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C4H“ O2)2 Y + II2 O

— Sel cristallisable [Popp, Ann. Chem. Pharm., t. CXXXI, p. 179].

Butyrate de zinc [normal),

(C4 II7 02)2Zn -f 2 H2 O.

— Prismes clinorhombiques transparents et aplatis. A 20", 100 p. d’eau en dissolvent 1üp,7 du sel hydraté [Grünzweig, loc. cit.].

Isobutyrate de zinc. — On ne peut l’obtenir cristallisé qu’en présence d’acide libre. Prismes clinorhombiques (G4H702)2Zn -f- II2 O. — 100 p. d’eau à 19°, 5 dissolvent 17p,3 de sel cristallisé. La solution dépose à 100° un sel basique.

Butyrate normal d'isobutyle. — Préparé en chauffant à 70" un mélange d’acide butyrique normal, d’alcool butylique de fermentation et d’acide sulfurique concentré. Il bout de 150 à 153° (non corrigé, pression : 722 mal). Sa densité à 0° =8798 [Grünzweig, loc. cit.].

Butyrate de cêtyle. — On fait passer du gaz chlorhydrique sec dans un mélange d’alcool cétylique et d’acide butyrique. Cet éther constitue une huile incolore, d’une odeur faiblement butyrique, cristallisant à 15" et se liquéfiant à 20°. Il bout de 160 à 170", sous une pression de 202 millimètres de mercure [E. Dollfus, Ann. Chem. Pharm., t. CXXXI, p. 283].

Butyrate d'éthyle. —On sait qu’on l’emploie industriellement comme essence de fruit. On peut l’obtenir en distillant le butyrate de sodium avec l’acidesulfurique et l’alcool. Stinde prend 50 kilogrammes de gousses de caroubier broyées, dont il a fait avec de l’eau à 28° une bouillie liquide. Après quelques jours, il ajoute 12 kilogrammes de craie, en agitant de temps à autre; au bout de de six semaines, on peut distiller la masse toute entière avec 36 kilogrammes d’acide sulfurique et 60 kilogrammes d’alcool.

Le butyrate normal bout de 118 à 119°. L’fsobutyrate à 112-113° (Markownikoff ; — Isidore Pierre et Puchot). Densité à 0° = 0,890 : à 55°, 6 = 0,832.

Isobutyrate de méthyle. — II bout à 93°. Densité à 0° = 0,9056; à 38°, 6 = 0,862.

Butyrate d'octyle. — L’essence de panais obtenue par distillation des graines avec la vapeur d’eau, constitue un liquide incolore, neutre, d’odeur particulière, de saveur forte, passant principalement de 244 à 245° à la distillation et formé par du butyrate d’octyle C4I170S. C8II17. La potasse le saponifie en donnant de l’acide butyrique normal et de l’alcool octylique normal [Renesse, Bull. Soc. chim., t. XX, p. 193].

Butyrate ( normal ) de propyle [normal). — Ce corps bout à 143°, 4. Densité à 15° = 0,879 [Linnemann, Bull. Soc. chim., t. XVII, p. 21 6J.

Isobutyrate de propyle. — Bout à 137°, 2. Densité à 0° = 0,888 (Pierre et Puchot).

Butyrate normal d’isopropy le. — Il a été obtenu en chauffant à 100° un mélange de butyrate d’argent et d’iodure d’isopropyle que l’on mélange d’ahord à froid. Liquide incolore, très mobile, d'odeur assez agréable, quoique butyrique, bouillant à 129° sous 755'" m brûlant avec une flamme très éclairante. Densité de vapeur, 4,7; théorie, 4,5. Densité à 0° =0,8787 ; à 13° = 0,8652. Inactif sur la lumière polarisée. Indice de réfraction pour la raie jaune du sodium = 1,393 [Silva, Bull. Soc. chim., t. XII, p. 114]. Friedel avait préparé ce corps en chauffant un mélange d’acide butyrique et d’alcool isopropylique.

Dérivés de substitution.

Éthers butyriques et isobutyriques.

Butyrate de benzyle. — Ce corps a été obtenu en chauffant au bain-marie le butyrate de potassium avec une solution alcoolique de chlorure de benzyle. C’est un liquide aromatique bouillant à 235°. Le sodium en agissant sur cet éther produit le phénylvalérianate de benzyle qui, par saponification, donne l’acide phénylvalérianique fusible à 78" [Conrad et Ilodgkinson, Ueulsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 254].

