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C19II1808 — H20 = C33II

Le deuxième anhydride, C38H32014, s’obtient en chauffant la catéchine à 162°.

Le troisième, C38II30O13, se produit lorsque l’on fait bouillir la catéchine avec de l’acide sulfurique étendu au vingt-quatrième.

Le quatrième anhydride, C88II28012, est la catéchurétine déjà décrite (voy. t. I, p. 688).

Liebcrmann et Tauchert [Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 694], ont obtenu la catéchine anhydre en aiguilles visibles à l’œil nu, en la faisant cristalliser dans l’éther acétique. Us lui attribuent la formule C2lHs0O9. Cristallisée dans l’eau bouillante, elle présente la composition C2' II20 O9, 5II20.

Le dérivé diacétylé, C21IIl8(C2H30)208, s’obtient en faisant bouillir la catéchine avec de l’acétate de sodium et de l’anhydride acétique. La masse, reprise par l’eau bouillante, abandonne de petits prismes anhydres, jaunes, solubles dans la plupart des dissolvants, fondant à 129- 131°. L’action du chlore à froid transforme ce dérivé diacétylé en dichlorodiacétylcatéchine, C21 Hle C1S(C2 II3 O)2 O9, cristallisant en longs prismes fusibles à 169°, solubles dans l’alcool et l’éther acétique, insolubles dans l’éther.

La monobromodiacétyicatéchine,

C21 H17 Br (C2 U8 O)2 O2,

CATÉCHIQUE (ACIDE). — 437 — CELLULOSE.

s’obtient de môme par l’action du brome sur la diacétylcatéchine. Elle se dépose de sa solution dans l’alcool absolu en cristaux blancs, fusibles à 120°. M. Hanriot.

CATÉCHIQUE (ClIIE). — Syn.de catèchine.

CATHAHT1NE. — Voy. t. I, p. 778. Des recherches de Bourgoin et Bouchut sur la cathartine de Lassaigne et Feneuile, il résulte que ce composé est un mélange de trois corps, savoir, d’acide chrysophanique, de glucose et de chrysophanine. Pour obtenir cette dernière, on ajoute de l’alcool à une infusion concentrée de séné, on filtre et on précipite le liquide par l’acétate de plomb; la solution, débarrassée de plomb par H2 S et évaporée, laisse un résidu sirupeux de chrysophanine brute que l’on purifie par lavage de l’alcool à 00 %, et par plusieurs précipitations de sa solution aqueuse par l’alcool fort. La chrysophanine est blanche et se dissout dans l’eau avec une couleur rouge foncé. Elle n’a pas été étudiée [Bull. Soc. cliim., t. XV, p. 14; t. XVI, p. 58].

CEDKIRET. — Voyez Cénui.ir.NONE.

CÉLASTRIXE.— Nom donné par Dragendorff à la matière amère des feuilles de Celcislrus obscurus, employées en médecine en Abyssinie, sous le nom d 'Add-add; la célastrine se rapproche de la ményanthine.

CELLULOSE. — Le groupe des celluloses, assez mal limité d’ailleurs, renferme un certain nombre de corps présentant tous la formule empirique C6H10Os, et ayant comme caractère commun d'être insolubles dans la plupart des réactifs neutres, et de se transformer par hydratation en dextrine, puis en glucose. Mais les différentes celluloses présentent dans leurs propriétés des divergences que l’on ne peut rattacher à des différences physiques. C’est ainsi qu’en traitant la lcvûre de bière par la potasse, par l’eau, puis par l’acide acétique, Schlossberger a obtenu une cellulose peu agrégée, puisqu’elle provient d’un tissu cellulaire, et cependant insoluble dans le réactif de Schweizer. L’acide sulfurique la transforme facilement en glucose [Schlossberger, Ann. Chem. Pharm., t. XLI, p. 193].

Action de la chaleur sur la cellulose. — L’action de la chaleur sur la cellulose varie avec la température. Le papier chauffé à 210° dans un courant d’acide carbonique sec, se colore peu à peu en perdant de l’eau et un peu d’acide formique.

En présence de l’eau à 200°, le papier brunit rapidement, l’eau se colore et se charge de paillettes brillantes. A l’ouverture des tubes on consstatc un dégagement d’acide carbonique et la formation de la pyrocatéchine. Une chaleur plus élevée décompose entièrement la cellulose, en laissant un résidu de charbon et donnant des produits gazeux (H, C ID, CO, CO*) et liquides (esprit de bois, acide acétique, acétone, goudrons, etc.).

