Ether
Chloroforme
Benzine
L’acide sulfurique froid la transforme en une résine fusible vers 60° ; les acides chlorhydrique et iodhydrique agissent à chaud d’une manière analogue. La potasse alcoolique est sans action.
Distillée, la bétuline donne une huile à odeur de cuir de Russie, passant de 80 à 200°, et un produit épais distillant à 243° et paraissant être un anhydride C36 H56 O. Suivant Wileginski, on obtient ainsi une série de carbures nC10H16. Paterno et Spica ont obtenu un carbure C11^0 en distillant la bétuline avec l’anhydride phosphorique. Enfin, l’action du pentasulfure de phosphore sur la bétuline a fourni à Franchimont etWigmanun carbure C12 II18 ou G13 Ha0 [Deutsch. c hem. Gesellsch., 1879, p. 7].
Diacétvle-bétuline, C36 H5803(C2 H3 O)2. — Elle se forme par l’action de l’anhydride acétique à 125° sur la bétuline, et cristallise dans l’éther bouillant en prismes incolores très solubles dans la benzine. Elle fond à 223°.
Acide bétuline-amarique, C36II82Ote. — Il se produit lorsqu’on dissout la bétuline dans l’acide nitrique et qu’on évapore à sec. 11 est presque insoluble dans l’eau, soluble dans les alcalis, à saveur amère, très soluble dans l’alcool et dans l’éther. L’acide azotique d’une densité de 1,3 le dissout à chaud et l’abandonne à l’état cristallisé par le refroidissement.
Chauffé à 1 10°, l’acide bétuline-amarique est converti en un anhydride C361148014, fusible à 185°.
L’acide bétuline-amarique est tétrabasique. Les sels de calcium, de plomb, de cuivre sont des précipités insolubles. L’anhydride forme des sels de même saturation.
L’éthérification de sa solution alcoolique par l’acide chlorhydrique conduit à un éther fusible à 119°, qui est l’éther de l’anhydride
C3GII44 014(CsII5)*.
Acide bétulique, C86 H84 O6. — On l’obtient en oxydant la solution acétique de la bétuline par l’acide chromique. L’eau précipite du liquide une poudre blanche, insoluble, fusible à 200°. Son sel de plomb est un précipité blanc qui renferme (G36 H51 06)* Pb3. E. Willm.
BETULINE-AMARIQUE et BETUI.IQUE
(ACIDES). — Voy. Bétuline.
BEUSTITE (Min.) (Breithaupt). — Variété 1 d’épidote de Predazzo (Tyrol), d’un gris blanc cendré.
BEYRICIIITE (Min.). — Sulfure de nickel renfermant un peu de fer et répondant d’après l’analyse de Liebe à la formule Ni5S7 Forme des groupes de prismes qui paraissent hexagonaux. Éclat métallique, couleur gris de plomb.
Se trouve avec millerite dans la mine de Lammrichs Kaul, Westerwald (Nassau).
Dureté, 3 à 3,5; densité, 4,7.
Caractères. — Soluble dans l’eau régale. Dans le tube bouché, décrépite et donne un sublimé de soufre. Sur le charbon, fond en globules magnétiques d’un jaune de laiton.
BIHARITE (Min.). — Silicate hydraté de magnésie et d’alumine, compacte ou à structure finement granulaire, d’un éclat gras, d’une couleur jaunâtre ou verdâtre, légèrement translucide, trouvé dans un calcaire granulaire à la montagne de Bihar près de Rezbanya.
Si O2 = 41,74 A1203 = 13,47 Fe2 O3 = traces MgO = 28,92 CaO = 4,27 Na20 = traces K2 O = 4,86 H2 O = 4,46.
Infusible; dans le tube donne de l’eau.
BILE. — Composition chimique de la bile. —
Aux faits précédemment cités (t. I, p. 597) relatifs à la composition chimique de la bile, on doit ajouter les recherches suivantes :
Bile humaine [Jacobsen, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 1026; Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 84]. — La bile humaine, recueillie d’une fistule qui la laisse régulièrement écouler, est un liquide clair, vert brun jaunâtre, entièrement neutre; densité, 1,0105 à 1,0107 à 17°, 5.