Butyrate de butyle [butyrate normal de butyle normal ). — Il bout, d’après Lieben, à 165°, 5 sous . la pression de 735n"u,7 (à 164°, 7 Linnemann). Densité à 0° = 0,8885 ; à 40° = 0,8579 [Lieben et Rossi, Bull. Soc. chim., t. XVI, p. 115; — Linnemanu, ibid., t. XVII, p. 320J.

Acides a et p bromobutyriques et iodobuty riques [normaux). — Ces deux acides

CII3-CHS - CH Br -CO. O H (acide a) et C H3 - C H. Br - C II2 - C O. O H (acide P),

ont été obtenus en chauffant au bain-marie l’a eide crotonique solide avec l’acide bromhydrique fumant. Les acides iodosubstitués de mêmes constitutions dérivent de l'action à 100° de l’acide iodhydrique concentré. Traités par la potasse, ils donnent de l’acide oxybutyrique(a), dont le sel de zincest peu soluble, et de.l’acide oxybutyrique (p), à sel de zinc amorphe et très soluble [llemilian, Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 183 et 147J. Ces acides, traités par le sulfite d’ammonium, se transforment en acides sulfobutyi'iques a et p (voyez plus loin ainsi qu’aux mots crotonique et

BUTYRIQUES (ACIDES). — 385 — BUTYRIQUES (ANHYDRIDES).

oxybutyrique, acides.) Réciproquement, l’éther monobromobutyrique (de l’acide normal), traité par une solution alcoolique de potasse, donne l’acide crotonique solide, qui dérive aussi du cyanure d’allyle (*Oid., p. 363).

L’éthera-bromobutyrique (normal) bout à 178°, corrigé (Tupoleff).

Acides bromo-isobutyriques. — Il en existe deux que l’on obtient en faisant agir les acides bromhydrique et iodhydrique sur l’acide crotonique liquide. On les obtient aussi par l’action du brome à 140° sur l’acide isobutyrique (voyez ce mot, t. II, p. 138).

L’acide a-bromo-isobutyrique est une masse cristalline blanche, qui se dépose de l’éther en tables fusiblesà 48°, distillante 198-200°. Densité à 60° == 1,5225; à 100° = 1,500. Son contact irrite la peau. Il est soluble dans l’alcool, l’éther, la benzine, le sulfure de carbone. 11 fond sous l’eau. L’eau bouillante le dédouble en acide bromhydrique et en acide oxy-isobutyrique fusible à 80°. Le nitrate d’argent produit à froid une réaction analogue. Traité par la méthode de Kolbe, l’acide bromo-isobutyrique donne un sel isomère de l’acide pyrotartrique, qui paraît répondre à la constitution de l’acide diméthylmalonique C(CH3)2(C02I1)2 [Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 3031.

L’a-bromo-isobutyrale d'éthyle, obtenu par l’action de l’acide chlorhydrique sur la solution alcooliquede l’acide, bouta 102°, 7 sous une pression de 746"‘m. 11 bout à 163°, 6 d’après Markownikoff, sous la pression ordinaire.

L’acide bromo-isobutyrique, traité par la potasse alcoolique, donne l’acide éthoxy-isobutyrique.

Traité par la baryte, il donne l’acide isoxy-butyrique.

L’éther bromo-isobutyrique, chauffé en tubes scellés avec de l’argent en poudre, donne l’éther de l’acide subôrique ( télramèthylsuccinique ) ; tandis que l’éther de l’acide bromo-butyriquc normal donnerait sans doute l’acide diélhylsuccinique [Hcll, Wittekind et Medinger, Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 298 et t. XXVIII, p. 385].

Acide butyrique dibromé. — L’acide crotonique, préparé par le cyanure d’allyle, s’unit directement au brome a froid, pour donner l’acidc dibromobutyrique C4 H6 Br2 O2, qui paraît identique avec l’acide que Cahours a obtenu en faisant réagir le brome sur l’itaconate de potassium.

Cet acide cristallise facilement dans l’éther, fond à 90°, et est moins soluble dans l’eau que l’acide crotonique.

Par l’action des alcalis, il donne de l’acide monobroinocrotonique, et une huile bromée répondant à la formule CMFBr [Kœrner, Bull. Soc. chim., t. VI, p. 226; Voyez aussi Bulk, ibid., t. VII, p. 257], ’

Acide Irichlorobutyrique, CMI5C130!. — Voyez Chlobal butylique, Suppl.

