OC» HT
se produit par l’action du gaz phosgène sur l'alcool propylique normal ; on le lave à l’eau et on le sèche rapidement par du chlorure de calcium. La majeure partie du produit passe entre 120 et 130°, en se décomposant partiellement.
C’est un liquide plus dense que l’eau, à odeur très irritante. L'ammoniaque aqueuse le décompose en carbamate et carbonate de propyle [Roemer, Deutsch. chem. Gesetlsch., 1873, p. 1102: Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 17].
Suppl.
Chlorocarbonate d'isobutyle,
CO
s ci
— On l’obtient en saturant l’alcool isobutylique par l’oxychlorure de carbone, lavant à l’eau et séchant rapidement sur du chlorure de calcium. 11 distille à 130-140°, en se décomposant en grande partie [Mylius, Dcutsch. chem. Gescllsch., 1872, p. 972; Bull. Soc. chim., t. XIX, p. 221].
CYANOCARbonates. — Les composés cyanocarboniques ont été tous découverts et décrits par Weddige [Journ. prakt. Cliem., (21, t. VI, p. 1 17 ; t. VII, p. 79; t. X, p. 193; Bull. Soc. chim., t. XVIII, p. 493; t. XX, p. 351; t. XXIII, p. 105J.
Cyanocarbonate d’éthyle, Az C-CO.O C»H5. — On distille au bain d’huile 200 grammes d’un mélange intime, en parties égales, d’oxamate d’éthyle et d’anhydride phosphorique, dans une cornue spacieuse. Le mélange se boursoufle, et l’éther passe rapidement dès que la température atteint 120°. Le produit brut (45 à 50 grammes) est lavé à l’eau, séché sur du chlorure de calcium et distillé.
Le cyanocarbonate d’éthyle se forme aussi par l’action du pentachlorure de phosphore sur l’oxamate d’éthyle; mais, si l’on essaye d'isoler l’éther par la distillation du produit brut, la majeure partie se décompose [Henry, Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, p. 948J.
Cette réaction peut cependant servir avec avantage à la préparation du corps, si, au lieu de distiller le produit de la réaction, on procède à la séparation de l’éther dichloramidoacétique, qui s’est formé en premier lieu. Voici comment il faut opérer :
On chauffe l’oxaméthane avec du pentachlorure de phosphore et on étend le produit liquide du double de son volume d’essence de pétrole, qui dissout l’oxychlorure de phosphore, tandis qu’il précipite en cristaux l’éther dichloramidacétique. Ce dernier est lavé au pétrole, étalé sur une plaque de porcelaine dégourdie et séché dans un exsiccateur au-dessus d’une couche de chaux sodée. Si l’on chauffe ce composé, il se dédouble en acide chlorhydrique et cyanocarbonate d’é-
Cls.AzFI»
= 2 H Cl
50 grammes d’oxaméthane fournissent 20 grammes de cyanocarbonate brut (22,5 à 25 grammes par le procédé Weddige) [Wallach, Deutsch. chem. Gesellsch., 1875, p. 300 ; Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 2921.
L’éther cyanocarbonique constitue un liquide bouillant à .115-116°, plus léger que l’eau, très réfringent, incolore et mobile, doué d’une odeur éthérée et piquante. 11 est insoluble dans l’eau, qui le décompose lentement suivant l’équation :
AzC-CO.OCUl» + II2 O = HCAz + CO2 + C2 H». O H.
Il brûle avec une flamme bleue, peu éclairante.
L’ammoniaque alcoolique transforme l’éther cyanocarbonique en cyanure d’ammonium et uréthane :
Az C - C O . O C» II5 + 2 AzH»
= Az II4 C Az + CO< 0C*H»,
L’aniline donne de l’acide cyanhydrique et de la phényluréthane; la méthylamine parait agir de même.
Le sodium réagit en donnant des produits bruns et visqueux.
Lorsqu’on dirige un courant d’hydrogène sulfuré dans l’éther pur ou dissous dans l’alcool, il
CARBONE
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se sépare des cristaux jaunes, constituant du sulfoxamate d’éthyle, produit par addition :
CAz