Hydratation de la cellulose. — L’hydratation de la cellulose se fait sous l’influence des acides forts, tels que les acides sulfurique ou phosphorique. Aimé Girard [Compt. rend., t. LXXXI, p. llUo], a décrit sous le nom d’hydrocellulose le premier terme de cette hydratation. Pour l’obtenir, il plonge du coton cardé dans l’acide sulfurique a 4o“ B., et l’y laisse douze heures. Au bout de ce temps, le coton n’a pas changé d’aspect, niais est devenu friable. Séché à 100", il répond à la formulo C>*I1**0". Il s’oxyde facilement à l’air en se colorant et en devenant soluble dans l’eau. Cette solution réduit la liqueur de Barreswil.

L’action de la chaleur facilite la formation do l’hydrocellulose. Ainsi l’action du gaz chlorhydrique humide sur le coton maintenu à 100" offre le meilleur procédé de préparation de ce

corps [Aimé Girard, Compt. rend., t. LXXX1X, p. 170].

Lorsque l’on broie de la cellulose avec de l’acide sulfurique concentré, ajouté par petites portions de façon qu’il n’y ait ni élévation de température ni coloration de la masse, on obtient une substance homogène analogue à de l’empois. Si l’on ajoute immédiatement de l’eau, on précipite une poudre blanche, amyloïde qui sc colore en bleu par l’iode, tandis qu’il reste en solution de la dextrine. Si l’on fait bouillir cette solution, la dextrine se transforme elle-même en glucose.

Franchimont a constaté que le glucose obtenu par hydratation de la tunicine, est dextrogyre et identique avec celui que l’on prépare avec le papier[Franchimont, Compt. rend., t. LXXXIX, p. 755].

Nilrocellulose. — Sutton [ Photographie . notes, 1802] adécritun coton-poudre qu’ildésignesous le nom d’alcolène et qui est entièrement soluble dans l’alcool. Pour préparer ce corps, il chauffe vers 80° dans une capsule de porcelaine, 115 gr. d’acide sulfurique d’une densité de 1,84, et 93 gr. d’acide azotique d’une densité de 1,40. Il immerge ensuite autant de coton qu’il peut en tenir, puis il lave à grande eau au bout de 5 minutes de contact. Le produit ainsi préparé sc dissout entièrement dans l’alcool.

Le potassium et le sodium, parfaitement secs, réagissent immédiatement sur la nitrocellulose en déterminant une explosion. Leurs amalgames sont sans effet. L’arsenic en poudre, légèrement chauffé détermine également l’inflammation.

La nitrocellulose sc dissout à la température ordinaire dans l'acide sulfurique, en formant un sirop incolore et en dégageant de l’acide nitrique sans acide nitreux. Ce sirop étendu d’eau est neutralisé par le carbonate de baryum, et le liquide filtré est concentré dans le vide. 11 sc sépare des cristaux d’azotate de baryum, et il reste une masse poisseuse qui est le sèl de baryum de l’acide sulfoconjugué de la cellulose. L’acide luimême peut être séparé au moyen de l'acide sulfurique. Il est fortement acide, ne précipite ni les sels de baryum ni les sels d’argent [Gintl, Zeitschr. Chem., 1809, p. 703]. Sarrau et Vieille ont récemment étudié l’influence de la ^pression sur la décomposition du fulmicoton par la chaleur. Le produit employé était un produit commercial, mélange de cellulose trinitrique et dinitrique, et répondant à la formule

3C6H7 (Az0*)305 + CGIIs(Az02)205.

Ala pression atmosphérique, tout l’azote sc dégage à l’état d’oxyde azotique; mais à mesure que la pression s’élève, l’azote est dégagé à l’état gazeux, et l’oxygène se porte d’abord sur l’hydrogène, puis sur le carbone, ainsi que le montrent les formules de décomposition suivantes :

Atmo-

sphères.

- 22 Az +

- 22 Az -f

- 22 Az 4

On voit donc que, les produits étant variables, la chaleur de décomposition du fulmicoton doit aussi varier avec la pression. Au contraire, la chaleur de formation est constante et a été trouvée égale à 542 calories par kilogramme de fulmicoton [Bull. Soc. cliim., t. XXXIII, p. 581].

Cellulose acétique. — Franchimont en traitant le papier par un mélange d’anhydride acétique et d’acide sulfurique, a obtenu un liquide coloré qui précipite par l’eau. Cette poudre lavée à grande eau, puis à l’alcool froid, a été dissoute

CENTRALLASSITE.

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