Acide chlorodibromobutyrique, C4 H* Cl Br2 O2. — Il s’obtient en faisant agir le brome sur l’acide monochlorocrotonique. Il se sépare sous la forme d’une huile concrète, difficilement soluble dans l’eau froide, décomposable par l’eau bouillante. L alcool le dissout et l’abandonne sous forme d’aiguilles radiées. Il cristallise dans l’éther en prismes brillants devenant mats dans le vide sans perdre de poids. 11 fond à 92° ; mais sous l’eau il se liquéfie déjà à 37°.

Les chlorodibromo-butyrates sont solubles, sauf ceux d argent, de plomb et de mercurosum Le seT d'arpent, CMP Cl Br2 O2 Ag, est un précipité blanc cristallin, assez stable quand il estsec.

Le sel de plomb. (CMP Cl Br202)2 Pb + H*0 se précipite en aiguilles mamelonnées, ou en cristaux volumineux si les solutions sont étendues.

Le sel mercureuoc est un précipité formé d’ai guillcs hlanches.

Tous ces sels se décomposent par l’eau bouillante en bromure, acide carbonique et en une huile neutre, qui parait être le chlorobromure de propylène. L’acide chlorodibromobutyrique se comporte comme ses sels : à la distillation sèche, il fournit un peu de brome, de l’acide bromhydrique et de l’acide chlorocrotonique. Les réducteurs régénèrent le môme acide [Sarnow, Deulsch. client. Gesellsch., 1872, p. 467].

Débivés sulfones. — Les acides a-chloro ou bromobutyriques et (3-chloro ou bromobutyriques, ainsi que leurs éthers, traités par le sulfite d’ammonium, suivant la méthode de Strecker, donnent des dérivés sulfonés ou acides sulfobutyriques (a) et (p), répondant aux lormules

C IP - C II2 - C H (S OMI) - C O2 H Acide a-sulfobutyrique.

et

C IP - C II (S O3 II) - C II 2- C O2 IL Acide p-sulfobutyriqua .

Ils se produisent d’après l’équation générale suivante, où R représente le radical acide :

RC1+ S03(AzH4)2 = Az IP Cl + R(S03AzH4p

Sulfobutyrato

d’ammonium.

L'acide a-sulfobutyrique est identique avec celui que l’on obtient en traitant l’acide butyrique par l’acide sulfurique. C’est un sirop incristallisable. Ses sels, sauf celui de calcium, sont insolubles dans l’alcool. Le sel de baryum cristallise en tables rhombiques; le sel d’argent, en aiguilles.

L’acide $-sulfobutyrique a été préparé avec l’acide fi-bromobutyrique ou avec son éther, qui lui-même s’obtient en transformant l’éther acétylacétique de Geuther en acide [i-oxybutyrique par l’amalgame de sodium, et traitant le sel sodique par le perchlorure de phosphore, puis décomposant par l’eau le chlorure de fi-chlorobutyryle

L’acide P-sulfobutyrique forme une masse gélatineuse bygroscopique. Ses sels de plomb, de baryum et de calcium sont incristallisables. Ils se déposent en flocons par addition d’alcool à leur solution aqueuse [Hemilian, Deulsch. client. Gesellsch. 1873, p. 196 et 562; et Bull. Soc. chim., t. XX, p. 369, et XXII, p. 183],

A Gautier.

BUTYRIQUE (ALDEHYDE). — L’aldéhyde butyrique normale traitée par le perchlorure de phosphore, puis parla potasse alcoolique, fournit un crotonylène C4H6, qui est probablement identique avec celui qui dérive de la méthlyléthylacétone (Bruylants).

Aldéhyde isobutyiuque. — L’aldéhyde obtenue par l’oxydation de l’alcool butylique de fermentation bouta 62°. Elle est très oxydable, d’odeur suffocante. Densitéà0°=0,8226; à 27°, 75, =0,7919 (I. Pierre et Puchot). Elle se polymérise dans dans les mômes conditions que l’aldéhyde ordinaire, c’est-à-dire par HCl, S O4 H2, PCI3, PCI5. Cette réaction a lieu avec élévation de température; par le refroidissement, la masse se prend en fines aiguilles. Le polymère obtenu d’abord par Barbagiia, et fusible à 50-60°, produit par l’action de HCl sur cette aldéhyde, parait identique avec celui qu’a obtenu après lui Demtschenko par l’action du protochlorure de phosphore sur la môme aldéhvde. Celui-ci fond aussi à 59-60° et distille à 194°. Il répond à la formule (CMi80)» [Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 217]. A. Gautier.

