A l’ébullition
nydratée. Anhydre. Hydratée. Anhydre
Chloroforme
Alcool à 85°
Eau
Alcool absolu
Éther
Sulfure de carbone.
Essence de pétrole. .
Dosage de la caféine. — On triture 5 grammes de café en poudre fine avec 1 gramme de magnésie et un peu d’eau. La pète, abandonnée pendant vingt-quatre heures, devient jaune, puis verte. On l’épuise en trois fols par 110 grammes de chloroforme bouillant, on distille le chloroforme, on épuise le résidu par l’eau bouillante,
on filtre sur un filtre mouillé, on évapore et l’on pèse la caféine [Commaille, Bull. Soc. chim., t. XXV, p. 201].
CAFÉIQUE (ACIDE), C»H80.— Voyez t. I, p. 696. Traité par l’amalgame de sodium et l’eau, l’acide caféique se transforme en acide hydrocaféique (Hlasiwetz).
Tiemann et Nagajosi-Nagai ont réalisé la synthèse de l’acide caféique, ou plutôt de son dérivé diacétylé. Ce composé, qui se forme par l’action de l’anhydride acétique sur l’acide caféique, prend naissance synthétiquement lorsqu’on chauffe à l’ébullition pendant trois ou quatre heures un mélange de parties égales d’aldéhyde protocatéchique et d’acétate de sodium fondu, avec 1 1/2 fois son poids d’anhydride acétique. Le produit de la réaction, épuisé par l’eau chaude, cède à ce dissolvant le dérivé diacétylé qui se dépose par le refroidissement de la solution. On le purifie par cristallisation dans l’alcool. L’acide diacétylcaféique C13H1206 cristallise en longues aiguilles blanches fusibles à 190-191°, solubles dans l’alcool et l’éther. Chauffé avec de la potasse, il se transforme en acide caféique [Tiemann et Nagajosi-Nagai, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 651 et 656; Bull. Soc. chim., t. XXXI, p. 30].
L’acide caféique (1 molécule) chauffé à 120" pendant trois ou quatre heures, avec de l’iodure de méthyle (3 molécules) et de la potasse (3 molécules) dissoute dans l’alcool méthodique, fournit l’éther méthylique de l’acide dimethylcafèique Cil H12 O*. Le même acide résulte de l’action de l’iodure de méthyle et de la potasse sur l’acide férulique. L’acide diméthylcaféique cristallise en aiguilles brillantes, fusibles à 180-181°, solubles dans l’alcool et l’éther. Ses sels alcalins sont solubles ; ses sels d’argent et de plomb sont insolubles ; le sel cuivrique est un précipité vert soluble dans l’ammoniaque [Tiemann et Nagajosi-Nagai, loc. cit.J.
Acide méthylénocafèique,
Ci» H8 CD = C6I13^ g
Cil = CH- CO2 H.
— On obtient ce corps en chauffant à l’ébullition, pendant six heures, un mélange de 5 p. de piperonal, 6 p. d’anhydride acétique et 3 p. d’acétate de sodium. Par le refroidissement du mélange, on obtient une masse brune, que l’on délaye dans l’eau et qu’on épuise ensuite par l’éther. On agite l’éther avec une solution de carbonate de sodium , puis on acidulé la solution sodique par l’acide chlorhydrique. On obtient ainsi des flocons blancs que l’on purifie par cristallisation dans de l’eau additionnée d’un tiers d’alcool.
L’acide méthylénocafèique est en cristaux microscopiques fusibles à 232°; peu solubles dans l’eau, solubles dans l’alcool et l’étlier.
I,e sel d’argent C>°HUgO‘ est un précipité blanc amorphe. Les sels de calcium, plomb et zinc, sont des précipités cristallisés.
L’amalgame de sodi um con vertit l’acide méthylénocaféique en acide méthylénohydrocaféique (Voyez acide Uydrocaféiqde) [C. Lorenz, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1880, p. 756] .
La formation artificielle de l’acide caféique, sa transformation en acide proiocatéchique par la potasse fondante et l’existence d’un dérivé acétylé, mettent en évidence sa constitution. L’acide caféique est un dérivé hydroxylé de l’acide ciimamique ; il correspond donc à la formule