CÉRÉBRALE (SUBSTANCE
dire plus ou moins mélangée, pénétrée de substance blanche. . , ...
Il semble probable aussi que la composition de la substance cérébrale doive varier avec, les divers états pathologiques; ces variations n ont pas encore été dûment observées.
La matière cérébrale de l’embryon et du nouveau-né est très remarquable. Suivant Bibra, la quantité d’eau y est plus grande; par contre, la proportion de principes solubles dans l’éther est plus petite que chez l’adulte. Ces divergences disparaissent rapidement avec l’àge [von Bibra,
Unters. iiber clas Geliirn , Mannheim, 185*4.
Jahresb. Chem., 1853, p. CIO; 1854, p. 695].
Pour Schlossherger, la différence de composition de la substance blanche et grise n’existerait pas chez l’embryon ; les deux substances posséderaient la même teneur en principes solubles dans l’éther [Erster Vsrsuch einer allgem. u. vergl. Thierchemie ].
On ne sait î ien ou presque rien sur la localisation des principes immédiats qu’accusent les analyses dans les éléments nerveux. 11 semblerait, d’après Kolliker, que le cylindre-axe est formé par une matière albuminoïde analogue à la myosine ; il se gonfle dans l’acide acétique, mais ne s’y dissout que lentement à l’ébullition. La nuclèine se trouve surtout dans la substance grise [Jaksch, Arch. fur Physiol., t. XIII, p. 469] ; la névrokératine est abondante dans les gaines des fibres nerveuses et dans la substance grise (Kühuc).
Les matières solubles dans l’éther (cérébrine, cholestérine, lécithine, etc.) se trouvent surtout dans la myéline; celle-ci contient en outre une matière albuminoïde. La gaine de Schwann est formée d’une matière élastique, ne donnant pas do gélatine par la coction, insoluble dans l’acide acétique; cette matière se rapproche de l’élastine. mais elle se dissout un peu plus facilement dans la potasse que celle-ci.
MOELLE ÉPINIÈHE ET NERFS. — Ils offrent la même composition qualitative que la masse encéphalique,, mais au point de vue quantitatif on constate des différences notables entre la substance cérébrale et la moelle d’une part, la moelle et les nerfs d’autre part ; les diverses portions de la moelle diffèrent elles-mêmes. Ces divergences s’expliquent aisément si l’on a égard à la constitutionhistologique de ces parties ; l’élément blanc dominant de beaucoup dans la moelle, celle-ci doit être plus pauvre en eau, et, par contre, plus riche en principes solubles dans l’éther que la substance de l’encéphale prise dans son ensemble.
C’est ce qui ressort des chiffres suivants, dus à von Bibra.
Quantités de matières solubles dans l’éther, rapportées à 100 p. de substance fraîche (non desséchée) :
CÉRÉBRINE.