RUTYUIQUES (ANHYDRIDES). — AiVHïDniDB butyrique normal. — On peut l’obtenir en fai-

Supp.

BUTYRITE.

CADMIUM.

sant agir le chlorure de butyryle sur l’acide butyrique ordinaire, en opérant d’abord à 100°, puis au bain d’huile. Il bout de 190 à 192°. Réduit par l’amalgame de sodium, il donne de l’alcool butylique normal [Linnemnnn, Bull. Soc. chim., t. XVII, p. 318],

Anhydride isobutyiuque. — Il a été obtenu, dans la préparation du chlorure d’isobutyryle, en faisant agir le pcrchlorure de phosphore sur l’isobutyrate de sodium. Il bout à 180° et est plus léger que l’eau [Markownikoff, Bull. Soc. chim., t. VII, p. 350],

EUTYRITE (Min.). — Substance trouvée dans les marais tourbeux d’Irlande, cristallisée en aiguilles d’une consistance butyreuse. Fondant à 47° et, recristallisée dans l’alcool, à 52°. L’analyse correspond aux rapports CuH1402. Soluble dans la potasse, précipitable par les acides.

butyrobutyllautiquE (acide). —

L’éther de cet acide se prépare en faisant bouillir un mélange de butyrate de potassium et d’éther monobromobutyrique. On obtient ainsi le corps C4H7(C4ir0)03.CsII5, bouillant à 215°. Il se décompose par la potasse en éther butyrique et butyllactate alcalin [Gai, Bull. Soc. chim., t. VII, p. 332].

BUTYROGLYCOLIQUE (ACIDE). — L’éther de cet acide s’obtient en faisant agir le butyrate de potassium sur le bromacétate d’éthyle. Cet éther est une substance insoluble dans l’eau, bouillant de 205 à 207°, et répondant à la formule C2 H3 (C4 H7 O) O3. C2 H5. Par la potasse, il donne de l’éther butyrique et du glycolate de potassium [Gai, loc. cil.].

BUTYRON’ITRILE (Cyandre de propyle).

D’après Rossi, celui que l’on obtient avec l’iodure de propyle et le cyanure de potassium fournit par la potasse de l’acide butyrique qui parait identique avec l’acide butyrique normal.

Le cyanure C II8 - G 11 (Az C) - C II3, ou isopropylcarbylamine, a été décrit au t. I, p. 1068.

llCTYltONE. — Voyez Butyrique [acétone],

BUTYROPINACONE, Ci'*H3°02. — C’est le corps cristallisable qui se forme en môme temps que l’alcool pseudobutylique par l’action de l’hydrogène sur la butyrone. On le purifie par cristallisation dans l’alcool. La butyropinacone possède l’aspect et l’odeur du camphre; elle fond à 08° et se concrète à 57°. Densité à 20" = 0,87. Elle est soluble dans l’alcool et l’éther, très peu dans l’eau. L’oxydation la transforme de nouveau en butyrone [Kurtz, Bull. Soc. chim., t. XVII, p. 321],

BUTYRYLE (CHLORURE DE) normal. — Le meilleur rendement s’obtient en faisant agir deux équivalents d’acide butyrique normal sur un équivalent de perchlorure de phosphore. Il bout de 101 à 101°, 5 (Linnemann); à 95" suivant Markownikoff.

Le chlorure de chlorobutyryle (o) a été obtenu par Markownikoff en traitant le chlorure de butyryle par le chlore en présence d’un peu d’iode. C’est un liquide bouillant à 129-132°, d’une densité de 1,257.

Chlorure d’isobutyryle. — Markownikoff l’a préparé par l’action du perchlorure de phosphore sur l’isobutyrate de sodium. Il est incolore, plus dense que l’eau, facilement décomposable par la chaleur. Il bout à 92°.

