‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 289 sur 589 · CII3-CH2-CH.OH-CII · texte numérisé non relu

CII3-CH2-CH.OH-CII

Il a été isolé et décrit par de Luynes [Compt. rend., t. LVI, p. 8i)3, et t. LV1II, p. 1089; Arm. de Cliim. et Phys. (4), t. II, p. 38 >]. Les corps décrits 1. 1, p. 677, sous le titre de dérivés du butylène, correspondent à l’alcool secondaire. La densité de cet alcool à 0° est de 0,827, et son point d’ébullition 99° à la pression de 739 millimètres, d’après Lieben.

Préparation. — Le procédé le plus avantageux est celui employé par de Luynes par l’iodure secondaire et l’acétate d’argent; on peut y substituer l’acétate mercureux, qui est moins cher, mais le rendement est moins avantageux. L’iodure se prépare du reste, plus simplement qu’avec l’érythrite, par l’action de l’acide iodhydrique sur le butylène. Lieben, qui s’est servi de l’acétate d’argent, l’avait délaye, à l’exemple de Wurtz, dans l’acide acétique glacial. Un procédé de préparation excellent consiste à hydrogéner la méthyléthylacétone C21I3-C0-CH3. Linneniann et Zotta f.4nn. Chem. Pharm., t. CLXII, p. 4, et Bull. Soc. cliim., t. XVII, p. 512] obtenaient cette acétone en faisant agir l’eau à 150° sur le bromure de butylène. Un procédé plus avantageux consite à distiller un mélange d’acétate et de propionate de calcium dissous et desséchés ensemble. Cette opération peut se faire dans des tubes de fer renfermant 100 grammes d'acétopropionate et placés sur la grille à analyse ; on isole par distillation la méthyléthylacétone. Au lieu d’employer l’amalgame de sodium, il vaut mieux, suivant l’indication de Friedel et Silva, ajouter du sodium à l’acétone formant une couche de 1 centimètre sur une couche égale de carbonate de potassium (voir pour les détails de cette opération Alcool iso propylique dans ce Suppl.),

Lieben [Ann. Chem. Pharm., t. CL, p. 87 et 106, et t. CLI, p. 121 ; Bull. Soc. cliim., t. XII, p. 282 et 376] a traité le butylène symétrique

par l’acide hypochloreux, et a réduit par l’amalgame de sodium la chlorhydrine :

du glycol bisecondaire; le rendement en alcool secondaire est minime.

On obtient pareillement cet alcool en faisant réagir le zinc-éthyle sur l’iodhydrine du glycol

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