CH2. O H-C H*I
recouvertede benzine [Butlerow et Ossokine, Ann. Chem. Pharm., t. CXLV, p. 265]. On obtient d’abord un corps solide de la formule
C4 II9-0-Zn-C2II5
qu’une addition d’eau décompose en hydrure d’éthyle et en alcool secondaire. Dans cette réaction comme dans plusieurs autres du zincéthyle, il y a transformation isomérique, car théoriquement c’est l’alcool normal qui devrait prendre naissance.
Kannonikoff et Saytzeff [Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1750, et Bull. Soc. cliim., t. XXIII, p. 180] obtiennent de l'alcool butylique secondaire en faisant réagir, en présence du zinc
BUTYLIQUES (ALCOOLS). — 382 — BUTYRIQUE (ACÉTONE).
en poudre, le foriniate d’éthyle sur un mélange d’iodures de méthyle et d’éthyle. La réaction est représentée par l’équation
CIP1 + C*H8I + 2 Zn + H-CO-O-C* H6 = Znl2 -f- Zn O CII3-CH (OC8 H8) C* 118 ;
la réaction fournit un magma que l’on dissout dans HCl, ensuite on isole par distillation les parties huileuses et on les sèche. Les auteurs les ont converties, par l’action de l’acide iodhydrique,en iodures qui ont été purifiés par distillation. On pourrait aussi fractionner l’éther, puis isoler l’alcool directement de l’éther en saturant par un équivalent d'acide iodhydrique gazeux qui, d’après Silva, donne l’iodure le plus simple et l’alcool le plus élevé qui serait l’alcool secondaire.
Éther éthylbutylique secondaire,
— Indépendamment du procédé qui précède, cet éther a été préparé par l’action du zinc-éthyle sur l’oxychlorure d’éthylidène en présence d’éther anhydre [Kessel, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 291, et Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 1791: il bout à 120-122°.
Mercaptan butylique secondaire, C4II9.SH.
— Reymann [Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 128 et Bull. Soc. chim., t. XXIII, p. 5Ü0J l’a obtenu en faisant digérer l’iodure avec une solution alcoolique de sulfhydrate de potassium. C’est une huile insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool, d’une odeur repoussante d’assa fœtida; il bout à 84-85°, sa densité à 17° est 0,8299. Il ne réagit pas comme les autres mercaptans sur l’oxyde mercurique, fraîchement précipité; mais si l’on dissout du chlorure mercurique et le mercaptan dans l’alcool, onobtient le mercaptide : (CM!9 S)2llgen paillettes insolubles dans l’alcool froid mais solubles à chaud. Le mercaptide d’argent se prépare de même par double échange; il forme de petites aiguilles blanches qui s’altèrent pendant la dessiccation. Le mercaptide de cuivre est un beau sel jaune, également très instable.
Sulfure butylique secondaire, (C4II9)2S. — Il se prépare en laissant digérer l’iodure secondaire avec une solution alcoolique de monosulfure de potassium. C’est un liquide mobile d’une odeur d’ail désagréable; il ne se dissout pas dans l’eau, mais facilement dans l’alcool et l’éther ; il bout à 165°; sa densité à 23° est de 0,8317. Chauffé à 100° avec de l’iodure de méthyle, il ne s’y combine point; il se forme entre autres produits l’iodurc de triméthylsulline (CI!3)3 SI.
Butylamine secondaire, C4II9.AzH2. — Reymann l’a préparée en traitant l’essence de Coclüearia officinalis ou sulfocarbimide butylique secondaire par l’acide sulfurique concentré. On peut aussi traiter l’iodure butylique par le cyanate d’argent ; le cyanate butylique avec l’ammoniaque aqueuse donne, suivant Wurtz, une urée substituée que la potasse attaque en fournissant l’amine primaire. Enfin on peut faire réagir à froid l’ammoniaque aqueuse sur l’iodure; il ne se forme, dans cette réaction, que peu de butylène et d’amines supérieures et pas du tout d’iodure de tétrabutylammonium. La butylamine secondaire bout à 63°; son chloroplatinatc cristallise en paillettes jaunes. Elle précipite les sels de plomb, de cuivre, d’argent et d’alumine, mais un excès redissout les oxydes d’argent et d’alumine tandis que l’isobutylamine redissout les oxydes de cuivre et de zinc et que la butylamine normale redissout les oxydes d’argent et de cuivre. Enfin l’amine secondaire n’attaque pas l’éther oxalique môme à 100°.