CADMIUM. — Von Riemsdick a trouvé pour le point de fusion du cadmium 320°, comme Person. Ce métal commence à se volatiliser peu au-dessus de son point de fusion [Chem. News, t. XXVI, p. 32]. D’après E. de Souza, il se volatilise notablement à 440° dans un courant d’hydrogène. Distillé dans un courant de ce gaz, il se dépose en cristaux isolés, atteignant jusqu’à 6 ou 8mm de diamètre . Ces cristaux sont d’un blanc d’argent et paraissent dériver du système régulier; ce sont en général des octaèdres et des dodécaèdres. Cette distillation peut se faire dans un tube de verre peu fusible [H. Kaemmerer, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1873,

Le cadmium se dissout dans l’acide sulfureux aqueux en produisant de l’hyposulfite, du sulfite, du trithionaie et du sulfure de cadmium [P. Schweitzer, Chem. News, t. XXIII, p. 293].

Le dépôt de sulfure de cadmium est très abondant; mais ce qui a échappé à Schweitzer, et ce qui était pourtant à prévoir, c’est qu’il y a production d’hydrosulflte de cadmium ; en effet, la solution montre au début, comme nous l’avons constaté les réactions des hydrosulfites.

Oxyde de cadmium. — On l’obtient en cristaux rouges, d’apparence cubique, lorsqu’on le chauffe à une haute température dans un courant d’oxygène [Sidot, Compt. rend., t. LXXIX, p. 201].

Sulfure de cadmium. — Le sulfure de cadmium est un peu soluble dans le sulfure ammonique, surtout à chaud, vers 60°. Par un refroidissement lent, à l’abri de l’air, une partie du sulfure se dépose en petits cristaux transparents. Un litre de sulfure ammonique peut dissoudre environ 2 grammes de sulfure de cadmium. Cette solubilité est presque nulle, même à chaud, dans les sulfures alcalins; il faut donc employer ceux-ci de préférence pour séparer le sulfure de cadmium des autres sulfures solubles [A. Ditte, Compt. rend., t. LXXXV, p. 402J.

Sulfure double de cadmium et de sodium, 3 CdS. NasS. — On l’obtient sous la forme d’une poudre cristalline d’un jaune clair, composée d’aiguilles aplaties, lorsqu’on fond le sulfure de cadmium avec 12 p. de soude et 12 p. de soufre. Il faut laver la masse fondue avec de l’eau alcoolisée, l’eau pure décomposant le sulfure double.

Quand on remplace, dans l’opération précédente, la soude par la potasse, on n’obtient pas de sulfure double, mais du sulfure de cadmium cristallisé, présentant la forme de la greenockite ou sulfure de cadmium naturel [R. Schneider, Poggend. Ann., t. CXLIX, p. 396; Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 268].

Séléniure de cadmium, CdSe. — Obtenu par union directe ou par l’action du cadmium sur

CADMIUM. — 387 — CADMIUM.

l’hvdrogène sélénié à chaud, il se présente en lamelles jaunes ou rouge de sang, suivant leur épaisseur, et striées dans deux directions nor- j males l’une à l’autre. Densité = 5,80 [Margottet, Compt. rend., t. LXXX1V, p. 1293].

Telluruüe de cadmium, CdTe. — Cristaux réguliers noirs obtenus en unissant le cadmium et ! le tellure et sublimant la combinaison dans un courant d’hydrogène (Margottet).

Chlorure de cadmium. — Il est réductible par l’hydrogène sous l’influence de la chaleur (Potilitzine).

Bromure de cadmium. — Sa densité de vapeur observée à 914° est égale à 134; II = 1 (densité calculée = 136) (V. et C. Meyer).

Le bromure de cadmium est réductible par l’hydrogène.

Voici, d’après Eder, la solubilité du bromure de cadmium et de quelques-uns de ses bromures doubles. 1 partie de sel se dissout à 15° dans :

Eau.

Alcool

absolu.

Éther.

CdBr2 + 4 H2 O

CdBrLAzH' Br + 1/2 H2Ü

Cd Br1. Na Br -f 2 1/2 H5 O

CdBrLKBr + H20

[ Dingler’s polijt. Journ., t. CCXXI, p. 189 ; Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 109].

Ioduiie de cadmium. — Eder a aussi déterminé sa solubilité et celle de ses iodures doubles.

1 partie de sel se dissout à 15° dans :

Alcool Eau. absolu.