Les premiers jours seulement après l’établissement de la fistule, elle contient un peu d’albumine et de leucine. Jamais de sucre ni d’urée.
On y a toujours trouvé de la bilirubine et de la biliverdine. Le poids des éléments solides oscille de 2,23 à 2,28 %. Cette bile ne contenait pas d’acide taurocholique et ne donnait pas de taurine par la baryte; elle était surtout riche en glycocholate de sodium. Mais Jacobsen fait observer qu’ayant recherché dans d’autres biles humaines l’acide taurocholique, il l’y a quelquefois rencontré. Dans neuf déterminations, le soufre total a varié de 0,021 à 0,925, et, dans un seul cas, il s’est élevé à 2,67 °/0 de bile sèche. Il s’est assuré que la moitié environ du soufre provient de l’acide taurocholique. De ces recherches il résulte que le rapport de ce dernier acide à l’acide glycocholique, qui ne fait jamais défaut dans la bile humaine, peut varier dans des limites étendues.
Les cendres de la bile humaine ont donné â l’analyse les résultats suivants :
Pour 100 Pour 100
de bile sèche. do cendres.
K Cl 1.270 3,39
Na Cl 24,508 65,16
CO3 Na2 4,180 11,11
PO' Na3.... 5,981 15,90
(PO')2Ca3. . 1,612 4,44
L’éther dissolvait 3,14 parties sur 100 de bile sèche, dont 2,49 °/0 de cholestérine, 0,44 de matière grasse, 0,21 de lécithine (calculée d’apres le poids de phosphore de l’extrait éthéré).
Après l’action de l’éther, l’alcool dissolvait une forte proportion de matière organique; cet extrait contenait : 44,8 de glycocholate de sodium ; 6,4 de palmitate et de stéarate de sodium, p. 100 de
BILE
BILE
ttj bile sèche. La matière organique insoluble dans l’alcool et l’éther était de 10 % de bile sèche. La lécithine ne manque jamais dans la bile. SocololT [Revue des sciences médicales, t. VII,
Bj p. 490) a donné de la bile, recueillie après la ! mort de malades atteints de diverses affections, la composition moyenne suivante :
Pour 100 des matières précipitées par Pour 100 l’elhcr
de bile dons l’extrait sèche. alcooliquo.
j Ma'ière insoluble dans l’alcool 3,724 »
I Précipité par l’éther 6,471 »
Soufre 0,092 1,482
I Acide taurocholique 1,490 23.S33
I Taurocholate de sodium,. . 1,567 24,735
|; Savons 1,458 •
II Cholestérine, lécithine, etc., non dosées »
L’acide taurocholique, ayant été dosé d’après le poids total du soufre, est certainement trop élevé de moitié environ d’après les remarques de Jacobsen.
Divers auteurs ont signalé dans la bile de bœuf, de poisson, etc., la présence de glycérides à acides volatils. J. Dogiel a retiré par la baryte les acides acétique et propioniquc de la bile de
[bœuf. On vient de voir que les acides stéarique et palmitique ont été trouvés dans la bile ■ humaine.
La cholestérine, qui se rencontre habituellement dans la bile des mammifères, semble manquer dans celle des poissons [Otto, Bull. Soc. I chim., t. X, p. 0P1. L’urée, que l’on croyait ne I s’y trouver que da->8 quelques cas pathologiques, parait y exister normalement [Popp, Bull. Soc. chim., t. XV, p. 142].
Les pigments peuvent manquer dans la bile, qui devient alors incolore. Cette observation a été faite dans l’ictère et dans les cas de dégénérescence graisseuse avancée du foie[Ritter, Compt. rend., t. LXX1V, p. 813].
(Voyez encore une analyse de bile d’oie au Bull. Soc. chim., t. XII, p. 159.)