ffilrobutane secondaire, C4II9.Az02. — Il se
prépare, suivant Meyer et Locher, avec le nitrite d’argent et l’iodure de butyle; il n’a pas étéisolé à l’état pur. Le produit brut de cette réaction est agite avec du nitrite de potassium, dissous dans la potasse concentrée jusqu'à ce qu’il ne se dissolve plus rien ; on sépare de l’huile surnageant la couche aqueuse et en neutralisant par l’acide sulfurique on sépare le pseudonitrol
C H«- C H*-C. (Az O. Az O») - C H» ;
corps blanc et cristallin à l’état solide. Sa dissolution est d’un bleu si intense qu’on peut mettre sa présence en évidence avec 0 gr. 5 d’iodure secondaire. Les corps obtenus dans les mêmes circonstances avec les iodures primaires sont rouges et les iodures tertiaires ne produisent pas de réaction colorée. Le pseudonitrol est insoluble dans l’eau et les acides, soluble à chaud dans l’alcool et l’éther et à froid dans le chloroforme, dissolvant qu’on emploie pour le purifier.
Sulfocarbimide butylique secondaire,
C4 119. Az.CS.
— jSyn. Essence de Cochléaria]. Voyez t. III, Alcool butylique tertiaire.
[Syn. Trimcthylcarbinol]. Cet alcool et ses dérivés sont décrits à l’article triméthylcarbinol, t. III, p. 511.
Triméthylcarbinolamine, C4H®.AzH9. — Hoffmann [Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 514] à répété la préparation indiquée par Linnemann par le cyanate de potassium et i'iodured’isobutyle; il se forme effectivement de l’amine tertiaire, mais le produit princi pal est l’isobutylamine : cette transformation isomérique est donc partielle comme toutes les autres observées par Linnemann. L’amine se produit en assez forte proportion dans la préparation de l’acide triméthylacétique par le cyanure butylique tertiaire : elle bout à 45° [Rudneff, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 988]. Traitée par le sulfure de carbone et le chlorure mercurique, elle fournit l’essence de moutarde ou sulfocarbimide butylique tertiaire, C4 H9. Az.CS, bouillant à 142° et fondant à 10°. L’amine tertiaire se combine à la température ordinaire avec l’iodure ; la diamine n’a pas été isolée.
Nitrobutane tertiaire,, (CH3)3 = C-AzO2. — [Tcherniac, Deutsch. chcm.Gesellsch.,\%li, p. 962]. Elle s’obtient en petite quantité par l’azotite d’argent et l’iodure tertiaire; il se forme en même temps beaucoup de butylène. Elle n’engendre ni un composé nitrolique coloré, ni un dérivé bromé ; la réaction par l’acide acétique et le fer fournit beaucoup de butylène et un peu de monamine tertiaire. J. -A. Le Bel.
BUTYRIQUE (ACETO.YE) ( butyrone , dipropylacétone.propylbutyryle), C3I17-C0 -C3H7.— La butyrone qu’on obtient en distillant le butyrate de calcium de fermentation est presque pure. Densité à 20° = 0,819. Elle ne se combine pas aux bisulfites. Elle a été signalée dans le produit de la distillation d’un mélange d’acétate et de butyrate de calcium.
Oxydée par un mélange de dichromate de potassium et d’acide sulfurique, elle fournit les acides propionique et butyrique [Kurtz, Bull. Soc. chim., t. XVII, p. 320].
Quand on la distille avec du perchlorure de phosphore, on obtient les produits C7I1|4CIS, bouillant à 181°, et C7II13C1, bouillant à 141° [Tawildaroff, Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 370]. Ces deux dérivés avaient été déjà signales dans la môme réaction par Friedel.
Traitée par l’hydrogène naissant, la butyrone (bouillant à 144°) se transforme en alcool pseudo-
BUTYRIQUES (ACIDES). — 383 — BUTYRIQUES (ACIDES).
heptylique, qui, par son oxydation, régénère la butyrone, ce qui en fait l’alcool secondaire