CdP IP, 13 OP, 98

CdP.KI -f H2 0 0,91 —

CdP.2 Nal + 6 HJ0.. 0,63 0,86

Cdl-.AzH'I +- 1/2IDO 0,90 0,88

Éther

Phosphores de cadmium. — 1° Cd2P. Emmerling l’a obtenu en chauffant le cadmium avec du phosphore. Il se produit ainsi une masse frittée grise, parsemée de petites aiguilles fragiles et accompagnée de phosphore rouge. Ce phosphure se dissout dans l’acide chlorhydrique avec dégagement d’hydrogène phosphoré [Beutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 154].

2° Cd*Ps. — Le phosphore, en agissant sur une solution alcaline de cadmium , y produit un précipité brun clair, de composition variable. Calciné dans un courant d’hydrogène, ce précipité abandonne de l’eau, du phosphore et de l’hydrogène phosphoré et laisse un composé cristallin, qui est le phosphure Cd9 P* fOppcnheim, Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, p. 979].

Le même phosphure, accompagné de Cd P2, se produit lorsqu’on chauffe au rouge sombre le cadmium, son oxyde ou son carbonate dans la vapeur de phosphore. Il présente alors l’aspect métallique. Il eîr t soluble dans les acides étendus avec dégagement d’hydrogène phosphoré (B. Renault). 4

3° CdP2. — Il s’obtient dans l’opération précédente sous la forme de houppes soyeuses, d’un rouge carmin, quelquefois en lamelles bleu indigo, mais le plus souvent en petits cristaux translucides, d’un rouge rubis, disséminés dans la masse du phosphure Cd2 P*. On peut le préparer aussi en chautlant les phosphates d’ammonium, de mercure ou d’étain avec du carbonate de cadmium et du charbon. On le débarrasse du phosphure Cd» P2 en le traitant par l’acide chlorhydrique faible, qui dissout ce dernier Le phosphure Cd P2 pulvérisé est décomposé par 1 acide chlorhydrique bouillant en produisant de 1 hydrogène phosphoré non spontanément inflammable, de l’acide hypophosphoreux et un corps amorphe, d’un beau jaune, qui reste en suspension et qui a pour composition psH20

[Renault, Compt. rend., t. LXXVI, p. 283;Buff. Soc. chim , t. XIX, p. 361].

Sels de cadmium. — Ces sels sont toxiques. Ingérés dans l’estomac ou introduits sous la peau, ils déterminent l’inflammation des muqueuses de l’estomac et de l’intestin. Ils provoquent en même temps des syncopes et des vomissements. Une dose de 0sr,3 à 0&r,6, introduite dans l’estomac d’un lapin, détermine la mort. En injections sous-cutanées, la dose toxique est encore beaucoup plus faible. L’antidote des sels de cadmium est l’albumine, en présence d’un carbonate alcalin [Marmé, N. Répert. Pharm., t. XVI, p. 3031.

Bromate de cadmium, (Br03)*Cd -f- 2II20. — Cristaux orthorhombiques ; Faces p1, m, h9, p5, a1, e1, e2, p, bllt, (b1 bilSh{), ( b 1 61/S A1/2). Rapport des axes 1 : 0,98845 : 0,7392. Densité = 2,583 (Haldor Topsoë).

Periodate de cadmium, (IO*)2Cd. — Poudre blanche obtenue avec l’acide périodique et le carbonate de cadmium. Si l’acide périodique est en quantité insuffisante, on obtient le sel basique l20i‘Cd4 + 311*0.

L’eau mère de ces deux sels est acide et abandonne, par l’évaporation, des cristaux du sel I209Cd2 -|- 9 II* O. Ces cristaux sont des tables rectangulaires, orthorhombiques. Angles m g1 — 120° 45'; e1 g1 =128° 30'. Rapport des axes : 0,595 : 1 : 0,705. Ce sel est insoluble dans l’eau froide, décomposable par l’eau bouillante.

16031 Cd10 -(- 15H20, précipité blanc obtenu avec le periodate normal de sodium dans une solution de sulfate de cadmium [Rammelsberg, Poggend. Ann., t. CXXXIV, p. 368].

Sulfate de cadmium. — Sulfate de cadmium ammoniacal. — Lorsqu’on agite une solution de sulfate de cadmium dans l’ammoniaque concentrée avec une solution alcoolique d’ammoniaque, il se sépare une couche huileuse qui, après plusieurs jours, se prend en une poudre cristalline. Cette poudre, redissoute dans l’ammoniaque et additionnée d’alcool ammoniacal, fournit, après quelques jours, des cristaux prismatiques hexagonaux. Ceux-ci ont pour composition 2 (S O* Cd. 4AzH3)-f- 5 H2 O. Ces cristaux perdent de l’ammoniaque à l’air et se résolvent en une poudre blanche. Us sont solubles dans l’ammoniaque et décomposables par l’eau pure en sulfate d’ammonium et sulfate basique de cadmium [G. Müller, Ann. Chem. Pharm., t. CXLIX, p. 70].

Le sulfate de cadmium anhydre absorbe le gaz ammoniac, avec élévation de température ; il augmente de volume et se réduit en poudre. Le produit obtenu renferme SOCd.OAzlI9. Chauffé dans le vide, il éprouve une dissociation qui est exprimée par les chiffres suivants, indiquant la tension de l’ammoniaque :

Le produit restant a pour composition S04Cd. 2Az H3

[F. Isambert, Compt. rend., t. LXX, p. 456].

Sulfates doubles. — D’n"- '’s de Hauer, les sulfates doubles de cadmium et de potassium, de cadmium et d’ammonium, peuvent cristalliser, par refroidissement de leur solution, avec 2II50. Le sel potassique est efllorescent et se transforme en un sel qui renferme (S O»)2 Cd K* -f- 1 1/2 HsO, et qu’on peut aussi obtenir par évaporation de la solution ; il cristallise en prismes clinorhombiques bien formés, inaltérables à l’air IPopgend. Ann., t. CXXX1II, p. 176].

CAFÉINE. — 388 — CAFÉIQUE (ACIDE).

Hyposulfate S206Cd -f- 6 H8 O. — Cristaux : tricliniques. Faces : ht, p, g', m, et, e*. Happort des axes 1 : 0,8315 : U, 3146. Densité = 1,915 (H. Topsoë).

CARACTÈRES DES SELS DE CADMIUM. — Le BUCre empêche la précipitation de l’hydrate de cadmium par les alcalis ; il en est de même de l’acide tartrique, mais seulement à froid. Les acides citrique et succinique sont sans influence.

Le sucre empêche aussi la précipitation du carbonate de cadmium, sel qui est très peu soluble dans la potasse, mais soluble dans les sels ammoniacaux.

Le cadmium est précipité de ses solutions neutres sous la forme de sulfure par l’hyposulfite de sodium (O. Follenius, Zeitsch. analyt. Chem., 1874, p. 272, 411].

Dosage. — Pour le dosage du cadmium à l’état d’oxyde, il est à remarquer que celui-ci entraîne des sels alcalins dans sa précipitation ; il faut donc, après calcination du précipité, laverie résidu par l’eau bouillante. Le papier réduit facilement l’oxyde de cadmium par la calcination ; aussi est-il bon de recueillir celui-ci sur de l’amiante ou du verre filé.

Dans les sels de cadmium à acides volatils, on peut doser le cadmium en le transformant en sulfate (Follenius).

Dosage électrolytique — On précipite la solution du sel de cadmium (de préférence l’azotate) par la potasse, on redissout le précipité dans le cyanure de potassium et on soumet la solution à l’action du' courant produit par trois éléments Bunsen, dont les zincs ont 15 centimètres de hauteur. La solution doit contenir environ 0sr,2 par 75 centimètres cubes ; il se dépose environ 06r,08 à 0sr,09 de cadmium par heure. On couvre le vase dans lequel se fait l’électrolyse pour empêcher les projections qui se produisent facilement [F. Beilstein et L. Jawein, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 759 ; Bull. Soc. chim., t. XXXIH, p. 281]. Ed. Willm.

CAFÉINE. — Extraction. — Legrip et Petit [Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 290J recommandent le procédé d’extraction suivant : On verse sur le thé réduit en poudre deux fois son poids d’eau bouillante; on laisse macérer pendant quelques instants, et l’on épuise la poudre humide par le chloroforme dans un appareil à déplacement. On s’arrête quand le chloroforme ne se colore plus. Le chloroforme distillé donne un résidu formé de matières huileuses et de caféine qui, traité par l’eau en présence du noir animal, donne par refroidissement la caféine pure. L’eau que l’on ajoute au thé a pour rôle de retenir le tannin et de permettre au chloroforme de s’emparer de la caféine. Le thé sec ne donne rien.

La caféine fond à 234-235° (Strecker), 228-230° (Commaille); elle bout à 384° (Strecker).

Solubilité de la caféine (Commaille).

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